Savoir-être

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Savoir-être

Le savoir-être (est un ensemble de qualités personnelles, d'habiletés sociales correspondant à la capacité de produire des actions et des réactions adaptées à l'environnement humain et écologique. Il est nécessaire à l'autonomie, au partage avec les autres et à une vie vie affective riche.

Apprentissage[modifier | modifier le code]

Cette capacité s'acquiert en partie par la connaissance de savoirs comportementaux spécifiques en situation d'acteur social.

Les recherches en éducation relatives au savoir-être ont pour objectif de trouver tous les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir au mieux la maîtrise d'actions et de réactions adaptées à leur organisme et à leur environnement.

Parmi les thématiques du savoir-être, le développement personnel trouve toute sa place mais pas uniquement. D'autres thématiques sont révélatrices d'un savoir être comme les thématiques liées aux thèmes suivants :

Les techniques d'apprentissage dans ce domaine ne sont encore que peu formalisées, c'est-à-dire enseignées en tant que telles, mais tendent à se développer. On trouve notamment de nombreuses méthodes sur ce sujet sur Internet, adaptées à une très large palette de savoir-être ou soft skills.

Complémentarité des savoirs : être et faire[modifier | modifier le code]

Soft skills

On oppose quelquefois le savoir-être au savoir-faire. Ils ne s'opposent pas, mais au contraire s'articulent et se complètent l'un et l'autre avec le troisième sommet du triangle de la compétence avec la connaissance ou le savoir plus théorique et éloigné de la pratique.

Le savoir-faire désigne l'ensemble des compétences opérationnelles liées à l'exercice d'une profession. Or, il n'y a pas de compétence hors du contexte dans lequel elle s'exerce ; et tout mode relationnel au travail est traversé par de l'opérationnel. Cependant, chacun a son champ ; et celui du savoir-être, c'est le relationnel qui accompagne l'exercice du savoir-faire. Si bien qu'il pourrait être défini comme un art de la convivialité avec ses partenaires.

Dans la culture anglo-saxonne, on parle de soft skills par opposition au terme hard skills, le savoir-faire[1].

Erving Goffman, sociologue, montre dans son ouvrage La Mise en scène de la vie quotidienne l'importance du tact. Un groupe humain adopte en général un comportement protecteur par rapport aux conventions sociales, et aux apparences que l'on veut lui faire croire : le tact. La réussite de ces conventions et apparences en dépendent énormément. Ainsi, pour réussir à montrer une apparence, on a souvent besoin d'une zone, interdite aux autres, où l'on se prépare. Ces autres le savent, et souvent, ils ou elles s'interdisent d'aller dans la zone de préparation, ou bien préviennent par un signal quelconque : en frappant à la porte, en envoyant un mot, en toussant. Par exemple, il est convenu que au restaurant on n'écoute pas les conversations d'une table à une autre voisine ; chacun, chacune, par cette convention, croit qu'il y une sorte de cloison entre les tables. Ce n'est que si une personne d'une table fait tomber quelque chose sans s'en rendre compte, que quelqu'un de la table voisine, soudain, fait semblant de découvrir son existence. Il existe alors une étiquette, intuitive, qui règle les rapports accidentels qui s'établissent. -[2].

Liste de compétences[modifier | modifier le code]

La liste des compétences relevant du savoir-être est relativement étendue, mais des auteurs comme Jérôme Hoarau et Julien Bouret ont établi séparément des listes dont les principaux points sont[3]:

Dans son ouvrage intitulé Les Compétences du XXIe siècle paru chez Dunod en 2018[4], le docteur en psychologie Jeremy Lamri évoque quatre compétences clés pour s'adapter au monde moderne : la créativité, l'esprit critique, la communication et la collaboration. Le World Economic Forum utilise ces mêmes 4 compétences pour promouvoir des politiques publiques innovantes en matière d'éducation[5].

Obsolescence des compétences dans le monde professionnel[modifier | modifier le code]

Selon le Ministère du travail, « 50 % des emplois seront transformés dans les dix ans, 10 à 20 % seront créés et autant vont peut-être disparaître »[6]. Selon l'OCDE, une compétence technique a aujourd'hui une durée de vie qui s'échelonne de 12 à 18 mois[7]. Conséquence, 85 % des emplois de 2030 n'existent pas encore[8]. En cause, les nouvelles technologies qui transforment le monde du travail et accélèrent l'adaptation des emplois. Dans ce contexte, les savoir-être (soft skills) s'avèrent être des compétences plus pérennes pour les entreprises que les savoir-faire (hard skills), car[9] :

  • les savoir-être sont des compétences plus stables que les savoir-faire,
  • les savoir-être apportent une agilité indispensable pour s’adapter et rester performant dans un environnement professionnel en perpétuel évolution,
  • les savoir-être renforcent et complètent les savoir-faire car ils créent de la valeur dans la gestion des interfaces et la résolution de situations complexes ou encore dans la conduite du changement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Savoir-faire et savoir-être : faites-valoir vos compétences en entretien de recrutement », sur Emploipublic.fr (consulté le ).
  2. Erving Goffman (trad. Alain Accardo), La présentation de soi, Paris, Les Éditions de Minuit, , 251 p. (ISBN 2-7073-0014-4, BNF 37496128), p. 216, La maitrise des impressions / Les techniques de protectionVoir et modifier les données sur Wikidata
  3. « Soft skills, les 15 compétences douces à maîtriser en entreprise », sur Forbes France, (consulté le ).
  4. « Ouvrage » (consulté le )
  5. (en) « Ten 21st-century skills every student needs », sur weforum.org, (consulté le )
  6. Ministère du Travail, « Réforme de la formation professionnel », sur travail-emploi.gouv.fr, (consulté le )
  7. « "Aujourd’hui une compétence technique a une durée de vie entre 12 et 18 mois" », sur blog-emploi.com, (consulté le )
  8. « 85% des emplois de 2030 n'existent pas encore », sur pole-emploi.fr (consulté le )
  9. « Soft Skills - Définition et exemples concrets », sur talentprogram.fr, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fabrice Mauléon, Julien Bouret et Jérôme Hoarau, Le réflexe soft skills, les compétences des leaders de demain, Ed. Dunod,
  • Brieuc du Roscoät, Romaric Servajean-Hilst, Sébastien Bauvet et Rémi Lallement, Les soft skills pour innover et transformer les organisations, France Stratégie, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]