André Brulé

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André Brulé
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André Brulé interprétant le rôle de Robert Levaltier dans Le cœur dispose, comédie en trois actes de Francis de Croisset, Théâtre de l'Athénée, 1912. Photographie d'Henri Manuel.
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Albert André Brulé[1], né à Bordeaux (Gironde) le et mort à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) le [2], est un acteur français. Il dirigea le Théâtre de la Madeleine à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

André Brulé est issu d’une famille de manufacturiers et s’intéresse très tôt au théâtre. Il est élève au Conservatoire national de Musique en 1899 et devient artistique dramatique[3]. Sarah Bernhardt le remarque et lance sa carrière. Avant la Première Guerre mondiale, Brulé se consacre essentiellement au théâtre. Il y joue notamment en 1908 avec brio le rôle d'Arsène Lupin, le personnage de gentleman cambrioleur créé par Maurice Leblanc[4],[5]. En 1910, il participe à une tournée théâtrale en Belgique puis en Russie[3].

Durant la Grande Guerre, André Brulé, réformé depuis 1911, souscrit un engagement volontaire pour la durée de la guerre dans le train des équipages automobile en . Il est à nouveau réformé pour motif médical en . Il contribue ensuite à l'effort de guerre en participant à une tournée de propagande artistique en Espagne, au Portugal et en Amérique Centrale et du Sud de 1916 à 1918[3].

André Brulé s'essaie ensuite au cinéma, où il joue dans divers films muets. En 1937, Jacques Feyder lui propose le rôle de Fernand au côté de Françoise Rosay dans Les Gens du voyage, où son panache s'impose et le fait revenir au premier plan. Il tient le rôle titre dans Vidocq de Jacques Daroy en 1938. Il tourne ensuite plusieurs films, dans lesquels il n'a pas le même éclat. En 1942, après le tournage de Retour de flamme, il se retire des plateaux de tournage — malgré une tentative de retour avortée en 1945[4],[5].

Il dirige le Théâtre parisien de la Madeleine jusqu'à sa mort. Il organise par ailleurs de nombreuses tournées théâtrales à l'étranger. Il est également metteur en scène, domaine dans lequel il est crédité de plus de trente réalisations en 1947. À cette date, il est un notable du milieu théâtral parisien en sa qualité de président du Syndicat des directeurs de théâtre de Paris et de président du Dîner des artistes[6].

Sa contribution à l'art dramatique lui vaut une reconnaissance institutionnelle que concrétise son admission dans l'ordre national de la Légion d'honneur en 1928. Il est promu officier du même ordre en 1947[6].

André Brulé a eu un fils en 1934 avec l'actrice Ghislaine Dommanget, dont il se sépare ensuite[5].

Il est enterré au cimetière de Sceaux.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

André Brulé caricaturé par Charles Gir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Qui est son nom véritable et pas un pseudonyme, ainsi que le colportent certaines sources lui attribuant par erreur le nom de naissance de Gresely. Cette confusion peut être due au patronyme de sa mère, effectivement née Grezely.
  2. Archives départementales de la Gironde, état-civil numérisé de Bordeaux-3e section, acte de naissance no 1221 de l’année 1879 portant mention marginale du décès. L'enfant est le fils de Lucien Gabriel Brulé, négociant, et Marie-Claudine Grezely.
  3. a b et c « Archives de Paris, registres matricules de la classe 1899, fiche matricule n°3230 d'Albert André Brulé. », sur Archives de Paris, (consulté le )
  4. a et b « BRULÉ André | Archives de Sceaux », sur archives.sceaux.fr (consulté le )
  5. a b et c « André Brulé », sur Premiere.fr (consulté le )
  6. a et b « Cote 19800035/197/25781 », base Léonore, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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(en) André Brulé sur l’Internet Movie Database