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Signalisation routière

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La signalisation routière désigne l’ensemble des signaux conventionnels implantés sur le domaine routier et destinés à assurer la sécurité des usagers de la route, soit en les informant des dangers et des prescriptions relatifs à la circulation ainsi que des éléments utiles à la prise de décisions, soit en leur indiquant les repères et équipements utiles à leurs déplacements. Elle comprend deux grands ensembles : la signalisation routière verticale, qui comprend les panneaux, les balises, les feux de signalisations (type gyrophare), les bornes et les feux tricolores et la signalisation routière horizontale, constituée des marquages au sol et des plots.

Exemple d'un panneau autoroutier en Suisse (Lugano).
Signalisation directionnelle autoroutière en France.
Signalisation routière horizontale, marquages zebracross.

Antiquité - Moyen Âge

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Bornes romaines, premiers équipements

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Les bornes romaines ou bornes milliaires (du latin milliarum), bien que cela n'ait probablement pas été leur première fonction, peuvent être considérées comme les premiers équipements destinés à renseigner les usagers des voies carrossées et donc comme les premiers équipements de signalisation routière.

Elles étaient élevées non pas de mille en mille mais simplement pour rappeler les travaux d’entretien des voies romaines, ordonnés par l’Empereur ou placé sous son autorité. Elles portaient une inscription mentionnant le nom du magistrat, ou de l'empereur ayant fait réparer la route, ainsi que la date. Les bornes indiquaient en plus les distances à parcourir pour atteindre les villes les plus proches. Ces distances étaient portées selon des mesures variées : milles romains (environ tous les 1 460 mètres), lieues gauloises, ou leurs subdivisions.

Bien que se rapprochant des panneaux routiers, il est toutefois peu probable que ce soit leur rôle premier, leur répartition ne correspondant pas nécessairement à cette fonction. Le rôle exact des bornes milliaires a fait l'objet de discussion. Elles assuraient incontestablement un rôle de représentation du pouvoir, dont elles manifestaient l'action.

Les coquilles du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

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Les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle avaient pour coutume de rapporter puis de se voir remettre comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens, qu'ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d'où le nom de coquilles Saint-Jacques donné par la suite à ces mollusques. La coquille Saint-Jacques était le signe à l'issue du voyage que c'était un homme nouveau qui rentrait au pays. La coquille fut même gravée dans la pierre sur les frontons ou les chapiteaux des églises qui servaient d'étape aux pèlerins[1].

Renaissance - Époque moderne

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XVIe siècle : les bornes royales

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En France, sous Louis XV, à partir de 1745, de hautes bornes de pierre ornées d'une fleur de lys en bas-relief sont mises en place sur les routes royales. Elles sont implantées toutes les mille toises, soit une demi-lieue (lieue de Paris) ou environ 2 km. Beaucoup de ces bornes ont survécu jusqu'à nos jours. Les fleurs de lys ont été fréquemment martelées à la Révolution, quelquefois même remplacées par des symboles républicains comme le bonnet phrygien. Elles portent toujours un numéro d'ordre à partir de leur point d'origine.

Premiers poteaux indicateurs

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Fingerpost, panneau indicateur anglais.

C’est en Grande-Bretagne qu’apparaissent les premiers poteaux indicateurs, sous la forme de « fingerposts ». Il s’agit de poteaux équipés de un ou plusieurs bras sur lesquels figurent les noms des directions à suivre. Ils ont été introduits dans la législation britannique en 1697 avec une loi qui autorise les magistrats à placer des poteaux indicateurs à l’intersection des routes. Toutefois, le plus vieux fingerpost encore existant date de 1669. Il est situé près de Chipping Campden, dans le Gloucestershire. Il indique les directions de Oxford, Warwick, Gloucester and Worcester (abréviation de 'Gloster' et de 'Woster'). Le code des routes de 1766 impose les fingerposts sur les routes à péage[2][réf. incomplète].

En Allemagne, une loi de 1704 décrit des poteaux indicateurs en forme de bras, similaires aux fingerposts anglais.

Des poteaux indicateurs étaient assurément utilisés dans les autres pays dès le XVIIIe siècle, mais ils ne furent légalisés que beaucoup plus tard. Ainsi en France, le premier document ancien donnant un descriptif de ces poteaux date du , il s’agit d’une circulaire fixant les dimensions des poteaux indicateurs.

Premiers feux de signalisation : bras sémaphoriques et lampes à gaz (1868)

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Un sémaphore routier à Westminster (Londres) (1869).

Les premiers feux de signalisation en Grande-Bretagne (et même dans le monde) ont été installés devant le Parlement britannique le 10 décembre 1868. Ils utilisaient la technologie de signalisation ferroviaire de l'époque : des bras sémaphoriques pour la journée et des lampes à gaz vertes ou rouges pour la nuit. Mais un dispositif explose en 1896, blessant le policier qui l'actionnait[3],[4].

