Aurel (Drôme)

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Aurel
Aurel (Drôme)
Vue sur la butte du village d'Aurel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Crestois et du pays de Saillans
Maire
Mandat
Jean-Christophe Aubert
2020-2026
Code postal 26340
Code commune 26019
Démographie
Gentilé Aurelois, Aureloises
Population
municipale
246 hab. (2018 en augmentation de 3,8 % par rapport à 2013)
Densité 9,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 47″ nord, 5° 17′ 58″ est
Altitude Min. 289 m
Max. 1 247 m
Superficie 26,26 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Die
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Diois
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Aurel
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Aurel

Aurel est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Aurélous.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aurel est située à 20 km de Die et à 25 km de Crest.

La commune se situe dans le Diois, massif des Préalpes du sud au pied du Vercors, à la confluence de la Roanne et de la Drôme.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Le village est perché sur une colline au milieu d'un cirque montagneux.

Les principaux sommets alentour sont : La Plaine 1 231 m, la montagne de Gavet 1 163 m, Serre Chauvière 1 262 m.

Une petite partie de la commune est dans le bassin de la Roanne : la rive droite de la basse vallée jusqu'au confluent avec la Drôme, que Félix Grégoire décrivait en 1911, caillouteuse comme une véritable « crau »[réf. nécessaire].

À l'est, le plateau de Solaure domine la combe de Vercheny. La commune d’Aurel partage avec celle de Barsac le flanc méridional de cette vaste cuvette taillée dans les roches marno-calcaires et que délimite, au sommet, une corniche de calcaire tithonique[réf. nécessaire]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau Aurel a sa source au domaine du Petit-Viopis, commune d'Aurel. Il traverse la commune et se jette dans la Drôme. En 1891, il a un cours de 3,5 kilomètres, un largeur moyenne de 25 mètres, une pente de 124 mètres, un débit ordinaire de 0,20 m3, extraordinaire de 150 m3[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aurel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Die dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 27 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (75,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (22,1 %), zones agricoles hétérogènes (13 %), cultures permanentes (7,2 %), prairies (3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Village disséminé et petit centre pittoresque perché[9].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1].

  • 1193 : mention du mandement : mandamentum Aurelli (cartulaire de Die, 98).
  • 1200 : castrum de Aurello et Aurel (cartulaire de Die, 59) (Ernest Nègre cite la forme Aurel[10]).
  • 1509 : mention de l'église Sainte-Catherine : Ecclesia baptismala sancte Catharine de Aurellis (visites épiscopales de Die).
  • 1574 : Aureaux (inventaire Morin-Pons, I, 426).
  • 1576 : mention d'une chapelle : capella bastide Aurellis (pouillé de Die).
  • 1578 : lous Oureaulx (archives hosp. de Crest).
  • 1891 : Aurel, commune du canton de Saillans.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Aurel dériverait de la racine latine aura « vent », avec le suffixe -ellum[11]
La situation de cet habitat, sur un plateau venteux, aurait généré ce toponyme. Il aurait la même racine que le nom du plateau de Solaure[réf. nécessaire].

Son nom ne peut pas provenir des pépites qu'aurait transportées la Colombe[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les Chasséens et les hommes de l'âge des métaux ont laissé leurs traces dans les grottes de Solaure et du Fournet[réf. nécessaire].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Plusieurs villas, en particulier à Saint-Pierre et à Saint-Jean d'où proviennent deux autels dédiés l'un à Mars, l'autre à la déesse Andarta et de nombreux vestiges de riches habitations : plaques de marbres, briques d'hypocauste, pièces de monnaies, etc.[réf. nécessaire].

Une borne milliaire[9].

Un cippe funéraire (transformé en bénitier chrétien)[9].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[1] :

  • La terre (ou seigneurie) appartient à plusieurs seigneurs : notamment les Aurel, les Peloux et les Montclar.
  • XIIe et XIIIe siècles : elle passe dans le domaine des évêques de Die jusqu'à la Révolution.

Au XIe siècle, il y a quatre églises[9].

Avant 1790, Aurel était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die.
Elle formait une paroisse du diocèse de Die. Son église était dédiée à sainte Catherine et fut remplacée au XVIe siècle par celle du prieuré. Les dîmes appartenaient au prieur du lieu qui présentait à la cure (voir Le Prieuré).
Le mandement d'Aurel avait la même étendue que la commune de ce nom[1].

