Verdict (film)

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Verdict
Réalisation André Cayatte
Scénario André Cayatte
Paul Andréota
Pierre Dumayet
Henri Coupon
Acteurs principaux
Sociétés de production PECF, Concordia Films (Paris)
Compania Cinematografica Mondiale, Champion Films (Rome)
Pays d’origine Drapeau de la France France, Drapeau de l'Italie Italie
Genre Drame
Durée 95 minutes
Sortie 1974

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Verdict est un film français réalisé par André Cayatte, sorti en 1974.

Synopsis[modifier | modifier le code]

André Léoni, dont le père était un truand notoire, a véritablement été « couvé » par sa mère depuis sa plus tendre enfance. Pourtant André se retrouve un jour en cour d'assises, accusé d'un crime odieux : il aurait violé et tué une jeune fille, Annie Chartier, la fille d'un professeur lyonnais. Malgré les graves présomptions qui semblent l'accuser d'être l'auteur de ce crime, André persiste à nier devant les jurés. Face à cet homme qui se prétend innocent, le président Leguen qui préside sa dernière affaire en cours d'assises avant de prendre sa retraite. Leguen s'acharne sur le jeune homme persuadé qu'André Léoni ment et que le milieu dans lequel il a grandi est responsable de son destin criminel. La mère d'André, Térésa, va tout tenter pour sauver son fils.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film pose le débat sur la procédure de délibération d'un jury de Cour d'assises en France, et du principe d'intime conviction. Il pointe tout particulièrement l'article 353 du Code de procédure pénale, affiché en salle de délibération, et dont le président se doit de donner lecture au jury[1]: « La loi ne demande pas compte aux juges des moyens par lesquels ils se sont convaincus, elle ne leur prescrit pas de règles desquelles ils doivent faire particulièrement dépendre la plénitude et la suffisance d'une preuve ; elle leur prescrit de s'interroger eux-mêmes dans le silence et le recueillement et de chercher, dans la sincérité de leur conscience, quelle impression ont faite, sur leur raison, les preuves rapportées contre l'accusé, et les moyens de sa défense. La loi ne leur fait que cette seule question, qui renferme toute la mesure de leurs devoirs : " Avez-vous une intime conviction ? ". »

Le film "Verdict" montre par la caricature l'absurdité de l'article 353. Au début du procès le président de la cour d'assises Jean Gabin se montre partial et hostile à un jeune accusé. Mais dès lors que sa femme est enlevée par la mère de l'accusé, veuve d'un gangster, qui exerce un chantage sur lui, il devient impartial, ce qui scandalise les bien-pensants. Malgré l'absence de preuves les jurés veulent condamner le jeune homme pour viol et assassinat, mais il suffit que le président Jean Gabin leur rappelle qu'au début du procès il a été partial et les a influencés pour que les jurés changent d' "intime conviction". Quant il lit à la fin du procès les votes du jury pour l'innocence et l'acquittement, les bien-pensants vocifèrent: ils auraient préféré qu'on condamne un innocent, plutôt qu'on libère un coupable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Legifrance.fr Énoncé exact de l'article en date du 4 août 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]