Années 1900-1910

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Premiers panneaux de signalisation à symboles (1902 - 1909)

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Avec l’apparition de l’automobile, apparaissent dès 1900 des panneaux de prescription communs aux automobilistes et aux cyclistes avec les textes « Allure modérée » ou « Ralentir » en France ou « Kraftwagen schritt » (« Roulez au pas ») ou « Kraftwagen Vorsicht » (« attention danger ») en Allemagne. De nombreuses initiatives voient alors le jour, grâce notamment à l'action de certaines associations, des touring-clubs, ainsi que des fabricants de pneumatiques Michelin et Dunlop. Les premiers signaux de routes à symboles modernes sont créés en France en 1902 par l’Association générale automobile, association fondée en 1895. En haut du panneau figurait le créateur du signal, et en bas à gauche, celui du partenaire financier nommé par la phrase « Don de … »[5],[6]

La première tentative d'unification internationale eut lieu à l’occasion de la conférence diplomatique internationale de Genève du . Quatre signaux d’obstacles sous la forme de plaques rondes, pour les distinguer des plaques rectangulaires de direction, font l’objet d’un consensus : un cassis à double bosse, une succession de virages en Z, un passage à niveau avec barrière et un croisement en X.

Premiers feux de signalisation électrique (États-Unis : 1914, France : 1923, Grande-Bretagne : 1926)

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Les premiers feux de signalisation électriques « stop-go » sont installés en août 1914 à Cleveland, dans l'Ohio, et les premiers feux tricolores à Détroit en 1919. En 1922, les premiers feux de signalisation synchronisés électriquement sont installés à Houston[3]. En France, le premier feu rouge est inauguré à Paris le 5 mai 1923. Le Petit Parisien parle d'un « gros phare automobile où sur un verre dépoli se détache le mot Halte! en lettres rouges ». Cette description nous renseigne sur un point historique important : étant donné que l'association du rouge et de l'arrêt n'est pas encore intériorisée comme un réflexe par tous les automobilistes, il fallait que la couleur soit complétée par un mot signifiant l'arrêt. La date du premier feu rouge tricolore en France n'est par contre pas précisée[7]. En Grande-Bretagne, les feux de signalisation tricolores à commande manuelle sont utilisés pour la première fois à Piccadilly, Londres, en 1926, tandis que les feux de signalisation automatiques font leur première apparition à titre expérimental à Princes Square, Wolverhampton, en novembre 1927. Ils deviennent permanents à partir de 1930[3].

Années 1920

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Au début des années 1920, des représentants du Wisconsin, du Minnesota et de l'Indiana proposent une première uniformisation des panneaux et des marquages routiers. En 1924, la première conférence nationale sur la sécurité routière (NCSHS) améliore les efforts précédents et propose de normaliser les couleurs des dispositifs de contrôle de la circulation. L'Association américaine des responsables des autoroutes d'État (AASHO, aujourd'hui AASHTO) pousse les efforts antérieurs d'harmonisation un peu plus loin en publiant un rapport qui sert de base au premier guide publié en 1927, intitulé « Manuel et spécifications pour la fabrication, l'affichage et l'installation des panneaux et balises routiers standard américains ». Cependant, ce manuel ne traite que de l'utilisation et de la conception des panneaux sur les routes rurales[8],[9].

Années 1930 : début d'harmonisation de la signalisation

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États-Unis : naissance du MUTCD (1935)

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À la suite d'une enquête nationale sur les dispositifs de contrôle de la circulation existants, le NCSHS publie en 1930 le « Manual on Street Traffic Signs, Signals, and Markings » (Manuel sur les panneaux, feux et marquages routiers) afin de traiter des dispositifs de contrôle de la circulation urbaine. Ce manuel correspondait au manuel rural de l'AASHO, à l'exception du fait qu'il traitait également des feux de signalisation, des marquages au sol et des zones de sécurité. En matière de marquage, 13 recommandations sont émises qui concernent les quatre domaines suivants : les lignes sur la chaussée, les couleurs des marques, les mots sur la chaussée ou les bordures et les hachures ou carreaux en damier sur les obstacles[10],[11],[12].

Pour éviter la confusion entre les deux manuels (rural et urbain), l'AASHO et le NCSHS forment le premier comité mixte sur les dispositifs uniformes de contrôle de la circulation qui aboutit à la publication en 1935 de la 1re édition du Manual on Uniform Traffic Control Devices (MUTCD) qui devient le le seul référentiel national[9]. Il définit, entre autres, certaines marques. Par exemple, les lignes médianes n'étaient obligatoires qu'à l'approche des crêtes de collines offrant une visibilité inférieure à 500 pieds, des virages à rayon court, des virages à visibilité réduite ou des chaussées de plus de 40 pieds de large. Les couleurs acceptables pour les lignes médianes étaient le blanc, le jaune ou le noir, selon celle qui offrait le meilleur contraste[9],[13].

International : convention de 1931

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Du 20 au 24 avril 1926, le comité permanent de la circulation routière à la Société des Nations se réunit à Paris pour étudier les nouvelles règles importantes en matière de signalisation routière. Notamment quatre panneaux de danger créés et utilisés depuis 1909 passent définitivement de la forme du disque à celle du triangle. Mais les discussions ne portent pas sur le marques routières[14]. Et la convention internationale qui en découle et qui est signée le et ratifiée par la France le [15] ne comporte elle-non plus aucune recommandation concernant les marques routières[16].

