Albert Roussin

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Albert Edmond Louis Roussin, né à Brest le et mort à Paris le , est un vice-amiral et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de l'amiral de France Albin Roussin, il entre à l'École navale en et en sort aspirant de 2e classe en . Il sert alors sur la Néréide dans l'escadre de l'amiral Baudin au Mexique et prend part aux batailles de Saint-Jean-d'Ulloa () et de Veracruz ().

Passé sur le Neptune en escadre d'évolutions (), il est en sur la Comète à Constantinople et au Levant. Nommé aspirant de 1re classe en novembre, il sert sur la Belle-Poule en en tant qu'aide de camp du prince de Joinville et fait alors campagne en Hollande, dans les mers du Nord, à Terre-Neuve, aux États-Unis et au Portugal.

En , il embarque sur la Danaé en Méditerranée puis dans l'Atlantique Sud et au Brésil et est promu enseigne de vaisseau en novembre. Il est alors transféré sur la Sirène () à la division des mers de Chine puis sur le vapeur Etna () à la station d'Algérie et de Tunisie.

Lieutenant de vaisseau (), il sert en décembre sur la frégate yacht royal Gomer puis en sur l' Iéna en escadre d'évolutions et en sur le Friedland.

Aide de camp de son père (1852), il commande en le Solon en escadre de Méditerranée et participe à la guerre de Crimée sur ce bâtiment. Il reçoit en et en , deux témoignages de satisfaction pour avoir réprimé des troubles au Mont Athos, en Thessalie et en Macédoine.

Capitaine de frégate (), chef d'état-major de l'amiral Pénaud () sur le Tourville dans l'escadre de la Baltique, il participe au bombardement de Sweaborg. En , il commande l' Averne et la station des Bouches-du-Rhône où il obtient deux nouveaux témoignages de satisfaction. Promu capitaine de vaisseau (), membre du Conseil des travaux et du Comité hydrographique, il commande ensuite les vaisseaux Montebello (), Solférino () et Ville-de-Paris () en escadre de Méditerranée.

Aide de camp et chef d'état-major du ministre Chasseloup-Laubat (), il dirige les mouvements de la flotte et les opérations militaires et reçoit en le commandement de la division du littoral nord sur le Daim.

Contre-amiral (), chef d'état-major du ministre et chef de cabinet et des mouvements (-), il commande en , en chef, la division navale du Pacifique sur l' Atalante et reçoit en 1874 deux témoignages de satisfaction. De nouveau chef d'état-major et chef de cabinet du ministre (-), il est nommé en janvier 1877 sous-secrétaire d’État chargé du cabinet, des mouvements et des opérations.

Promu vice-amiral en , il devient Ministre de la Marine et des Colonies le , fonction qu'il occupe jusqu'au . Préfet maritime de Cherbourg, membre du Conseil d'Amirauté (), président du Conseil des travaux (), siégeant au Comité de défense et aux commissions supérieures de l'artillerie et du génie, il prend sa retraite en et se présente, sans succès, aux élections sénatoriales dans la Manche en .

Mort le en son domicile dans le 8e arrondissement de Paris[1], il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (45e division)[2].

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Chevalier (, Officier, Commandeur () puis Grand Officier ().
  • Un canot de sauvetage de Molène a porté son nom (1894-1950)
  • Une rue d'Arc-sur-Tille, de Dijon et de Paris, portent son nom.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris 8e, acte de décès no 1584, année 1896 (page 21/31)
  2. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 304

Liens externes[modifier | modifier le code]

Chronologies[modifier | modifier le code]