André Patou

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André Patou
André Patou.jpg
Photographie d'André Patou vers 1963
Biographie
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Résistant, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Distinctions

André Patou, né le à Parthenay (Deux-Sèvres), mort le à Paris le , est un amiral et résistant français. Il est compagnon de la Libération.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rapidement devenu orphelin, il est élevé par ses grands-parents[1]. Il entre en septembre 1929 à l'École navale puis embarque comme enseigne de vaisseau de 2e classe sur l'aviso Mondement basé au Maroc[1]. Il est muté à Toulon en 1933, devient enseigne de vaisseau de 1re classe et embarque sur l'Albatros[1]. Il est affecté ensuite sur le Courbet, puis le Tartu[1]. Il suit alors l'école des officiers canonniers[1]. Breveté, il embarque alors sur le torpilleur Typhon[1]. Il retourne ensuite sur le Courbet avant de passer sur le Tourville[1].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il est en escale avec le Tourville à Alexandrie au moment de la signature de l'armistice de 1940, il décide alors de rejoindre l'Angleterre via le cap de Bonne espérance avec d'Honoré d'Estienne d'Orves[1]. Il intègre les Forces navales françaises libres et sert à partir de novembre 1940 sur Le Triomphant qui est envoyé dans le Pacifique après l'attaque de Pearl Harbor[1]. Il participe à l'évacuation des îles Nauru et Océan[1]. Il est promu capitaine de corvette en janvier 1942. Il sert deux mois comme chef de cabinet de l'amiral Auboyneau à Londres avant d'être nommé en février 1943, commandant du destroyer La Combattante avec lequel il patrouille en Manche, engageant plusieurs fois avec succès le combat contre des vedettes rapides allemandes[1]. Le , il apporte un appui feu lors du débarquement de Normandie. Quelques jours plus tard, le , il transporte le général de Gaulle d'Angleterre en Normandie. Il est promu capitaine de frégate en 1944 et est ensuite affecté à la Direction du Personnel au ministère de la Marine au mois de novembre[1].

Après guerre[modifier | modifier le code]

Après la fin de guerre, il prend le commandement du croiseur léger Malin[1]. Il est ensuite affecté à Toulon, à l'état-major du groupe des croiseurs, puis à Madagascar, à l'état-major interarmées[1]. Il y est promu capitaine de vaisseau en avril 1950[1]. Il est muté ensuite en Algérie, où il commande le centre d'instruction des opérations amphibies d'Arzew[1]. Il prend ensuite le commandement du porte-avions Arromanches et le groupe des porte-avions d'Extrême-Orient[1].

Après avoir été auditeur à l'Institut des hautes études de Défense nationale, il est affecté à l'état-major du Grand Quartier général des puissances alliées en Europe[1] (le SHAPE en anglais). Le , il devient contre-amiral[1]. Il commande ensuite la Marine nationale à Lorient[1] puis la 1re flottille d'escorteurs d'escadre[1]. Il devient vice-amiral le [1].

Devenu vice-amiral en 1961, il est, entre 1960 et 1963, major général de la Marine. Il devient membre du Conseil supérieur de la Marine dès 1963. En 1965 il est nommé amiral et devient préfet maritime de Brest et commandant en chef de l'Atlantique jusqu'en 1967.

Il est ensuite chef d'état-major de la marine de 1968 à mai 1970, ayant démissionné le 1er de ce mois, à la suite d'un désaccord avec le ministre de la Défense nationale, Michel Debré, sur le budget de la Marine[2] et en particulier sur le montant nécessité par la refonte du croiseur Colbert.

En 1971, il devient membre du Conseil de l'Ordre de la Légion d'Honneur[1].

Il meurt à son domicile parisien le 10 juin 2006, à 95 ans, et est inhumé à Loix, sur l'île de Ré, en Charente-Maritime[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sauf indications contraires, les décorations sont celles mentionnées sur la biographie d'André Patou sur le site de l'Ordre de la Libération.

Décorations étrangères 

Une promenade André Patou a été inaugurée en 2016, 1O ans après sa mort, à Parthenay sa ville natale[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w et x André Patou sur le site de l'ordre de la Libération
  2. "Démission du chef d’état-major Pierre de Villiers, un fait sans précédent depuis 1958" par Nathalie Guibert, Le Monde, .
  3. "La promenade André-Patou inaugurée", le 23 octobre 2016, sur le site de la Nouvelle République.

Liens externes[modifier | modifier le code]