Années 1940 : contexte de guerre et harmonisation internationale avortée

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États-Unis : 3e édition du MUTCD en 1948

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La Seconde Guerre mondiale a imposé de nombreuses exigences en matière de circulation routière et de contrôle du trafic aux États-Unis. Il est décidé de préparer un manuel de normes d'urgence pour les dispositifs de contrôle de la circulation adaptés aux conditions de guerre existantes et prévisibles. Cette décision était rendue nécessaire par la pénurie de matériaux, qui rendait plus difficile le respect des normes acceptées pour les dispositifs de contrôle de la circulation. En outre, les exigences en matière de contrôle de la circulation pendant les black-out imposaient de nouvelles contraintes à prendre en compte. Le War Emergency Edition—Manual on Uniform Traffic Control Devices for Streets and Highways (Manuel sur les dispositifs uniformes de contrôle de la circulation sur les routes principales et les autoroutes) est publié en novembre 1942. Une déclaration est ajoutée à la section du manuel consacrée au marquage : « Il est très important de distinguer les lignes de voie du marquage de la ligne centrale sur les routes à plusieurs voies. » Tous les marquages routiers nécessaires en cas de coupure d'électricité étaient réfléchissants avec des billes de verre[17]. Cela a marqué le début des marquages rétoréfléchissants sur la chaussée. Les marquages ont également pris la fonction des panneaux qui n'étaient pas visibles pendant les coupures de courant. Les marquages sur la chaussée étaient plus difficiles à voir dans des conditions de coupure de courant ; par conséquent, Une plus grande attention a été accordée aux marquages longitudinaux. Les intersections avec des marquages longitudinaux ont été marquées par des marquages s'étendant sur 5 pieds en amont de la ligne d'arrêt[18].

En 1943 est signée à Washington entre les différents pays de l'Union panaméricaine, ancêtre de l’OEA, la « Convention on the Regulation of Inter-American Automotive Traffic ». Son objet principal est la circulation automobile internationale entre États des Amériques (permis, documents, conditions de circulation…), plus que la signalisation et le marquage, mais aurait pu laisser penser être un premier pas vers une harmonisation internationale complète[19].

La troisième édition du MUTCD est publiée en 1948. Les normes relatives aux lignes médianes et aux marquages des zones d'interdiction de dépassement suscitent tellement de discussions que deux sondages spéciaux auprès des départements des autoroutes des États sont nécessaires pour résoudre la controverse. Cette controverse s'expliquait en partie par le fait que les nouvelles normes annulaient celles qui avaient été adoptées par l'AASHO en 1940. Il est décidé que les marquages blancs doivent être utilisés pour toutes les applications, à l'exception des doubles lignes médianes sur les autoroutes à plusieurs voies et des lignes de délimitation des zones d'interdiction de dépassement, pour lesquelles le jaune est recommandé. Le blanc continue à être autorisé comme alternative au jaune. Des lignes continues sont spécifiées là où le croisement est interdit et des lignes discontinues là où le croisement est autorisé. En outre bien que le manuel de 1935 ait identifié l'avantage d'utiliser des lignes de bordure de chaussée, le manuel de 1948 déconseille cette pratique[20].

International : protocole de 1949, mais persistance de deux systèmes de signalisation

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Une conférence des Nations Unies sur les transports routiers et les transports automobiles se tient à Genève, d'août à septembre 1949. Des délégations de 28 États y sont représentées. La conférence est saisie du projet de convention (préparé par le comitré des transports intérieurs de la Commission économique pour l'Europe) et de la convention de 1943 sur la réglementation de la circulation automobile interaméricaine. Ces discussions aboutissent à la signature d'un protocole relatif à la signalisation routière et, d'autre part au constat d'une impossibilité d'aboutir à un accord sur un système uniforme de signalisation routière qui puisse être accepté par tous les pays intéressés[21]. Les deux systèmes qui s'opposent sont :

  • d'une part le système dit « international » ou « européen », dont une variante modernisée est adoptée dans le protocole de 1949[22] ;
  • d'autre part, le MUTCD du système américain, existant depuis 1924 et dont la 3ème édition a été publiée en 1948.

Les deux systèmes diffèrent quant aux formes et aux couleurs des signaux, mais surtout dans l'emploi d'inscriptions en langue anglaise dans le MUTCD alors que les panneaux du protocole de 1949 se réfèrent presque exclusivement à des symboles. A partir de 1949, les deux systèmes coexistent donc : le premier est d'usage courant en Europe et dans beaucoup de pays et territoires asiatiques ou africains. Le second est en vigueur aux États-Unis et, avec des variante, au Canada, au Mexique, dans certains pays de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud, au Japon, en Indonésie, etc[23].

