Aurélien Bory

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Aurélien Bory
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Théâtre physique

Aurélien Bory, né en 1972 à Colmar, est un artiste metteur en scène, scénographe et chorégraphe qui vit à Toulouse et travaille internationalement. Il dirige la Compagnie 111.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Aurélien Bory est né à Colmar en 1972[1]. Après des études de physique à l’Université de Strasbourg[2] qui l'amènent à travailler dans le domaine de l'acoustique architecturale[1],[3], il intègre en 1995[2] le studio de création au sein du Lido, Centre des arts du cirque, à Toulouse[1]. Il rencontre au Théâtre Garonne l’artiste Mladen Materic auprès duquel il se forme comme acteur, et intègre sa troupe, le Théâtre Tattoo, en tant qu’interprète dans L'Odyssée de 1998 à 2000[2].

Théâtre[modifier | modifier le code]

En 2000, il fonde la Compagnie 111 à Toulouse[3]. Il y développe un « théâtre physique »[4], singulier et hybride[5], mêlant théâtre, danse, cirque, musique et arts visuels. Animées par la question de l’espace, ses œuvres sont influencées par son intérêt pour les sciences et s’appuient fortement sur la scénographie. [réf. nécessaire]

Les spectacles d’Aurélien Bory sont présentés dans le monde entier, et cette reconnaissance internationale[6] débute avec Plan B[7] (2003), créé au Théâtre Garonne à Toulouse, et Plus ou moins l’infini[8] (2005) créé au Théâtre Vidy à Lausanne, marqués par la collaboration avec le metteur en scène new-yorkais Phil Soltanoff. Avec IJK [9](2000), créé au Théâtre de la Digue à Toulouse, ces trois spectacles composent La trilogie sur l’espace.

En 2007, il crée en Chine Les Sept Planches de la ruse[10] avec des artistes de l’Opéra de Dalian évoluant sur un tangram géant, sur une musique de Raphaël Wisson. En 2009, il crée Sans objet[11] au Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées avec deux acrobates et un robot industriel. En 2011 au Grand T à Nantes, il conçoit Géométrie de caoutchouc[12], pièce pour un chapiteau. Pour Marseille-Provence 2013 – Capitale européenne de la culture, il crée Azimut[13] autour des origines spirituelles de l’acrobatie marocaine, neuf ans après avoir créé Taoub[14] (2004), spectacle fondateur du Groupe acrobatique de Tanger.

En 2008, il initie une série de portraits de femme, avec Questcequetudeviens?[15] créé au Festival ¡Mira! / TnBA-Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine pour la danseuse de flamenco Stéphanie Fuster, suivi de Plexus[16] créé en 2012 au Théâtre Vidy à Lausanne pour la danseuse japonaise Kaori Ito.

Ce répertoire de onze créations est largement diffusé en France et à l'étranger[6]. Aurélien Bory reçoit en 2008 le prix Créateur sans frontières délivré par CulturesFrance/Ministère des Affaires étrangères pour ses œuvres à l’international. Le TNT–Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées dont Aurélien Bory est artiste invité de 2014 à 2016 et le Grand T théâtre de Loire-Atlantique à Nantes dont il est artiste associé de 2011 à 2016 l’accompagnent dans son travail et son évolution.

Il met en scène notamment le chorégraphe Pierre Rigal dans Erection (2003) et Arrêts de jeu [17](2006). En 2006, il collabore avec Martin Zimmermann et Dimitri de Perrot sur Gaff Aff. En 2014, Vincent Delerm lui confie la réalisation de la scénographie de son concert Parallèles. En 2016, à l’invitation de l’architecte Patrick Bouchain et de la Fondation de France, il crée L’adresse aux enfants pour le 50e anniversaire du Parc animalier de Branféré.

Il s'inspire notamment de l’écrivain Heinrich von Kleist et son Théâtre de marionnettes, de la figure du Bauhaus Oskar Schlemmer[18] ou encore de l'acteur de cinéma muet Buster Keaton[19]. Pour sa pièce Espæce[20](2016), créée pour la 70e édition du Festival d’Avignon, son œuvre puise également dans les textes d’auteurs tels que ceux de l’écrivain Georges Perec[20].

