040 TX

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Une 040 TX à Reims en 1958.

Les 040 TX furent des locomotives à vapeur d'origine allemande construites en France. Elles étaient des machines à quatre essieux moteurs couplés de la classe des Eight wheel.

Genèse[modifier | modifier le code]

La construction fit l'objet de trois marchés en 1943 pour une livraison prévue à partir d'avril 1943 en étant confiée à la société Schneider du Creusot sur les plans établis par la société Henschel. Elles étaient de type KDL 4 ELNA : KriegsDampfLokomotive typ 4 ( Locomotive de guerre type 4 ). La société Schneider ayant mis en place un réseau de sous-traitants réparti sur tout le territoire seules 3 machines sont à peu près terminées lors de la retraite allemande. Le 28 août 1944 ceux-ci tenteront de les emmener en Allemagne mais le voyage s'arrêtera à Dijon où elles furent sabotées.

La SNCF demanda la reprise de la construction par une commande le 21 mars 1945 et les livraisons débutèrent le 21 mai 1945 pour s'achever le 28 novembre 1947 avec les 3 machines sabotées qui furent réparées. Elles furent immatriculées 040 TX 1 à 67 et ventilées sur 4 régions qui furent au début le Nord, l'Est, le Sud-Est et l'Ouest mais très vite la région Nord fut écartée au profit de la région Sud-Ouest.

Utilisation et services[modifier | modifier le code]

Région Est[modifier | modifier le code]

La région Est reçut 14 machines neuves au printemps 1946 qui furent vite complétées par l'arrivée de 6 machines ex-sud-est. Les dépôts d'affectation furent Paris la Villette et Noisy-le-Sec. À partir de mai 1954 et jusqu'en août 1956 l'effectif de la région Est ne cessa de croître par mutation des régions Ouest et Sud-Ouest pour atteindre un maximum de 36 unités en service. Cependant le déclin commença dès l'année 1957 pour se finir le 13 mai 1971 avec la 1-040 TX 25 du dépôt de Chaumont qui eut l'honneur d'être la dernière locomotive de manœuvre de la SNCF. Les dépôts furent, en plus des 2 cités plus haut : Troyes, Épinal, Mulhouse-Nord, Épernay, Chalindrey, Reims, Lumes, Verdun, Blainville, Longwy, Strasbourg, Bar-le-Duc, Vaires, Chaumont, Belfort, Hausbergen et Nogent-Vincennes.

Région Sud-Est[modifier | modifier le code]

Cette région fut la première à toucher des machines neuves avec 10 locomotives qui furent les 5-040 TX 1 à 5 et les 5-040 TX 16 à 20. Leurs dépôts furent Dijon et Laroche-Migennes mais ce pour un temps très court car dès le printemps 1948 les 5-040 TX avaient été mutées vers les régions Est et Sud-Ouest.

Région Sud-Ouest[modifier | modifier le code]

Cette région toucha 8 locomotives neuves en 1947 et l'effectif ne cessa de croître pour atteindre un maximum de 37 machines au milieu de 1955. Le déclin commença en 1961 pour se terminer le 30 novembre 1969 avec la radiation des 2 dernières machines au dépôt de Montluçon. Les dépôts furent : Bordeaux-Bastide, Bordeaux-Saint-Jean, Ussel, Agen, Vierzon, Montluçon, Tours, Périgeux, Castres, Aurillac, Châteauroux, Bayonne, Capdenac, Carmaux, Toulouse, Tarbes, Montauban et Coutras.

Région Ouest[modifier | modifier le code]

Cette région toucha 35 locomotives neuves qui, comme à la région Sud-Est, furent mutées aux régions de l'Est et du Sud-Ouest mais après avoir été intensément utilisées durant les premières années. Ces mutations commencèrent avec la 3-040 TX 6 et se finirent avec la 3-040 TX 62. Les dépôts furent : Évreux, Batignolles, Mézidon, Saintes, Granville, Argentan, Achères, Dieppe et Lisieux.

Autres utilisateurs[modifier | modifier le code]

La société Schneider se garda 3 machines qui furent affectées pour 2 d'entre elles aux mines de fer de Knutange en Lorraine et pour la troisième aux Houillères de Decize dans la Nièvre. La société De Wendel en loua également un certain nombre, de même que les Chemins de fer Secondaires du Nord-Est. De plus 4 machines furent vendues à deux entreprises avec la 040 TX 66 pour l'ABC et les 040 TX 20, 34 et 56 pour la Société des Ciments Français sur le site de Loisy-sur-Marne.

Description[modifier | modifier le code]

C'étaient des machines disposant d'un moteur à simple expansion à deux cylindres. La distribution était du type « Walschaerts ». Le foyer était un foyer de type « Crampton » et l'échappement était fixe de type « Allemand ». Comme toutes machines d'origine allemande la conduite est à droite ce qui put constituer un handicap pour les services auxquels elles étaient destinées, à savoir les manœuvres en gare et aux dépôts, au triage à la butte et en ligne pour les dessertes. Si la longueur de leurs carrières fut le garant de leurs qualités elles n'étaient pas au gabarit passe-partout de la SNCF. Une originalité de ces machines tient du fait qu'elles n'avaient qu'une soute à eau placée entre les longerons.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Pression de la chaudière : 12 kg/cm²
  • Surface de grille : 1,84 m2
  • Surface de chauffe : 88,10 m2
  • Surface de surchauffe : 31 m2
  • Diamètre des cylindres : 520 mm
  • Diamètre des roues motrices : 1 100 mm
  • Capacité de la soute à eau : 6,5 m3
  • Capacité de la soute à charbon : 3,6 t
  • Masse à vide : 42,5 t
  • Masse en ordre de marche : 57,1 t
  • Masse adhérente : 57,1 t
  • Longueur hors tout : 10,08 m
  • Vitesse maxi en service : 45 km/h

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Deux vues de la 040 TX 58 à Reims au mois d'août 1970 ICI et ICI.
  • Une image de la "Lokomotive 4" préservée sur le chemin de fer touristique Dampfbahn Fränkische Schweiz.