Avant le déluge (film, 1954)

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Avant le déluge
Description de cette image, également commentée ci-après
Une scène du film, de gauche à droite :
Jacques Fayet, Clément Thierry, Jacques Chabassol et Marina Vlady.

Titre original Avant le déluge
Réalisation André Cayatte
Scénario André Cayatte
Charles Spaak
Acteurs principaux
Sociétés de production UGC
Documento Film
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Drame
Durée 138 min
Sortie 1954

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Avant le déluge est un film franco-italien réalisé par André Cayatte et sorti en 1954.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au début des années 1950, la guerre de Corée implique la France en tant qu'adhérente à l'ONU. Cinq jeunes gens suivent le mouvement de panique générale, dû au risque de guerre nucléaire (thème inspirant le titre du film), et projettent d'aller se réfugier sur une île perdue de l'océan Pacifique. Pour se procurer l'argent nécessaire à leur voyage, à l'insu de leurs parents, Daniel Epstein, Jean Arnaud, Philippe Boussard, Richard Dutoit et Liliane Noblet commettent un cambriolage qui tourne mal : Jean tue accidentellement le veilleur de nuit…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

  • Période de prises de vue : 26 juin au 2 octobre 1953[1],[3].
  • Intérieurs : studios de Billancourt[1],[3] (Hauts-de-Seine).
  • Extérieurs : Paris et région parisienne[1].
  • Marina Vlady[3] : « André Cayatte m'avait fait parvenir le scénario d’Avant le déluge, drame traitant de la peur de la guerre nucléaire. […] Je ne mis pas longtemps à me décider. […] L'immense succès d’Avant le déluge allait me donner raison. […] C'est la première fois que j'assume la responsabilité d'un grand rôle en français[Note 3]. Une fois sur le plateau et forte de mon expérience, j'estime que la liberté acquise devant la caméra en Italie va de soi et que le réalisateur, un monsieur à tête d'aigle et à la voix rocailleuse, va succomber d'emblée au charme de la star que je me sens devenue… Dès les premières heures de travail, je me retrouve débutante, balbutiante, tremblante et transpirante, engueulée vertement par l'ingénieur du son qui fabrique dare-dare une badine pour me frapper dessus, car il ne m'entend pas ! Écrasée par les regards furibards d'un Cayatte qui s'arrache les cheveux de m'avoir engagée, entourée de jeunes acteurs, tous débutants, aussi pétrifiés que moi, incapables de se reprendre, nous ressemblons à une bande de moineaux terrifiés et pantelants. […] Le calvaire dure toute une semaine, le temps de filmer toute la séquence du procès auquel assistent séparément, de part et d'autre du tribunal, les jeunes et leurs parents. […] Nous endurons notre épreuve devant la crème des acteurs français assis, en face de nous, tout au long de ces terribles journées. […] Je crois que Cayatte avait manigancé ce plan de travail pour obtenir le maximum de tension chez ses jeunes interprètes. Il y avait réussi et même bien au-delà. […] Quelques mois plus tard, je gravis pour la première fois les marches du palais des Festivals, à Cannes. Nous y reçûmes le prix de la critique. Mais je ne fus pas autorisée à assister à la projection : le film, jugé trop noir, était interdit… aux moins de 16 ans ! […] Mes débuts français étaient d'autant plus réussis que le film lui-même reçut un accueil public enthousiaste. […] Je fus consacrée « meilleure jeune actrice » de l'année. […] Je reçus le prix Suzanne-Bianchetti. »
  • La voix de l'acteur Lucien Raimbourg a été doublée[réf. souhaitée].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nomination[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Visa qui a remplacé celui d'origine (no 290), classant le film avec mention : « film interdit aux -16 ans ».
  2. Créditée « Line Noro de la Comédie-Française ».
  3. Jusque-là, Marina Vlady a essentiellement tenu des premiers rôles dans des films italiens, comme dans le précédent, Marco la bagarre (Musoduro) de Giuseppe Bennati (1953).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g .Ciné-Ressources (Cinémathèque française).
  2. a et b Unifrance".
  3. a b et c Source : pages 31 à 34 des mémoires de Marina Vlady, 24 images/seconde, Paris, Fayard, coll. « Documents », , 374 p. (ISBN 9782213623580, présentation en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]