Il s’investit dans des projets de formation tels que la direction régulière de stages suivis de présentations publiques avec les comédiens de l’Atelier du TNT – Théâtre national de Toulouse et du Cnac – Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne, avec qui il réalise notamment une reprise de répertoire du spectacle Plan B[21] en 2016. En 2017, il mène un atelier-spectacle à partir de L’Espace Furieux de Valère Novarina, avec les étudiants de l’Ensatt - École nationale supérieure de arts et techniques du théâtre à Lyon.

Autres activités[modifier | modifier le code]

L'intérêt qu'il accorde à l’espace[22] l’amène à s’aventurer sur de nouvelles scènes et à investir de nouveaux champs artistiques tels que les arts plastiques, l’architecture ou encore l’urbanisme.[23][réf. insuffisante]

Après avoir créé l’installation–performance Sans objet pour la Nuit Blanche 2014 à Paris, il est invité par Le Voyage à Nantes pour son édition estivale 2015 où il conçoit sa première installation plastique, Spectacula. C’est à Nantes également qu’il s’essaie à l’urbanisme avec Traverses, reconfiguration du boulevard Léon Bureau sur l’île de Nantes inaugurée en juillet 2016. La même année au Musée Picasso à Paris, il imagine l’installation-performance Corps noir pour l’interprète Stéphanie Fuster. En 2017, il réalise une scénographie d’exposition, Villes Flottantes, dans le cadre de l’événement « Un été au Havre 2017 » pour le 500e anniversaire de la ville du Havre et de son port.

En octobre 2015, le Théâtre du Capitole à Toulouse lui confie la mise en scène et la scénographie de deux opéras dirigés par Tito Ceccherini : Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartók et Le Prisonnier (Il Prigioniero) de Luigi Dallapiccola.

Depuis 2015 à Toulouse, il mène une préfiguration artistique et architecturale [24]pour inventer un nouveau lieu de création[25] dans les murs de l'ancien Théâtre de la Digue[26].

Spectacles[modifier | modifier le code]

  • 2000 : IJK conception Aurélien Bory. Premières au Théâtre de la Digue, Toulouse.
  • 2003 : Plan B conception Aurélien Bory, mise en scène Phil Soltanoff. Premières au Théâtre Garonne, Toulouse.
  • 2004 : Taoub d'Aurélien Bory avec Le Groupe acrobatique de Tanger. Premières aux Jardins de la Mendoubia/Festival Les nuits de la Méditerranée de Tanger, Maroc.
  • 2005 : Plus ou moins l’infini, conception Aurélien Bory mise en scène Phil Soltanoff. Premières au Théâtre Vidy-Lausanne, Suisse.
  • 2007 : Les Sept Planches de la ruse, conception, scénographie et mise en scène Aurélien Bory. Créé à Dalian avec quatorze artistes chinois sur une musique de Raphaël Wisson. Premières au Théâtre de la Ville-Paris.
  • 2008 : Questcequetudeviens? d'Aurélien Bory pour Stéphanie Fuster. Premières au TnBA, Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.
  • 2009 : Sans objet conception, scénographie et mise en scène Aurélien Bory. Premières au TNT, Théâtre national Toulouse/Festival ¡Mira!
  • 2011 : Géométrie de caoutchouc conception, scénographie et mise en scène Aurélien Bory. Pièce pour un chapiteau. Première au Grand T, Théâtre de Loire-Atlantique, Nantes.
  • 2012 : Plexus pièce d’Aurélien Bory pour Kaori Ito. Premières au Théâtre Vidy-Lausanne, Suisse. Repris en 2014 au Théâtre des Abbesses, Paris[27].
  • 2013 : Azimut pièce d’Aurélien Bory avec le Groupe acrobatique de Tanger. Premières au Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence.
  • 2016 : Espæce pièce d'Aurélien Bory. Premières à la 70e édition du Festival d'Avignon.