Années 1950 : harmonisation du marquage en Europe, mais persistance de plusieurs systèmes dans le monde

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Échec de la convention de Johannesbourg pour créer une organisation régionale des transports (1950)

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Une conférence sur les transports en Afrique centrale et australe se tient à Johannesburg, en Afrique du Sud, du 25 octobre au , à laquelle participent des représentants des gouvernements des quatre puissances métropolitaines ayant des territoires d'outre-mer en Afrique subsaharienne : la Belgique, la France, le Portugal et le Royaume-Uni ; l'Union sud-africaine et l'Afrique du Sud-Ouest ; les administrations de la Rhodésie du Sud, de la Rhodésie du Nord, du Nyassaland, du Haut-Commissariat pour l'Afrique orientale (Tanganyika, Ouganda, Kenya), du Congo belge, du Mozambique ; le Haut-Commissariat du Royaume-Uni pour les protectorats du Basutoland, du Bechuanaland et du Swaziland ; et Madagascar. Les États-Unis et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement sont représentés par des observateurs. La conférence ne parvient pas à s'entendre sur la création d'une organisation permanente régionale des transports[24].

Congrès panaméricain sur les autoroutes : moratoire sur la signalisation (1951)

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Le cinquième congrès panaméricain sur les autoroutes, qui se tient tenu à Lima, au Pérou, en octobre 1951, inscrit à son ordre du jour la question d'une convention proposée sur la signalisation routière, mais la commission II du congrès, chargée de la circulation, décide de ne prendre aucune mesure à ce sujet, étant donné que le problème de l'unification de la signalisation routière est à l'étude par un groupe d'experts des Nations Unies[25].

International : Projet de convention de 1953

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Malgré l'échec de 1949, la réflexion sur un système mondial uniforme de signalisation routière n'est pas abandonnée. Un groupe d'experts se réunit une première fois à New-York du 20 novembre au , rassemblant des représentants des États-Unis, de l'Amérique latine, de l'Europe, de l'Afrique du Sud, de l'Inde et du Proche-Orient[26]. Des premiers essais comparatifs sont effectués, mais les investissemets estimés pour la ,mise en place d'un seul et unique système de signalisaion paraissent alors démesurés, compte tenu des chiffres présentés par certains poays. Par exemple le France possède alors un réseau routier d'environ 330 000 km sur lequels sont implantés pas moins de 1 400 000 signaux, d'une valeur avoisinant 11 milliards de francs![26].

Le Groupe d'experts tient deux nouvelles sessions sessions : à Genève, du 13 août au 8 septembre 1951, puis à New York, du 23 juin au [27]. Dans son rapport final, une analyse comparée des deux systèmes est produite. En ce qui concerne le marquage routier, les voies de circulation sont indiquées sur les routes les plus fréquentées dans les régions où cela est financièrement possible. La situation varie d'un pays à l'autre en ce qui concerne le caractère réglementaire et la composition de ces marquages. Il n'existe alors aucune interprétation uniforme à l'échelle mondiale de la signification d'une ligne, qu'elle soit discontinue ou continue[28]. Lee groupe estime qu'il est important que les marquages routiers soient uniformes en termes de conception, d'emplacement et de définition. Il est considéré que, malgré leurs limites, ils constituent un moyen efficace soit de compléter les avertissements ou les réglementations par des panneaux ou des signaux, soit même de transmettre eux-mêmes certains avertissements ou réglementations. Il est noté que l'utilisation des marquages au sol semble être en augmentation dans le monde entier, car ce type de dispositif de contrôle de la circulation contribue à une circulation plus sûre et plus fluide des grands volumes de trafic. Les dispositions détaillées du Manuel à cet égard ont été précisées[29].

Le document produit par le groupe d'experts est dénommé « Projet de convention de 1953 » et apporte quelques modifications au Protocole de 1949 L'article 31 est relatif aux marques longitudinales[30], l'article 32 aux marques transversales[31], l'article 33 aux autres marques (restrictions au stationnement, sens giratoires et marques indiquant la présence d'obstacles matériels sur la chaussée ou aux abords de celle-ci). L'article 34 est relatif aux couleurs et est très succinct puisqu'il est simplement dit que les marques peintes sont de couleur blanche[32].

États-Unis : révision du MUTCD (1954)

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Une révision du MUTCD de 1948 est publiée en septembre 1954. Si la modification la plus importante est sans doute le changement de couleur du panneau « Stop », qui passe du noir sur fond jaune au blanc sur fond rouge[33], une modification concerne les marquages. L'article 126 rend désormais obligatoire la réflectorisation de certains marquages routiers en milieu rural : « Tous les marquages routiers en milieu rural, s'ils sont utilisés la nuit, doivent être réflectorisés. La réflectorisation n'est généralement pas indispensable sur les rues urbaines bien éclairées, mais sur les autres rues, elle est généralement souhaitable pour les marquages qui doivent être visibles la nuit »[34].

Europe : accord relatif aux marques routières (1957)

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Dans les années 1950, le trafic et les déplacements transfrontaliers connaissent une forte croissance en Europe et rendent nécessaire une cohérence entre pays (mêmes conventions d’interprétation des lignes, couleurs, lignes d’arrêt, etc.). Un accord européen relatif aux marques routières est signé en 1957. Le texte est assez court et renvoie explicitement à des recommandations à adopter lors de réunions des Parties, que les États s’efforcent d’appliquer lors de la pose ou du renouvellement[35].

Amérique centrale : nouveau système de signalisation (1957)

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En 1957, les pays d'Amérique centrale approuvent un nouveau système de signalisation basé en grande partie sur le projet de convention de 1953[36].

