Jens Weidmann

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Jens Weidmann, en 2012.

Jens Weidmann, né le à Solingen, est un économiste allemand, président de la Deutsche Bundesbank depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Après l'obtention de son baccalauréat en 1987, Jens Weidmann part étudier l'économie en France à l'université d'Aix-en-Provence, puis à Paris, et finit ses études supérieures à l'université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn. Il effectue ses stages de fin d'études à la banque de France sous la direction de Jérôme Henry, et puis à la Banque centrale du Rwanda. En 1997, il décroche son doctorat en sciences économiques à l'université de Bonn[1].

De 1997 à 1999, Jens Weidmann travaille 2 ans au FMI. De 1999 à 2003, il est secrétaire général du Conseil allemand des experts économiques. Il rejoint finalement la Bundesbank en 2003 au poste de directeur du département d'analyse de la politique monétaire[1],[2],[3].

En février 2006, Jens Weidmann est nommé chef de la section IV (politique économique et financière) à la Chancellerie fédérale par Angela Merkel. À ce titre, il a été le négociateur en chef de son pays pour les deux sommets du G8 et du G20, en 2007[4],[2]. Il a également manœuvré dans le sauvetage d'Opel, la recapitalisation d'EADS, la recapitalisation de la Grèce[3]. Dans l'épisode EADS, il s'est opposé au rachat de la division automobile par l'État allemand, préférant la solution d'un consortium de banques et entreprises privées. Il intervient également dans le sauvetage des banques allemandes en 2008 qui a mené à une quasi-nationalisation d'Hypo Real Estate et de la Commerzbank[2].

En février 2011, Angela Merkel nomme Jens Weidmann à la tête de la Bundesbank, succédant ainsi à Axel Weber, et le retirant de facto de la course pour la présidence de la Banque centrale européenne[5],[6].

En 2015, l'entrée de la Lituanie dans l'Union européenne fait perdre à Jens Weidmann son droit de voter à quelques réunions de la Banque centrale européenne[7].

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Jens Weidmann et Stuart Popham au Chatham House

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « CV de Dr Jens Weidmann », sur Bundesbank.de (consulté le 2 août 2016)
  2. a, b et c Émile Lévêque, « Qui est le nouvel homme fort de la Bundesbank? », sur Lexpress.Fr, (consulté le 2 août 2016)
  3. a et b Sabine Syfuss-Arnaud, « Qui est Jens Weidmann, l'Allemand qui s'oppose à Draghi au sein de la BCE ? », sur Challenges.fr, (consulté le 1er août 2016)
  4. « Jens Weidmann à la tête de la Bundesbank », sur Lesoir.be (consulté le 1er août 2016)
  5. Patrick Saint-Paul, « L'Allemagne renonce à la présidence de la BCE », sur Lefigaro.fr, (consulté le 1er août 2016)
  6. « Jens Weidmann, conseiller d'Angela Merkel, va présider la Bundesbank », sur Lemonde.fr (consulté le 1er août 2016)
  7. Jean-Pierre Robin, « Révolution à la BCE : la Bundesbank ne votera plus à tous les coups », sur Lefigaro.fr, (consulté le 2 août 2016)
  8. Jean-Pierre Robin, « Le patron de la Bundesbank fait la leçon à la France », sur Lefigaro.fr, (consulté le 2 août 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]