Andrea Riccardi

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Andrea Riccardi
Andrea Riccardi (2009).jpg
Andrea Riccardi en 2009.
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Andrea Riccardi, né le à Rome, est une personnalité religieuse et politique italienne.

Il est entre autres l'un des fondateurs de la Communauté de Sant'Egidio, née en 1968 et qui tient son nom de l'ancien carmel romain dans lequel elle s'est installée. Il est aussi, dans le gouvernement Monti, ministre de la Coopération internationale et de l'Intégration de 2011 à 2013.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né à Rome dans une « bonne famille intellectuelle », il fait ses études au lycée Virgilio de Rome[1].

Fondation de Sant'Egidio[modifier | modifier le code]

En , avec d'autres jeunes Italiens, il crée la Communauté de Sant'Egidio, communauté chrétienne vouée initialement à l'aide aux plus pauvres, notamment par la distribution de repas et l'alphabétisation, qui s'ouvre également assez vite à l'hébergement de sans-abris[1],[2].

En plus d'un engagement au service des pauvres, Andrea Riccardi est engagé avec la communauté Sant'Egidio dans le dialogue interreligieux et le travail pour la paix. Tous les ans, depuis 1987, il organise des rencontres interreligieuses à la suite et dans l'esprit de la rencontre d'Assise de 1986.

Action internationale de Sant'Egidio pour la paix[modifier | modifier le code]

Dès les années 1980, la communauté s'engage pour des actions diplomatiques et pacifistes dans des régions touchées par des conflits. La première action menée, en 1980, est une négociation avec les Druzes qui encerclent le village de Deir-el-Qamar, dans le Chouf[3].

De nombreuses autres actions internationales suivent : en Albanie afin d'encourager le déroulement démocratique des élections de 1987, au Mozambique durant deux années entre 1990 et 1992, permettant le la signature du traité de paix mettant fin à la guerre, mise en place le de la « plate-forme de Sant'Egidio » (réunion des partis politiques de l’opposition algérienne afin de trouver une solution politique et pacifique à la guerre civile algérienne), négociations ente 1996 et 1998 avec le pouvoir serbe pour la réouverture des écoles et facultés kosovares, négociations entre la guérilla et le pouvoir au Guatemala, participation aux négociations ayant amené à la signature des accords d'Arusha au Burundi, etc.[4].

Travail d'historien[modifier | modifier le code]

Andrea Riccardi est professeur universitaire d'histoire, spécialisé dans l'histoire du christianisme et des religions. Il a notamment enseigné à Université de Bari, l'université La Sapienza de Rome et l'université de Rome III[5],[6].

Ministre du gouvernement Monti[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé ministre de la Coopération internationale et de l'Intégration, le seul ministère nouvellement créé, dans le nouveau gouvernement formé par Mario Monti[7],[8].

Il est également titulaire des portefeuilles de la lutte contre la drogue, de la politique familiale, de la jeunesse et du service civil[9].

En tant que ministre, il est notamment à l'origine d'une initiative de travail commun entre l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime et les services de police italiens, lancée en [10],[11].

De janvier à , il est enfin président de Choix civique pour l'Italie, un parti créé par Mario Monti.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Andrea Riccardi est Docteur honoris causa de plusieurs universités : Fribourg[12], Lyon-III[13], Louvain, Cardinal Herrera, Georgetown, Augsbourg[14].

Il a été fait citoyen d'honneur des villes de Rimini[15] et Gênes[16].

En 2001, il a reçu le prix international de la Catalogne pour son travail en faveur du dialogue inter-religieux[17].

L'université Notre-Dame d'Indiana lui a remis le prix Notre-Dame (de) le [18].

En 2009, il est lauréat du Prix International Charlemagne.

