Ghislaine Dommanget

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Ghislaine Dommanget

Titre

Princesse consort de Monaco


(2 ans, 9 mois et 15 jours)

Prédécesseur Alice Heine
Successeur Grace Kelly
Biographie
Nom de naissance Ghislaine Marie Françoise Dommanget
Naissance
Reims (France)
Décès (à 90 ans)
Neuilly-sur-Seine (France)
Père Robert-Joseph Dommanget (†1957)
Mère Marie-Louise Meunier (†1960)
Conjoint Paul Diey (1923-†1931)
Louis II (1946-†1949)
Enfants Jean-Gabriel Brulé (né en 1934)

Description de l'image Coat of Arms of Ghislaine, Princess of Monaco.svg.

Ghislaine Dommanget, née le à Reims et morte le à Neuilly-sur-Seine, est une comédienne française. Elle fut par son mariage avec Louis II de Monaco, la princesse Ghislaine de Monaco.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Ghislaine Marie Françoise Dommanget est la fille de Robert-Joseph Dommanget (1867-1957), colonel de cavalerie, et de Marie-Louise Meunier (1874-1960), native de Sedan[1].

Unions

Elle se marie à Paris dans le 16e arrondissement, avec Paul Diey (1863-1931).
Elle a une liaison avec André Brulé (1879-1953), dont un fils, Jean-Gabriel (1934-).
Déjà veuve et ayant quitté André Brulé, elle se remarie le avec Louis II de Monaco (1870-1949).

L'actrice[modifier | modifier le code]

Elle fit des études chez les Dames de l'Assomption.

Elle se présente à Sarah Bernhardt qui la fait débuter au théâtre Déjazet dans Tire au flanc sous son seul prénom, Ghislaine. Elle ne jouera jamais sous un autre nom. En 1923, elle assiste aux obsèques de Sarah Bernhardt, et jette dans la tombe une petite bague en or en jurant de se consacrer à la comédie. Gémier l'engage à l'Odéon. Au cinéma, on l'a vue notamment dans La 13e enquête de Grey (en 1937), La 3e dalle (en 1941).

Rencontre et mariage avec Louis II de Monaco[modifier | modifier le code]

Elle travaille à la Comédie-Française jusqu'à sa rencontre avec le prince Louis II de Monaco : le , elle est l'Aiglon pendant une tournée dans la principauté de Monaco. Au cours du dîner donné au Palais, le Prince Louis II la remarque. Il lui écrit: « Je savais à partir de cette date que tu serais ma femme ». Elle l'épouse en 1946.

Dans une note du , Victor Jeannequin, consul de France à Monaco, se montre hostile à sa compatriote. Il s'inquiète de l'aspect financier, pour le prince, qui jusqu'à présent, s'en tirait par de petites spéculations financières plus ou moins propres mais suffisantes pour parer à un train de vie plutôt moyen. « Qu'adviendra-t-il quand les jolies dents de Ghislaine, auront, plus largement encore, mordu sur la cassette personnelle (...) ? »

Princesse douairière de Monaco[modifier | modifier le code]

Tombe de la princesse Ghislaine de Monaco.

À la mort de son époux en 1949, elle tient son rang avec conscience et fonde l'œuvre L'Obole de la princesse, puisant sur sa liste civile. Cependant, le nouveau prince régnant Rainier III de Monaco et sa sœur la princesse Antoinette (petits-enfants de Louis II) lui firent un procès, et le gagnèrent, pour récupérer l'héritage de Louis II qu'elle dilapidait.

À la fin des années 1950, elle revient à la scène où la Principauté l'autorise à se produire sans utiliser le nom de Monaco : Madame Avril (1958), L'Aiglon (1959), Fleur de petit pois (1960).

Puis elle se retire à Paris, où elle écrit ses mémoires en 1960 (dédiées à la Princesse Grace), "Sois princesse"... dit-il.

Son acte de décès mentionne « Princesse douairière de Monaco ». Elle est inhumée au cimetière de Passy dans sa robe de mariée.

Titulature[modifier | modifier le code]

  •  : Mademoiselle Ghislaine Dommanget ;
  • -  : Madame Ghislaine Diey ;
  •  : Son Altesse Sérénissime la princesse de Monaco ;
  •  : Son Altesse Sérénissime la princesse douairière de Monaco.

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • "Sois princesse"... dit-il. Éditions Hachette (Évreux, Maison d'édition Labadie). Année : 1964. Pages: 253[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Abramovici, Un Rocher bien occupé, Le Seuil (2001).
  • Frédéric Laurent, Un Prince sur son rocher, Fayard (2005).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]