Église Sainte-Anne d'Oud-Heverlee

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Église Sainte-Anne
d'Oud-Heverlee
Image illustrative de l’article Église Sainte-Anne d'Oud-Heverlee
Présentation
Culte catholique
Type église
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux 1823
Style dominant roman et classique
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Province Drapeau du Brabant flamand Province du Brabant flamand
Ville Oud-Heverlee
Coordonnées 50° 50′ 18″ nord, 4° 39′ 45″ est

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Église Sainte-Anne d'Oud-Heverlee

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(Voir situation sur carte : Brabant flamand)
Église Sainte-Anne d'Oud-Heverlee

L'église Sainte-Anne est une église de style roman et classique située sur le territoire de la commune belge d'Oud-Heverlee, dans la province du Brabant flamand.

Historique[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Anne d'Oud-Heverlee a été édifiée au XIe siècle et modifiée aux XVIIIe et XIXe siècles[1],[2].

De l'église romane du XIe siècle ne subsiste que la tour. L'église était initialement orientée dans l'autre sens[2], l'abside étant alors orientée vers l'est et située à l'emplacement du portail actuel. La tour surmontait à l'époque la travée de chœur[2].

En 1758, la nef romane est remplacée par une nouvelle nef de style classique flanquée de deux collatéraux[2].

En 1823, l'ancien chœur, situé à l'est, est détruit et remplacé par un nouveau chœur dirigé vers l'ouest[2],[3].

Classement[modifier | modifier le code]

La tour romane est classée comme monument historique depuis le 25 mars 1938[4] et figure à l'inventaire du patrimoine immobilier de la Région flamande sous la référence 42665[2].

Architecture[modifier | modifier le code]

Architecture extérieure[modifier | modifier le code]

La tour[modifier | modifier le code]

La tour romane surmontait jadis la travée de chœur, à l'époque où le chœur se trouvait à l'est, mais elle est maintenant intégrée à la façade avant[2].

Édifiée en moellons de grès assemblés en appareil irrégulier, elle est percée au rez-de-chaussée d'un portail d'esprit baroque de la première moitié du XVIIIe siècle[2]. Ce portail en pierre bleue est composé de deux piédroits dont les impostes en saillie portent un arc en plein cintre frappé de deux claveaux et d'une clé passante, sous un larmier également fait de pierre bleue.

Le portail est surmonté d'une fenêtre à arc surbaissé au-dessus de laquelle on aperçoit les traces de l'arcade de l'ancien chœur roman[2].

Plus haut, la tour est percée de deux meurtrières superposées.

Le dernier niveau, fait de moellons plus foncés en grès ferrugineux, est percé sur chaque face de baies campanaires cintrées géminées et agrémenté de grandes ancres de façade en forme de Y.

La tour est coiffée d'une flèche pyramidale à couverture d'ardoises.

La nef et le chevet[modifier | modifier le code]

La nef et les collatéraux de style classique (1758) sont réunis sous une même toiture[2].

Les collatéraux présentent chacun trois façades, séparées par de beaux chaînages d'angle en grès, tranchant nettement sur la brique rouge : deux petites façades aveugles, à l'est et à l'ouest, ainsi qu'une grande façade méridionale percée de quatre grandes fenêtres de style classique dont l'encadrement de grès est constitué de piédroits harpés supportant un linteau bombé.

Les collatéraux semblent avoir été prolongés ultérieurement pour enserre la tour[2], comme le montre le positionnement des chaînages à l'est des collatéraux, qui ne sont pas sur l'angle mais entre les collatéraux et la tour.

Le haut chevet de style classique, édifié à l'ouest (contrairement à la tradition qui veut que le chœur soit « orienté », c'est-à-dire dirigé vers l'est) par le curé J. Van Den Bruel en 1823, est percé de chaque côté de deux hautes fenêtres aux piédroits harpés, dont l'encadrement est fait de pierre bleue[2] et non de grès comme les fenêtres des collatéraux.

Architecture intérieure[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacqueline Leclercq-Marx, L'art roman en Belgique, éditions J.-M. Collet, Braine-l'Alleud, p.72 et 74
  2. a b c d e f g h i j k et l (nl) Inventaire du patrimoine immobilier de la Région flamande
  3. Panneau explicatif apposé sur la façade de l'église
  4. (nl) Arrêté de classement sur le site de l'inventaire du patrimoine immobilier de la Région flamande