Opéras[modifier | modifier le code]

Installations[modifier | modifier le code]

  • 2017 : mai : Villes Flottantes, scénographie d’exposition - Un Été au Havre 2017 – Le Havre

Urbanisme[modifier | modifier le code]

  • 2016 : juillet : Traverses, reconfiguration du boulevard Léon Bureau - Île de Nantes

Collaborations[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Molières 2007 : nomination du meilleur spectacle en région pour Plus ou moins l'infini
  • BITEF 2008 : prix du public pour Plus ou moins l'infini
  • CulturesFrance 2008 : prix Créateur sans frontières
  • Olivier Awards 2014 - Londres : nomination de Questcequetudeviens? dans la catégorie "Meilleur spectacle de danse"
  • FAD Sebastià Gash - Barcelone : prix International Applause Joan German Schroeder pour Plexus
  • Helpmann Awards 2016 à Perth - Australie : nomination de Plexus dans la catégorie « Meilleure production de théâtre visuel ou physique ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Aurélien Bory, metteur en scène, en quatre dates »,
  2. a b et c « Tournefeuille. La « Compagnie 111 » à l'Usine », sur ladepeche.fr,
  3. a et b « Aurélien Bory réinvente le théâtre de la Digue », sur ladepeche.fr,
  4. Rosita Boisseau, « Parcours dans les terrains de jeu d’Aurélien Bory », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  5. « En scènes : le spectacle vivant en vidéo - Aurélien Bory - Ina.fr », sur En scènes : le spectacle vivant en vidéo (consulté le 19 juin 2017)
  6. a et b « Revue de presse », sur cie111.com
  7. Anaïs Heluin, « Des Sisyphe modernes », Politis.fr,‎ (lire en ligne)
  8. Bruno Masi, « Ligne 111. », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  9. (en) Gia Kourlas, « Dance in Review | Campagnie 111 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  10. (en) Ian Shuttleworth, « Eloquence without words », Financial Times,‎ (ISSN 0307-1766, lire en ligne)
  11. « Aurélien et sa « dance machine » », sur lesechos.fr, (consulté le 10 mai 2017)
  12. (en) « The Rule of Art: Aurélien Bory Interview | Interviews | Sideshow Circus Magazine », sur sideshow-circusmagazine.com (consulté le 10 mai 2017)
  13. Gilles Renault, « Les effets de sens d’«Azimut» », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  14. « Acrobaties orientales à Odyssud - 28/05/2008 - ladepeche.fr », sur www.ladepeche.fr (consulté le 10 mai 2017)
  15. Rosita Boisseau, « Reprise : Aurélien Bory au Monfort théâtre », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  16. « Avec « Plexus », Aurélien Bory frappe en plein coeur », sur lesechos.fr, (consulté le 30 mai 2017)
  17. « Pierre Rigal - Arrêts de jeu », sur Télérama Sortir (consulté le 24 juillet 2017)
  18. Guillaume Tion, « Aurélien Bory, leçon de physique-alchimie », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  19. « Aurélien Bory, drôle d'intello », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  20. a et b Rosita Boisseau, « Georges Perec, de la page au plateau : mode d’emploi », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  21. Charles Mathieu-Dessay, « Passez directement au «plan B» », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  22. Emmanuelle Bouchez, « Aurélien Bory apprivoise les espaces », Télérama.fr,‎ (lire en ligne)
  23. Garance Sornin, « Aurélien Bory redessine un espace public sur l’île de Nantes », AMC Archi,‎ (lire en ligne)
  24. Nicole Clodi, « Aurélien Bory pour remonter «La Nouvelle Digue» », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  25. Pascal Pallas, « Toulouse. Fermé depuis 2011, le Théâtre de la Digue reprend vie avec le metteur en scène Aurélien Bory », Actu.fr,‎ (lire en ligne)
  26. Jean-Marc Le Scouarnec, « Aurélien Bory réinvente le théâtre de la Digue », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  27. « Bory plonge Kaori Ito au cœur de son « Plexus » », sur Artistik Rezo, par thomas hahn, 22 décembre 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]