Années 1960 : Convention de Vienne, le texte de référence internationale, aux côtés du MUTCD

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Canada : publication du MUTCDC (1960)

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En 1960, est publiée au Canada la première édition du Manual of Uniform Traffic Control Devices for Canada (MUTCDC), une adaptation du protocole de 1949. Il ne s'agit pas d'un outil réglementaire ni d'un document normatif que les agences de transport canadiennes doivent suivre. Il offre plutôt des conseils techniques de pointe que les juridictions peuvent prendre en compte lors de l'élaboration de leurs propres lois et règlements, et que les praticiens individuels peuvent prendre en compte lorsqu'ils exercent leur jugement professionnel dans leur contexte local. Il comprenad des panneaux de signalisation routière, des feux de circulation, des marquages au sol et d'autres dispositifs qui communiquent aux piétons, aux cyclistes, aux conducteurs de véhicules motorisés et aux autres usagers de la route les règlements importants, les caractéristiques de la chaussée, les dangers potentiels et les conditions temporaires[37].

États-Unis : 4ème édition du MUTCD (1961)

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Les modifications apportées au MUTCD de 1961 reflétent une Amérique en pleine mutation. Une nouvelle partie traite des opérations de construction et d'entretien. Un nouveau chapitre important traitait des besoins du nouveau réseau autoroutier inter-États, adoptant l'utilisation de lettres blanches sur fond vert pour les panneaux de signalisation, de fond bleu pour les panneaux indiquant les aires de repos et les zones routières, et l'utilisation de lettres majuscules et minuscules pour les noms de destination, comme cela avait été établi précédemment dans un manuel distinct de l'AASHO. Enfin, un nouveau chapitre est consacré à la signalisation de défense civile[9].

Harmonisation panaméricaine (1968)

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En 1960, lors du huitième Congrès panaméricain des routes (Congreso Panamericano de Carreteras - COPACA) réuni à Bogota, en Colombie, il est jugé nécessaire d'établir, par consensus mutuel entre les pays d'Amérique, un ensemble de règles et de principes uniformes pour les dispositifs de contrôle de la circulation. En novembre 1964, la commission technique de la circulation et la deuxième commission du COPACA désignent le Venezuela comme président du sous-comité chargé d'élaborer le manuel interaméricain des dispositifs de contrôle de la circulation routière, dont font également partie l'Argentine, le Brésil, les États-Unis d'Amérique, le Guatemala, le Mexique et le Pérou. Le projet de manuel est approuvé lors de la IVe réunion de la Commission technique de la circulation et de la sécurité à Washington, aux États-Unis, en juillet 1968, et présenté à la Conférence des Nations unies sur la circulation routière et la signalisation routière, qui se tient à Vienne entre novembre et décembre de la même année[38].

International : Convention de Vienne (1968)

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Étant donné que le Protocole de 1949 et le projet de convention de 1953 sont largement utilisés et doivent être mis à jour, les Nations Unies convoquent une conférence sur la circulation routière en octobre 1968 à Vienne, en Autriche, qui aboutit à un projet de convention sur les signaux routiers, appelé « projet de convention de 1968 ». Naturellement, la normalisation des signaux routiers au niveau international doit reposer sur des symboles plutôt que sur des messages écrits. L'absence de barrières linguistiques doit être la condition fondamentale pour les panneaux destinés à la circulation internationale. Par contre, tout exprimer par des symboles compliquerait tout système au-delà d'une simplicité et d'une compréhension raisonnables[39]. Les marquages routiers sont traités de manière très détaillée dans le projet de convention de 1968, ce qui n'est pas habituel pour ce type de document. Le texte ne fait toutefois pas de distinction entre les couleurs pour les différents types de routes et de situations, contrairement au PUTCD américain[40].

Le Vénézuela préside la Convention principale n° 2 sur la signalisation, précisément en reconnaissance de l'élaboration du Manuel interaméricain, qui est finalement accepté comme une alternative au sein de la Convention de Vienne, à l'exception de quelques détails[38].

Années 1970 : harmonisation européenne

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États-Unis : deux nouvelles éditions du MUTCD

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La cinquième édition du MUTCD est publiée en 1971. La couleur orange y est désignée pour la signalisation des chantiers, des marquages jaunes séparent les voies de circulation opposées et les panneaux symboliques sont davantage utilisés. La sixième édition est publiée en 1978. Elle comprend deux nouvelles parties qui traitent des passages à niveau entre les routes et les voies ferrées et du contrôle de la circulation pour les installations destinées aux vélos. De nouvelles illustrations renforçent les normes de signalisation et de marquage routier[9].

Accord européen (1971) complétant la convention de Vienne

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Après l’adoption de la convention de Vienne, qui établit un cadre mondial sur les signaux, panneaux, feux et symboles, les États de la région UNECE ont voulu accroître l’uniformité en Europe et préciser certains points pratiques. Le préambule de la convention approuvée le à Vienne évoque explicitement la volonté d’« établir une plus grande uniformité en Europe » pour les signaux, symboles et marques routières. Le texte est ouvert à signature jusqu’au puis entre en vigueur le [41].