La France a remis à Andrea Riccardi les insignes de Commandeur de la Légion d'honneur le [19].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marc Semo, « Andrea Riccardi, 47 ans, dirige Sant'Egidio, communauté religieuse médiatrice dans le conflit algérien et au Burundi. Pax romana. », sur http://www.liberation.fr/, Libération, (consulté le 31 octobre 2012)
  2. Élisabeth Fiat, « La communauté de Sant'Egidio », sur http://www.eleves.ens.fr/, Aumônerie de l'École normale supérieure (consulté le 31 octobre 2012)
  3. Martine de Sauto, « Réunis à Rome par Sant’Egidio, des dissidents syriens lancent un appel à abandonner les armes », sur http://www.la-croix.com/, La Croix, (consulté le 31 octobre 2012)
  4. Christine Leffort, « Les actions internationales de la communauté de Sant’Egidio pour la résolution des conflits », sur http://www.irenees.net/fr/index.html, <Irenees.net>, (consulté le 31 octobre 2012)
  5. Laurent Grzybowski & Éric Vandeville, « Une âme pour l'Europe », sur http://www.lavie.fr/, La Vie no 3324, (consulté le 31 octobre 2012)
  6. (it) Presidenza del Consiglio dei Ministri, « Biografia di Andrea Riccardi », sur http://www.governo.it/, Governo Italiano, (consulté le 7 novembre 2012)
  7. G.D., « Andrea Riccardi, le vaticaniste », sur https://www.lesechos.fr/, Les Échos, (consulté le 31 octobre 2012)
  8. Pascal Airault, « Italie : Andrea Riccardi, le fondateur de Sant'Egidio devient ministre de la Coopération », sur http://www.jeuneafrique.com/, Jeune Afrique, (consulté le 31 octobre 2012)
  9. (it) Presidenza del Consiglio dei Ministri, « Dipartimenti e uffici affidati a Ministri senza portafoglio e Sottosegretari », sur http://www.governo.it/, Governo Italiano (consulté le 31 octobre 2012)
  10. (en) UNODC, « UNODC and Italy launch initiative to promote international standards on drug use prevention », sur http://www.unodc.org/unodc/index.html, UNODC, (consulté le 31 octobre 2012)
  11. MAP, « Naissance à Rome d'un "Consortium de solidarité internationale" contre la drogue », sur http://www.menara.ma/fr, Menara, (consulté le 31 octobre 2012)
  12. Faculté de Théologie, « Docteurs Honoris Causa », sur http://www.unifr.ch/theo/fr, Université de Fribourg (consulté le 7 novembre 2012)
  13. Guy Lavorel, « Andrea Riccardi à l’honneur », sur http://www.univ-lyon3.fr/, Université Lyon-III, (consulté le 7 novembre 2012)
  14. Collège des Bernardins, « Andrea Riccardi - Président de la chaire du Collège des Bernardins en 2012-2014 », sur http://www.collegedesbernardins.fr/, Collège des Bernardins, (consulté le 7 novembre 2012)
  15. (it) Alberto Ravaioli, « Il Comune di Rimini ha conferito la cittadinanza onoraria al Prof. Andrea Riccardi », sur http://www.santegidio.org, Communauté de Sant'Egidio, (consulté le 7 novembre 2012)
  16. (it) Alberto Ravaioli, « Genova - Cittadinanza Onoraria ad Andrea Riccardi », sur http://www.santegidio.org, Communauté de Sant'Egidio, (consulté le 7 novembre 2012)
  17. (es) « Los fundamentalismos en tiempos de globalización, según Andrea Riccardi », sur http://www.zenit.org/, ZENIT, (consulté le 7 novembre 2012)
  18. (en) Michael O. Garvey, « Riccardi to receive ND Award in Hesburgh Center ceremony », sur http://nd.edu/, Université Notre-Dame, (consulté le 7 novembre 2012)
  19. Bruno Joubert, « Remise des insignes de Commandeur de la Légion d’Honneur au Professeur Andrea Riccardi, Ministre italien de la Coopération internationale et de l’Intégration », sur http://www.france-vatican.org, Ambassade de France près le Saint-Siège, (consulté le 7 novembre 2012)
  20. http://www.prix-litteraires.net/detail_prix_auteur.php?auteur=2862_Andrea_Riccardi

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]