Autonomie d'un véhicule automobile

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L'autonomie d'un véhicule permet de déterminer si un véhicule est apte ou non à circuler de façon autonome sur les routes d'une ville. Il est défini par différents critères établis par des organismes internationaux tels que la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) et l'Organisation internationale des constructeurs automobiles (OICA).

Contexte[modifier | modifier le code]

Code de la route et signalisation routière[modifier | modifier le code]

Le code de la route est un ensemble de règles de conduite et de circulation qui régit le déplacement de véhicule avec ou sans moteur, de piétons ou animaux.

Ce code a été décrété le [1] par la république française et a subi divers modifications.

Signalisation routière[modifier | modifier le code]

La signalisation routière est un ensemble de signes implantés sur les routes afin d’informer, de prévenir et de guider les personnes circulants sur les routes. Ils existent deux grandes catégories de signalisation routière: la signalisation verticale qui comprends l’ensemble des panneaux et des feux tricolores et la signalisation horizontale qui comprends toutes les marques au sol.[2]

Autorisation et législation[modifier | modifier le code]

Les autorisations de circulation et les législations sont définis par la convention de Vienne de 1968 sur la circulation routière. Elle a subi une évolution en 2016 à la suite du développement des voitures autonomes par l’UNECE[3] qui permet désormais d’autoriser les véhicules de niveaux en dessous de 3 de circuler librement. Cette convention impose également la présence d’un conducteur et la possibilité pour lui d’avoir le contrôle sur son véhicule et d’en rester maître.

Plusieurs tests sur routes sont déjà en cours et des pays prévoient de modifier leur loi. On peut citer par exemple l’Allemagne[4]

Classification[modifier | modifier le code]

Afin de pouvoir classifier les niveaux d’autonomies des logiciels embarqués pour la conduite autonome, deux classements ont été mis en place, un pour le système Américain imaginé par l’agence fédérale américaine NHTSA et un autre pour l’Europe par l’OICA. Chacun comportent un nombre de niveaux spécifique.

Classification NHTSA[modifier | modifier le code]

La classification NHTSA(National Highway Traffic Safety Administration) comporte 5 niveaux[5] allant de 0 à 4. Les 3 premiers niveaux d’autonomie ne peuvent pas rendre responsable le véhicule sur d'éventuels incidents, il ne s’agit simplement que d’aides à la conduite.

Niveau 0[modifier | modifier le code]

A ce niveau tout est manuel, le véhicule ne propose aucune autonomie vis à vis du conducteur. Il dispose simplement de mécanismes d’avertissement pour l’aider dans sa conduite et ses manœuvres tel que le radar de recul, voyants lumineux etc. Le logiciel embarqué agit donc simplement comme un assistant

Niveau 1[modifier | modifier le code]

Dans ce niveau, une fonction primaire du véhicule peut être pris en charge par le conducteur mais pas entièrement. La voiture ne peut prendre en charge qu’une seule dimension du guidage, longitudinale ou transversale. Le conducteur peut donc confier l’un ou l’autre au véhicule qui le gérera tout seul. Cependant le conducteur reste à tout moment responsable des manœuvres sur lesquels il peut reprendre la main totale sur la conduite à tout instant.

Des exemples d’assistance de niveau 1 :

  • Le régulateur adaptatif.
  • Lane départure warning : si le véhicule franchit la ligne blanche, un signal sonore retentit.

Niveau 2[modifier | modifier le code]

A ce niveau le véhicule peut se mouvoir en autonomie dans les deux dimensions de conduite et le conducteur prend le rôle de surveillant. Il reste toujours responsable des manœuvres aussi automatisé qu'elles soient et peut intervenir à tout moment pour interrompre une manœuvre risquée.

Un exemple d’assistance de niveau 2 :

  • L’assistance au stationnement

Niveau 3[modifier | modifier le code]

Ce niveau est un cran au dessus du niveau précédent car il permet temporairement aux conducteur de déléguer la conduite et baisser son niveau de vigilance et effectuer d’autres tâches. Le véhicule peut toujours gérer la conduite sur les 2 dimensions de guidage. Cependant le conducteur doit s’assurer que les conditions nécessaires à cette autonomie soient présentes, dans le cas échéant il devra reprendre le contrôle.

Un exemple d’assistance de niveau 3 :

  • Conduite basse-vitesse dans les embouteillages

Dans ce cas si les véhicules sont trop éloignés jusqu’à ne plus former un embouteillage, le conducteur devra reprendre la main.

Niveau 4[modifier | modifier le code]

A ce stade, l’autonomie du véhicule est quasi-totale. Il peut prendre l’ensemble des fonctionnalités de conduite sous sa charge et ne requiert pas la supervision du conducteur. Le véhicule est le seul responsable durant ces manœuvres sans surveillance.

Un exemple du Niveau 4 :

  • le Valet-Parking qui permet aux véhicules de se diriger vers un point, cependant le conducteur reste celui en charge d’activer ou non cette fonctionnalité

Classification OICA[modifier | modifier le code]

L'Organisation internationale des constructeurs automobiles comporte 6 niveaux[6], soit 1 niveau de plus que le NHTSA, elle divise le niveau américain 3 en 2 niveaux, 3 et 4. Les niveaux 0, 1 et 2 sont identiques à la classification de NHTSA montrée précédemment.

Niveau 3[modifier | modifier le code]

A ce niveau, le conducteur peut déléguer la conduite dans des situations précises. totalement la conduite dans des situations prédéfinies.

Le conducteur pourra donc faire d’autres tâche pendant qu’il est coincé dans les bouchons.

Cependant si le véhicule indique son incapacité à gérer la situation, le conducteur devra être prêt à reprendre la conduite

Un exemple assistance niveau 3 :

  • La fonction “embouteillage” du XC90 Volvo qui se place dans cette catégorie.

Niveau 4[modifier | modifier le code]

Dans un contexte limité, et une situation pré-définie, la voiture est capable de se déplacer sans son propriétaire. On peut prendre l’exemple d’une voiture capable d’aller se garer d’un parking. Elle pourra également revenir chercher son conducteur le moment venu.

Niveau 5[modifier | modifier le code]

La voiture n'a plus besoin d'homme pour se déplacer et devient donc un taxi sans humain ... L'Homme communique donc avec elle mais ne prend plus les commandes, ce niveau n'est pas répertorié dans le système de classement américain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Code de la route. Décret du 27 mai 1921 concernant la réglementation de l'usage des voies ouvertes à la circulation publique. Texte officiel et complet, Etienne Chiron, éditeur, 40, rue de Seine, (lire en ligne)
  2. « La signalisation routière » [PDF], sur cf-aipcr.org
  3. « UNECE paves the way for automated driving by updating UN international convention », sur unece.org (consulté le 18 décembre 2017)
  4. (en) « Germany adopts self-driving vehicles law », sur reuters.com, Reuters, fri may 12 11:18:15 utc 2017 (consulté le 18 décembre 2017)
  5. « Véhicule autonome : on distingue 5 niveaux d’autonomie | Visites médicales du permis de conduire », sur visite-medicale-permis-conduire.org (consulté le 3 décembre 2017)
  6. « Voiture autonome : Les 6 niveaux | Les voitures électriques », Les voitures électriques (consulté le 18 décembre 2017)