White God

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

White God

Titre original Fehér isten
Réalisation Kornél Mundruczó
Scénario Kornél Mundruczó
Viktória Petrányi
Kata Wéber
Acteurs principaux
Sociétés de production Proton Cinema[1]
Pays d’origine Drapeau de la Hongrie Hongrie
Drapeau de la Suède Suède
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre drame
Sortie 2014
Durée 119 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

White God (Fehér isten) est un film dramatique hongro-germano-suédois coécrit et réalisé par Kornél Mundruczó, sorti en 2014.

Il est sélectionné au Festival de Cannes 2014 dans la section Un certain regard dont il remporte le Prix Un certain regard[2].

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Budapest, Lili, une fillette, doit passer trois mois chez son père. Mais il n'apprécie pas que son ex-épouse lui laisse aussi garder Hagen, le chien adoré de sa fille. D'autant qu'une loi impose le recensement des chiens bâtards et une taxe. Les camionnettes de la fourrière patrouillent dans la ville pour capturer les nombreux chiens abandonnés.

Le père finit par jeter Hagen à la rue, à la consternation de Lili. Elle cherche alors à tout prix à le retrouver, tandis que de son côté, le chien passe d'épreuve en épreuve. Dressé pour devenir un chien de combat, Hagen va montrer des capacités insoupçonnées.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Pour ce sixième long-métrage de Kornél Mundruczó, la productrice Viktória Petrányi le produit pour Proton Cinema qui bénéficie les coproductions Pola Pandora de l'Allemagne, Chimney Pot du Suède et Filmpartners de l'Hongrie avec le soutien d'Eurimages, Film I Vast, ARTE-ZDF et la Hungarian National Film Fund[3].

Le réalisateur rédige l'histoire du film après s'être retrouvé face à un chien enfermé dans une cage : « J'ai eu honte (…) d'être là, et lui, derrière des barreaux. Je fais partie d'un système pourri et je le perpétue. C'est là où j'ai compris que je tenais un moyen pour refléter ma société. (…) Les chiens sont la métaphore parfaite pour représenter touts les minorités », raconte-t-il dans un interview. Le titre fait référence à l'Homme optant le « point de vue d'un chien. Et du point de vue d'un chien, le maître est le dieu. Un chien peut de manière innocente et naïve suivre les humains, comme nous suivons Dieu parfois ». L'auteur du film s'inspire également de l'écrivain sud-africain J. M. Coetzee, à propos de son roman Disgrâce (1999), qui rapporte « l'idée que le plantes, les chiens et n'importe quelle forme de vie sur Terre doit jouir des mêmes droits » et du film Dressé pour tuer (White Dog, 1982) de Samuel Fuller « qui fonctionne parfaitement comme une photographie de son époque »[4].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le réalisateur et son équipe tournent, en mars 2013[3], entièrement les scènes à Budapest, capitale de Hongrie, dont le fameux Margit-sziget sur l'île du Danube, le pont Erzsébet híd et bien d'autres[5].

Kornél Mundruczó dédie la mémoire du grand réalisateur hongrois Miklós Jancsó qui, avant sa mort, avait assisté la première version du film d'une durée de cent cinquante minutes et lui avait conseillé de la raccourcir en cent dix-neuf minutes[5].

Accueil[modifier | modifier le code]

Sorties internationales[modifier | modifier le code]

White God est sélectionné « Un certain regard » et projeté en avant-première en mai 2014 au Festival de Cannes où le réalisateur Kornél Mundruczó récolte le Prix Un certain regard ainsi que Palme Dog pour les deux chiens-acteurs Luke et Body.

Après la sortie dans les salles hongroises en ce 12 juin 2014, la Belgique et la France le verront à partir du 3 décembre de la même année.

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Avant la récolte des prix au Festival de Cannes, le critique Aurélien Allin du Cinemateaser résume ce film en « frissons, larmes, euphorie »[6], en revanche, Alexis Campion du Journal du dimanche précise sur cette « ambiance post-apocalyptique qui pourrait bien verser dans l’horreur, […] un peu déprimant. […] Caméra à l’épaule qui tremble tout le temps et qui finit par donner le mal de mer. Excessive enfin, cette musique redondante qui s’immisce dans chaque scène, cherche à faire bondir le spectateur dans son fauteuil. L’idée n’en reste pas moins épatante. Et malgré ses lourdeurs démonstratives, la mise en scène ne manque pas d’habileté »[7]. Contrairement à l'autre, Jean-Christian Hay du Gala prévient qu'« avec une idée qui n’aurait pu faire l’objet que d’un court-métrage, le réalisateur hongrois nous tient en haleine jusqu’au bout et réussit à faire basculer le spectateur du côté des animaux. Un film au poil »[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

  • Festival international du film d'Hambourg 2014 : Art Cinema Award

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Feher Isten », Festival de Cannes,‎ 23 2014 (consulté le 14 novembre 2014)
  2. « Cannes 2014 : Feher Isten du Hongrois Kornel Mundruczo récompensé à Un certain regard », Le Monde,‎ 23 mai 2014 (consulté le 23 mai 2014)
  3. a et b Fabien Lemercier, « White God de Kornél Mundruczó dans les starting-blocks », sur Cineuropa,‎ 18 janvier 2013 (consulté le 14 novembre 2014)
  4. Emmanuelle Spadacenta, Dossier : White God, Cinemateaser,‎ 2014, p. 82-87
  5. a et b (en)György Kárpáti, « White God blends several styles - an interview with Kornél Mundruczó », sur The Budapest Telegraph,‎ 23 mai 2014 (consulté le 14 novembre 2014)
  6. Aurélien Allin, « Cannes 2014 : WHITE GOD - Critique », sur Cinemateaser,‎ 18 mai 2014 (consulté le 15 novembre 2014)
  7. Alexis Campion, « A Cannes, la revanche des bâtards », sur Le Journal du dimanche,‎ 19 mai 2014 (consulté le 15 novembre 2014)
  8. Jean-Christian Hay, « Gala a vu White God », sur Gala,‎ 23 mai 2014 (consulté le 15 novembre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]