Le Cheval de Turin

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Le Cheval de Turin

Titre original A Torinói ló
Réalisation Béla Tarr avec participation d'Ágnes Hranitzky
Scénario László Krasznahorkai
Béla Tarr
Acteurs principaux
Sociétés de production T. T. Filmműhely
Pays d’origine Drapeau de la Hongrie Hongrie
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de la Suisse Suisse
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 2011
Durée 146 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Cheval de Turin (A Torinói ló) est un film réalisé par Béla Tarr, en coproduction entre la Hongrie, la France, l'Allemagne, la Suisse et les États-Unis, et sorti en France le 30 novembre 2011. C'est le dernier film du réalisateur Béla Tarr, qui a décidé d'arrêter le cinéma après ce film.

Le film a obtenu l'Ours d'argent (Grand Prix du Jury) au Festival de Berlin 2011.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Janvier 1889. Turin. Le philosophe allemand Friedrich Nietzsche s'oppose au comportement brutal d'un cocher flagellant son cheval qui refuse d'avancer. Nietzsche sanglote et enlace l'animal. Puis son logeur le reconduit à son domicile. Le philosophe y demeure prostré durant deux jours, avant de sombrer, au cours des onze dernières années de son existence, dans une crise de démence. Tel est le prologue initial du film qui s'attache, ensuite, à décrire minutieusement la vie du cocher, celle de sa fille et, enfin, celle du cheval…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Thomas Sotinel, critique au journal Le Monde, considère qu'il s'agit du meilleur film de l'année 2011[1].

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Avec Le Cheval de Turin, le cinéaste hongrois Béla Tarr a manifesté son désir de mettre fin à sa carrière. Il se consacrera entièrement à l'enseignement, notamment à l'École de cinéma de Split en Croatie. « Peur de se répéter, difficulté sans cesse croissante de monter financièrement ses films, désaffection d'un public, pourtant constitué de fidèles inconditionnels »[2], sont les raisons invoquées par le réalisateur pour expliquer sa décision. Selon Raphaëlle Pireyre (Critikat.com), « l'énergie dont Béla Tarr avait besoin pour porter ses réalisations de plus en plus complexes et virtuoses se tarit. » À cette occasion, Le Centre Georges-Pompidou consacre une rétrospective de ses films, du 3 décembre 2011 au 2 janvier 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thomas Sotinel, Isabelle Regnier, Jacques Mandelbaum et Jean-François Roger, « Le palmarès de l'année des critiques du "Monde" », Le Monde,‎ 28 décembre 2011 (lire en ligne)
  2. Raphaëlle Pireyre, « Béla Tarr, un cinéaste inactuel », Critikat.com,‎ 6 décembre 2011 (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jonathan Rosenbaum, « Voluptueuse misère dans Le Cheval de Turin », Trafic, no 81,‎ mars 2012