André Patou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
André Patou
Image dans Infobox.
Photographie d'André Patou vers 1963
Fonction
Chef d'état-major de la marine
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 95 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Résistant, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grades militaires
Conflit
Distinctions

André Patou, né le à Parthenay (Deux-Sèvres), mort le à Paris le , est un amiral et résistant français. Il est compagnon de la Libération. Officier dans les Forces navales françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale, il sera à la fin des années 1960 chef d'état-major de la marine nationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rapidement devenu orphelin, il est élevé par ses grands-parents[1]. Il entre en à l'École navale puis embarque comme enseigne de vaisseau de 2e classe sur l'aviso Mondement basé au Maroc[1]. Enseigne de Vaisseau de 1re classe en 1933, il embarque à Toulon sur le contre-torpilleurs Albatros[1]. Il est affecté ensuite sur le cuirasséCourbet, puis le contre-torpilleurs Tartu[1]. Il sort breveté de l'école des officiers canonniers et embarque sur le torpilleur de 1.500 tonnes Typhon[1]. Il désigné de nouveau pour le Courbet avant d'embarquer sur le croiseur lourd Tourville[1].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 3 juillet 1940, il est à bord du croiseur Tourville quand celui-ci est interné par les Britanniques à Alexandrie après la signature de l'armistice de juin 1940. Il décide alors de rejoindre l'Angleterre via le cap de Bonne espérance avec d'autres officiers de marine dont Honoré d'Estienne d'Orves[1]. Il rallie les Forces navales françaises libres (FNFL) et embarque partir de novembre 1940 sur le contre-torpilleur Le Triomphant qui est envoyé dans le Pacifique après l'attaque de Pearl Harbor[1]. À bord de ce bâtiment, il participe à l'évacuation des îles Nauru et Océan[1]. Il est promu capitaine de corvette en janvier 1942 et pendant deux mois il est affecté comme chef de cabinet du contre-amiral Auboyneau à Londres. En février 1943, il commande le torpilleur La Combattante (ex HMS Haldon) à bord duquel il patrouille en Manche, engageant à plusieurs reprises, avec succès, des vedettes rapides lance-torpilles allemandes[1]. Le , La Combattante participe au débarquement allié sur les plages de Normandie et apporte son appui feu aux troupes à terre. Quelques jours plus tard, le , elle transporte le général de Gaulle d'Angleterre en Normandie. Promu capitaine de frégate en 1944, il est affecté à la Direction du personnel au ministère de la Marine au mois de novembre[1].

Après guerre[modifier | modifier le code]

La guerre terminée, il commande le croiseur léger Le Malin[1]. Il est ensuite affecté à Toulon, à l'état-major du groupe des croiseurs, puis à Madagascar, à l'état-major interarmées[1]. Capitaine de vaisseau en [1], il est désigné pour commander le Centre d'instruction des opérations amphibies d'Arzew[1](CIOA), en Algérie. Il commande ensuite le porte-avions Arromanches et le groupe des porte-avions d'Extrême-Orient[1].

Après avoir été auditeur à l'Institut des hautes études de Défense nationale, il est affecté à l'état-major du Grand Quartier général des puissances alliées en Europe[1] (le SHAPE en anglais). Le , il est promu contre-amiral[1]. Il commande ensuite la Marine nationale à Lorient[1] (COMAR Lorient) puis la 1re flottille d'escorteurs d'escadre[1]. Il est promu vice-amiral le [1].

Il est major général de la Marine de 1960 à 1963 et élevé aux rang et appellation de vice-amiral d'escadre en 1961[2],[3]. Il devient membre du Conseil supérieur de la Marine dès 1963. En 1965 il prend rang et appellation d'amiral et devient préfet de la 2e région maritime à Brest et commandant en chef de la zone Atlantique jusqu'en 1967.

Il est chef d'état-major de la marine de 1968 à . Fort caractère, il démissionne le 1er de ce mois, à la suite d'un désaccord avec le ministre de la Défense nationale, Michel Debré, sur le budget alloué à la Marine. En effet l'amiral Patou estime que les restrictions budgétaires imposées vont de compromettre sérieusement le programme naval appelé "Plan bleu" qui doit permettre à la Marine nationale de se moderniser (Il est notamment opposé à la refonte à minima du croiseur Colbert...) et de compter un plus grand nombre de bâtiments. Cette décision a été saluée par l'ensemble des personnels de la Marine nationale[réf. nécessaire].

En 1971, il est membre du Conseil de l'Ordre de la Légion d'Honneur[1].

Il meurt à son domicile parisien le , à 95 ans. Il est inhumé à Loix, dans l'île de Ré, en Charente-Maritime[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sauf indications contraires, les décorations sont celles mentionnées sur la biographie d'André Patou sur le site de l'Ordre de la Libération.

Décorations étrangères

Une promenade André-Patou a été inaugurée en 2016, dix ans après sa mort, à Parthenay, sa ville natale[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v et w André Patou sur le site de l'ordre de la Libération
  2. « L'amiral Patou est nommé major général de la Marine », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. « L'amiral Patou est nommé chef d'état-major de la marine nationale en remplacement de l'amiral Cabanier », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. "La promenade André-Patou inaugurée", le 23 octobre 2016, sur le site de la Nouvelle République.

Liens externes[modifier | modifier le code]