Aurel (Drôme)

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Aurel
Aurel (Drôme)
Vue sur la butte du village d'Aurel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Le Diois
Intercommunalité Communauté de communes du Crestois et du pays de Saillans
Maire
Mandat
Jean-Christophe Aubert
2014-2020
Code postal 26340
Code commune 26019
Démographie
Gentilé Aurelois, Aureloises
Population
municipale
242 hab. (2016 en augmentation de 0,41 % par rapport à 2011)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 47″ nord, 5° 17′ 58″ est
Altitude Min. 289 m
Max. 1 247 m
Superficie 26,26 km2
Localisation

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Aurel est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Aurélous.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette petite commune se situe dans le Diois, massif des Préalpes du sud au pied du Vercors, à la confluence de la Roanne et de la Drôme.
Le village est perché sur une colline au milieu d'un cirque montagneux. Les principaux sommets alentour sont : La Plaine 1 231 m, la montagne de Gavet 1 163 m, Serre Chauvière 1 262 m.
Une petite partie de la commune est dans le bassin de la Roanne : la rive droite de la basse vallée jusqu’au confluent avec la Drôme, que Félix Grégoire décrivait en 1911, caillouteuse comme une véritable « crau ».

Le plateau de Solaure domine, à l’est, la combe de Vercheny. La commune d’Aurel partage avec celle de Barsac le flanc méridional de cette vaste cuvette taillée dans les roches marno-calcaires et que délimite, au sommet, une corniche de calcaire tithonique. 

Aurel est située à 20 km de Die et à 25 km de Crest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Aurel
Vercheny Barsac
Espenel Aurel Aix-en-Diois
Saint-Benoit-en-Diois Rimon-et-Savel

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau Aurel a sa source au domaine du Petit-Viopis, commune d'Aurel. Il traverse la commune et se jette dans la Drôme. En 1891, il a un cours de 3.5 kilomètres, un largeur moyenne de 25 mètres, une pente de 124 mètres, un débit ordinaire de 0,20 m3, extraordinaire de 150 m3[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1].

  • 1193 : mention du mandement : mandamentum Aurelli (Cart. de Die, 98).
  • 1200 : Castrum de Aurello / Aurel (cartulaire de Die, 59) / Ernest Nègre cite la forme Aurel[2].
  • 1574 : Aureaux (inventaire Morin-Ponce, I, 426).
  • 1576 : Capella bastide Aurellis (Pouillé de Die).
  • 1578 : Lous Oureaulx (archives hosp. de Crest).
  • 1891 : Aurel, commune du canton de Saillans.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Aurel dériverait de la racine latine aura (vent) avec le suffixe -ellum[3], la situation de cet habitat, sur un plateau venteux, aurait généré ce toponyme. Il aurait la même racine que le nom du plateau de Solaure.

Son nom ne peut pas provenir des pépites qu'aurait transportées la Colombe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les Chasséens et les hommes de l’âge des métaux ont laissé leurs traces dans les grottes de Solaure et du Fournet[réf. nécessaire].

Les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Plusieurs villas, en particulier à Saint-Pierre et à Saint-Jean d’où proviennent deux autels dédiés l’un à Mars, l’autre à la déesse Andarta et de nombreux vestiges de riches habitations : plaques de marbres, briques d’hypocauste, pièces de monnaies, etc.[réf. nécessaire].

Une borne milliaire[4].

Un cippe funéraire (transformé en bénitier chrétien)[4].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[1] :

  • Les terres appartiennent à différents seigneurs : notamment les Aurel, les Peloux et les Montclaraux.
  • XIIe siècle et XIIIe siècle : elles passent dans le domaine des évêques de Die jusqu'à la Révolution.