Années 1980-1990 : harmonisations interaméricaine et australienne

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Harmonisation interaméricaine (1987-1991)

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Le Manuel interaméricain est officiellement approuvé par le Congrès panaméricain, réuni à Quito, en Équateur, en novembre 1971, et est publié en espagnol et en anglais. Lors du XIIIe Congrès panaméricain des routes, qui se tient à Caracas du 3 au 7 décembre 1971, il est décidé de le mettre à jour. Un comité ad'hoc est créé, composé de l'Argentine, du Brésil, du Costa Rica, du Chili, du Salvador, du Honduras, du Mexique, de l'Uruguay et du Venezuela. Le Venezuela est de nouveau choisi comme président lors de la réunion extraordinaire du comité directeur permanent (COM/COPACA) à Buenos Aires, en mai 1980. Lors de ce même congrès, le Manuel interaméricain des dispositifs de contrôle des rues et des routes est approuvé avec l'« Accord de Caracas »[38].

En 1987, se tient à Caracas une réunion extraordinaire de la Commission technique des Opérations routières de l'OEA, lors de laquelle le Venezuela présente un document de travail qu'il qualifie de « version préliminaire » de la mise à jour du Manuel. Après consultations, la deuxième édition du Manuel interaméricain est approuvée lors du XVIe Congrès panaméricain des routes qui se tient à Montevideo, du 6 au . Il est important de souligner que la Commission de l'Accord de Carthagène, dans sa résolution 271 sur le « Système routier andin », a convenu que : « Aux fins de la signalisation routière du Système andin, les pays membres adopteront le « Manuel interaméricain des dispositifs de contrôle de la circulation dans les rues et sur les routes » approuvé par l'Organisation des États américains (OEA) »[38].

Système australien (1983-1991)

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La nécessité d'une uniformité nationale en Australie dans la conception et l'utilisation des dispositifs de contrôle de la circulation est reconnue pour la première fois lors de la publication d'un code australien des panneaux de signalisation routière en 1935. En 1954, la COSRA élabore un plan directeur pour un programme national de signalisation routière afin de mettre en place un système de navigation cohérent dans tout le pays. La COSRA change de nom en octobre 1959 pour devenir la National Association of Australia State Road Authorities (NAASRA), qui est rebaptisée elle-même Austroads en 1989 [42]. La décision de réviser et de publier la norme AS 1742 en treize parties distinctes, chacune traitant d'une situation spécifique et étant autonome, est prise en 1983 en consultation avec l'Association nationale des autorités routières australiennes (aujourd'hui Austroads) et le manuel est publié en 1991. Ces normes sont désormais harmonisées avec les pratiques européennes et américaines, grâce à la prise en compte des exigences de la Convention de 1968 sur la signalisation routière[43].

Années 2000-2010 : harmonisation centraméricaine

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Le Système d'intégration centraméricain (SICA) ne se limite pas à des aspects économiques et politiques : il a aussi contribué à l’harmonisation de la signalisation routière entre certains de ses États membres via un manuel commun de signalisation. La première édition du Manual Centroamericano de Dispositivos Uniformes para el Control del Tránsito est publiée en décembre 2000. Ce manuel est une adaptation élargie et actualisée du Manuel du Costa Rica de 1998, qui est est quant à lui une traduction partielle élargie et adaptée de la version 1988 du MUTCD des États-Unis. Cette adaptation tient compte des conditions climatiques, géographiques, socio-économiques, culturelles et opérationnelles du Costa Rica, qui sont similaires à celles des autres pays de l'isthme. Elle tient également compte de la révision de la partie VI du MUTCD publiée en 1993, ainsi que des révisions en cours d'approbation publiées dans le « Federal Registry » jusqu'en 1997. En complément, les recommandations du Manuel interaméricain des dispositifs de contrôle de la circulation routière de 1991 et celles de certains autres pays d'Amérique latine, en particulier le Mexique et le Chili, ont été utilisées. Une autre référence de base utilisée a été le Manuel de signalisation routière de l'ITE, publié en 1997. Certains aspects novateurs ou non couverts par la pratique américaine ou latino-américaine, issus de la convention européenne sur la signalisation, ont également été adaptés. Les pays qui adoptent en 2000 le manuel sont le Guatemala, Honduras, El Salvador, Nicaragua et Costa Rica[44].

En 2014, le manuel est révisé. Panama rejoint alors les cinq premiers pays qui avaient le manuel en 2000[45]. Le chapitre 3 est consacré aux marques routières[46].

Années 2020

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États-Unis : prise en compte des véhicules automatisés dans le MUTCD (2023)

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La 11e édition du MUTCD est publiée le . Elle comporte de nombreuses avancées, notamment des critères améliorés et élargis pour fixer des limites de vitesse appropriées dans différents contextes et environnements, mais surtout elle comporte une partie entièrement nouvelle consacrée aux véhicules automatisés, qui remplace les routes à faible trafic dans la partie 5[9]. Il est précisé que ce chapitre n'oblige pas les agences à utiliser ces dispositions pour s'adapter aux véhicules automatisés sur leurs routes, mais vise à leur fournir des considérations générales et des conseils sur les dispositifs de contrôle du trafic qui peuvent être plus utiles pour l'adaptation de ces véhicules, tout en étant plus avantageux pour les usagers de la route[47].