Le Prieuré[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[12] :

  • XIIIe siècle : mention du prieuré : Le priols de Saint-Johan (censier de l'évêché de Die).
  • 1449 : mention du prieuré : prioratus de Aurrelis (pouillé hist.).
  • 1450 : Sanctus Johannes de Aurellis (Rev. de l'évêché de Die).
  • 1576 : le Prioré des Aureaux (rôle de décimes).
  • XVIe siècle : mention du prieuré : prioratus Sancti Johannis de Oreolis (archives de la Drôme, fonds de l'évêché de Die).
  • 1626 : mention du prieuré : prioratus Sancti Johannis Doureau (pouillé général).
  • 1670 : le prioré de Saint Jean d'Aurel (archives de la Drôme, E 2252).
  • 1891 : Le Prieuré, ferme de la commune d'Aurel.

Ancien prieuré de l'ordre de Saint-Benoît (filiation de Cluny) dont le titulaire était décimateur et collateur dans la paroisse d'Aurel.

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Pontaix. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la fait entrer dans le canton de Saillans[1].

XIXe siècle : Aurel élève les vers à soie grâce à ses 1200 mûriers[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871   ?    
1874   ?    
1878   ?    
1884   ?    
1888   ?    
1892   ?    
1896   ?    
1900   ?    
1904   ?    
1908   ?    
1912   ?    
1919   ?    
1925   ?    
1929   ?    
1935   ?    
1945   ?    
1947   ?    
1953   ?    
1959   ?    
1965   ?    
1971   ?    
1977   ?    
1983 ? Max Liotard    
1989   ?    
1995   ?    
2001 2008 Christian Gillouin    
2008 2014 Robert Thomé    
2014 2020 Jean-Christophe Aubert (sans étiquette) agriculteur
2020 En cours
(au 22 décembre 2020)
Jean-Christophe Aubert[13][source insuffisante]   maire sortant

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2018, la commune comptait 246 habitants[Note 3], en augmentation de 3,8 % par rapport à 2013 (Drôme : +4,05 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
712739830751734763788789751
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
721700659655633544534524542
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
519530504418347336321300239
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
243228199204204205220222243
2017 2018 - - - - - - -
245246-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête communale : le 14 juillet[9].
  • Fête patronale : le dernier dimanche de juillet[9].
  • La vogue : les dernier dimanche et lundi du mois de juillet.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : fourrage, vignes (vins AOC Clairette de Die), vergers, caprins, ovins[9].

La viticulture a toujours été importante[réf. nécessaire] :

  • Vers 1250, la vigne tient déjà une place de choix dans la liste des cens dressée par l’évêque Amédée de Genève.
  • En 1789, la récolte est surabondante et les vignerons exportent leur vin dans les montagnes voisines.
  • Aujourd'hui, le cépage d'Aurel participe à la production de la fameuse Clairette de Die (AOC). Trois producteurs indépendants et 45 sociétaires de la cave coopérative de Die se partagent 140 hectares de clairette et de muscat.

Son eau minérale gazeuse et ferrugineuse a connu une certaine célébrité[réf. nécessaire] :

  • XVIIe siècle : Nicolas Chorier la trouvait très salutaire contre la fièvre tierce.
  • 1859 : officiellement autorisée, la source Bourdouyre produisait 120 000 bouteilles par an, sans compter la limonade que l'on obtenait en rajoutant du sucre et du citron.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Ensemble touristique communal très complet, avec camping, piscine et restaurant[réf. nécessaire]
  • Camping communal : le camping de la Colombe (nom du petit ruisseau qui le borde) avec piscine[réf. nécessaire].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château Vieux : site du castrum médiéval déserté avec motte.
  • Église (XIe siècle) : ancien prieuré dépendant de l'abbaye de Cluny, clocher-arcade, vestiges du prieuré[9].
  • Temple protestant[9].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Cirque de Colombe[9].
  • Rocher de l'Aigle[9].
  • Géodes[9].
  • Sources minérales[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Aurel (Drôme) possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2012 : Agnès Lebigot et Denise Wynants, Mémoires d'Aurel. Première partie, Amis d'Aurel et de son vieux village, , 50 p. (ISBN 978-2-9542533-0-5).
  • 2014 : Agnès Lebigot et Denise Wynants, Mémoires d'Aurel. Deuxième partie, Amis d'Aurel et de son vieux village, , 118 p. (ISBN 978-2-9542533-1-2).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 14.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 26 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 26 avril 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 26 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c d e f g h i j k l et m Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 978-2-7399-5026-9), Aurel.
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, page 641, (ISBN 2600028838).
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1687.
  12. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 288 (Le Prieuré).
  13. http://www.mairesdeladrome.fr/annuaire/
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.