La paroisse :

  • XIe siècle : il y a quatre églises[4].
  • XIIIe siècle : mention du prieuré de l'ordre de Saint-Benoît, filiation de Cluny, dont le titulaire sera décimateur et collateur dans la paroisse d'Aurel[5] :
    • XIIIe siècle : Le priols de Saint-Johan (Cens. de l'év. de Die).
    • 1449 : Prioratus de Aurrelis (Pouillé hist.).
    • 1450 : Sanctus Johannes de Aurellis (Rev. de l'év. de Die).
    • 1576 : Le Prioré des Aureaux (rôle de décimes).
    • XVIe siècle : Prioratus Sancti Johannis de Oreolis (arch. de la Drôme, fonds de l'év. de Die).
    • 1626 : Prioratus Sancti Johannis Doureau (Pouillé gén.).
    • 1670 : Le prioré de Saint Jean d'Aurel (arch. de la Drôme, E 2252).
  • 1609 : l'église de la paroisse est l'église Sainte-Catherine : Ecclesia baptismala sancte Catharine de Aurellis (visites épisc. de Die)[1].
  • XVIe siècle : l'église Sainte-Catherine est remplacée par celle du prieuré[1].

Avant 1790, Aurel était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die, formant une paroisse du diocèse de Die. Les dîmes appartenaient au prieur du lieu, qui présentait à la cure. Le mandement d'Aurel avait la même étendue que la commune de ce nom[1].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, Aurel fut compris dans le canton de Pontaix, mais la réorganisation de l'an VIII l'a fait entrer dans le canton de Saillans[1].

XIXe siècle : Aurel élève les vers à soie grâce à ses 1200 mûriers[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Christian Gillouin    
mars 2008 mars 2014 Robert Thomé    
2014 En cours
(au 1er novembre 2014)
Jean-Christophe Aubert[6] SE Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2016, la commune comptait 242 habitants[Note 1], en augmentation de 0,41 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
712739830751734763788789751
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
721700659655633544534524542
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
519530504418347336321300239
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
243228199204204205220222243
2016 - - - - - - - -
242--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La viticulture a toujours été importante.

  • Vers 1250, la vigne tient déjà une place de choix dans la liste des cens dressée par l’évêque Amédée de Genève.
  • En 1789, la récolte est surabondante et les vignerons exportent leur vin dans les montagnes voisines.
  • Aujourd'hui, le cépage d'Aurel participe à la production de la fameuse Clairette de Die (AOC). Trois producteurs indépendants et 45 sociétaires de la cave coopérative de Die se partagent 140 hectares de clairette et de muscat.

Son eau minérale gazeuse et ferrugineuse a connu une certaine célébrité.

  • XVIIe siècle : Nicolas Chorier la trouvait très salutaire contre la fièvre tierce.
  • 1859 : Autorisée officiellement, la source Bourdouyre produisait 120 000 bouteilles par an, sans compter la limonade que l’on obtenait en rajoutant du sucre et du citron.

En 1992 : fourrage, vergers, caprins, ovins[4].

Loisirs et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Village disséminé et petit centre pittoresque perché[4].
  • Panorama du village[4].
  • Cirque de Colombe[4].
  • Rocher de l'Aigle[4].
  • Géodes[4].
  • Sources minérales[4].
  • Ensemble touristique communal très complet, avec camping, piscine et restaurant. 
    • Camping communal, le camping de la Colombe (nom du petit ruisseau en bordure) avec piscine.
  • La vogue (toujours dernier dimanche et lundi du mois de juillet).
  • VTT, plusieurs dizaines de kilomètres de chemins.
  • Parapente, 3 sites de décollage.
  • Cross-car, une piste homologuée.
  • Trial (compétition).
  • Raquettes à neige sur le plateau de Serre Chauvière.
  • Fête patronale le dernier dimanche de juillet[4].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château Vieux : site du castrum médiéval déserté avec motte.
  • Église du XIe siècle, ancien prieuré dépendant de l'abbaye de Cluny avec un clocher en arcade. Il reste des vestiges du prieuré[4].
  • Temple protestant[4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Serge Gillouin : Champion de France d'Autocross en 2000 et trois fois vice champion de France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 14
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, page 641, (ISBN 2600028838)
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1687.
  4. a b c d e f g h i j k l et m Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Aurel
  5. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 288-289
  6. Aurel sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 1er novembre 2014).
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]