Typologie selon la nature

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Signalisation verticale

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La signalisation verticale est l’ensemble des signaux conventionnels implantés verticalement sur le domaine routier et destinés à assurer la sécurité des usagers de la route, soit en les informant des dangers et des prescriptions relatifs à la circulation ainsi que des éléments utiles à la prise de décisions, soit en leur indiquant les repères et équipements utiles à leurs déplacements. Elle regroupe ainsi les signalisations par panneaux, par balisage par bornage ou par feux.

Signalisation par panneaux

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Ancienne plaque directionnelle, en fonte, fixée sur le mur d'une maison, à 2,5 m de haut, à une intersection, à Denée.
Panneaux directionnels au grand-duché de Luxembourg.

Placés sur le côté des routes, les panneaux de signalisation routière peuvent avoir plusieurs fonctions :

  • Les panneaux de danger informent les usagers d’éventuels dangers qu’ils peuvent rencontrer et contribuent ainsi à rendre plus sûre la circulation routière.
  • Les panneaux directionnels facilitent cette circulation en indiquant par exemple les directions à suivre.
  • Les panneaux de prescription ou d'obligation indiquent ou rappellent diverses prescriptions particulières de police en vigueur localement.
  • Les panneaux d'indication enfin donnent des informations relatives à l'usage de la route.

On distingue :

  • La signalisation de police : panneaux de danger, prescription absolue, priorité, intersection et indication ;
  • La signalisation directionnelle : panneaux de direction, localisation et tourisme ;
  • Les panneaux à messages variables.

Signalisation par balisage

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Dans le domaine routier, une balise est un dispositif implanté pour guider les usagers ou leur signaler un risque particulier, ponctuel ou linéaire, sur un itinéraire traité de façon homogène. En France, les balises sont codifiées J.

Signalisation par bornage

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Les bornes routières sont destinées à indiquer les distances sur les routes. Elles sont à ce titre des équipements de signalisation.

Signalisation par feux

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Les feux de circulation routière constituent un dispositif permettant la régulation du trafic routier entre les usagers de la route, les véhicules et les piétons.

Les feux destinés aux véhicules à moteurs sont généralement de type tricolores, auxquels peuvent s'ajouter des flèches directionnelles. Ceux destinés aux piétons sont bicolores et se distinguent souvent par la reproduction d'une silhouette de piétons. Les feux tricolores pour cyclistes se distinguent par la reproduction d'une bicyclette.

En Europe, la convention européenne sur la signalisation routière (convention de Vienne sur la signalisation routière) de 1968, à laquelle se sont depuis ralliés de nombreux États, contient des dispositions qui fixent les catégories, formes et couleurs des signaux routiers, dont les signaux lumineux.

Un carrefour à feux tricolores est commandé par un contrôleur de feux, appareil électronique de contrôle/commande.

Les feux sont généralement déclinés à partir de deux couleurs de base : le rouge pour fermer, le vert pour ouvrir. Ces couleurs ont l'avantage d'être très différentes, sauf pour la plupart des daltoniens.

Signalisation horizontale

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La signalisation routière horizontale est l'ensemble des signaux conventionnels implantés horizontalement sur le domaine routier ayant pour rôle de guider l'usager en donnant quatre types d'informations : la répartition des espaces de déplacement, les règles de conduite, le jalonnement et le stationnement.

Elle comprend les marques routières et les plots.

Typologie selon l'usage

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Signalisation permanente

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La signalisation permanente comprend les signaux et dispositifs implantés de façon permanente, destinés à signaler et à renseigner sur les conditions permanentes de circulation, dangers, intersections et priorités, prescriptions, indications et directions ainsi que sur les mesures permanentes d'exploitation du trafic.

Signalisation temporaire

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La signalisation temporaire comprend les signaux et dispositifs implantés de façon temporaire, destinés à signaler et à renseigner sur les conditions temporaires de circulation, obstacles, dangers fortuits, mesures non permanentes d'exploitation du trafic, chantiers fixes, chantiers mobiles.

Signalisation variable

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La signalisation variable comprend les signaux et dispositifs destinés à signaler et à renseigner sur les conditions évolutives de circulation, obstacles, dangers fortuits ainsi que sur les mesures évolutives d'exploitation du trafic.

Signalisation d'exploitation

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La signalisation d'exploitation regroupe la signalisation temporaire et la signalisation variable.

Typologie selon les usagers

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Les différents équipements de signalisation routière peuvent être regroupés selon la catégorie d'usagers.

Signalisation routière

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La signalisation routière regroupe l'ensemble des équipements implantés sur les routes. Par extension, on peut englober aussi la signalisation autoroutière si le terme route est entendu dans un sens global.

On distingue la signalisation permanente qui est implantée à demeure sur le domaine routier et la signalisation temporaire qui indique en général un danger aux usagers et qui a vocation à être enlevée lorsque le danger a été neutralisé.

Signalisation autoroutière

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La signalisation autoroutière regroupe l'ensemble des équipements destinés à être implantés sur autoroute.

Signalisation cycliste

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La signalisation cycliste regroupe l'ensemble des équipements de signalisation s'adressant principalement aux cyclistes. Les panneaux donnant une prescription de police (interdiction, obligation, annonce de danger) sont les mêmes que ceux s'appliquant aux autres catégories d'usagers, mais ont une dimension plus petite, plus adaptée à la vitesse d'avancement des cyclistes. Les panneaux de jalonnement d'un aménagement cyclable sont quant à eux spécifiques.

Signalisation piétonne

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La signalisation piétonne regroupe l'ensemble des équipements de signalisation s'adressant principalement aux piétons. Ils sont implantés sur les chemins ou espaces où la circulation des automobilistes est interdite ou au plus partagée avec une priorité aux piétons comme dans les zones de rencontre.

Notes et références

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  1. Voir par exemple l'église Saint-Jacques de Perros-Guirec.
  2. Voir[Quoi ?].
  3. a b et c (en) « When were the first traffic lights installed? », sur nationalmotormuseum.org.uk (consulté le )
  4. (en) « When were the first traffic lights installed? », sur londonist.com, (consulté le )
  5. Marina Duhamel, Un demi-siècle de signalisation routière en France 1894-1946, AMC Éditions Presses de l’École nationale des Ponts et chaussées, 1994 (ISBN 2-85978-220-6), page 18
  6. cf. Brève histoire de la signalisation routière en France et dans le monde - Jacques Nouvier et Marina Duhamel – sur le site de l’AIPCR
  7. Economic and Social Council and Transport and Commnications Commission, « Comment l'histoire s'écrit-elle sur internet ? », sur radiofrance.fr, (consulté le )
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  12. (en) US Department of Transportation, « Manual on Street Traffic Signs, Signals and Markings », sur rosap.ntl.bts.gov, (consulté le ), p. 34
  13. (en) H. Gene Hawkins, « Evolution of the MTUCD : Early standards for traffic control devices », Institute of Transportation Engineers (ITE) Journal, Washington,‎ , p. 17–23 (lire en ligne), p. 18.
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  18. (en) H. Gene Hawkins, « Evolution of the MTUCD : Early standards for traffic control devices », Institute of Transportation Engineers (ITE) Journal, Washington,‎ , p. 17–23 (lire en ligne), p. 22.
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  21. La signalisation routière en France, de 1946 à nos jours, 1998, p. 51.
  22. Protocole relatif à la signalisation routière (Genève, 1949).
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  47. (en) « 11e édition du MUTCD - chapitre 5 - généralités » [PDF], sur mutcd.fhwa.dot.gov, (consulté le ), p. 759

Bibliographie

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  • Marina Duhamel-Herz, Un demi-siècle de signalisation routière : naissance et évolution du panneau de signalisation routière en France, 1894-1946, Paris, Presses de l’École nationale des Ponts et Chaussées, , 151 p. (ISBN 2-85978-220-6)
  • Marina Duhamel-Herz et Jacques Nouvier, La signalisation routière en France : de 1946 à nos jours, Paris, AMC Éditions, , 302 p. (ISBN 2-913220-01-0)

Cadre conventionnel international

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  • Convention sur la circulation routière (Paris, 1926), , 42 p. (lire en ligne [PDF])
  • Convention sur l’unification de la signalisation routière (Genève, 1931), (lire en ligne [PDF])
  • Convention sur la circulation routière (Genève, 1949), (lire en ligne [PDF])
  • Protocole relatif à la signalisation routière (Genève, 1949), (lire en ligne [PDF])
  • Accord européen complétant la Convention (1949) sur la circulation routière et le Protocole (1949) sur la signalisation (Genève, 1950), (lire en ligne [PDF])
  • Accord sur les signaux de chantiers, modifiant l’accord européen de 1950 (Genève, 1955), (lire en ligne [PDF])
  • Accord européen relatif aux marques routiers (Genève, 1957), (lire en ligne [PDF])
  • Convention sur la circulation routière (Vienne, 1968), (lire en ligne [PDF])
  • Convention sur la signalisation routière (Vienne, 1968), , 219 p. (lire en ligne [PDF])
  • Accord européen complétant la Convention (1968) sur la circulation routière (Genève,1971 ), (lire en ligne [PDF])
  • Accord européen complétant la Convention (1968) sur la signalisation routière (Genève, 1971), (lire en ligne [PDF])
  • Protocole sur les marques routières, additionnel à l’Accord européen complétant la Convention (1968) sur la signalisation (Genève, 1973), (lire en ligne [PDF])
  • Belgique : Centre de recherches routières (Belgique), Code de bonne conduite pour l'exécution des marquages routiers, Bruxelles, , 163 p., pdf
  • États-Unis : (en) Office of Traffic, Safety, and Technology (US), Pavement Marking Field Guide (Guide MnDOT Guide pratique sur le marquage routier), Roseville (Minnesota), , 86 p. (lire en ligne [PDF])
  • France : Institut des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM), Guide de la signalisation horizontale : Éléments de choix et de mise en œuvre des produits de marquage routier, Paris, , 140 p. (lire en ligne [PDF])
  • Europe : Norme NF EN 1871 - Produits de marquage routier - Propriétés physiques, Paris, AFNOR, , 42 p. (lire en ligne Accès payant [PDF])

Liens externes

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Articles connexes

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