Théodore Vacquer

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Théodore Vacquer, né en 1824 à Paris et décédé en 1899, était un archéologue et architecte français qui fut à l'origine de nombreuses découvertes dans Paris, dont les arènes de Lutèce en 1869. Il est considéré comme le fondateur de l'archéologie parisienne[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille de Théodore Vacquer est d'origine parisienne. Il fait des études d'architecture et s'intéresse rapidement aux résultats des fouilles effectuées à Paris vers 1840. Il devient, en 1847, conducteur des travaux de la Ville de Paris et réalise les premières fouilles du parvis de la cathédrale Notre-Dame (sous la responsabilité d'Albert Lenoir qui publiera de son nom les résultats des travaux de Vacquer[3]) puis de la Tour Saint-Jacques après 1848[1]. En 1866, il devient inspecteur au service historique de la ville Paris et conduit ses travaux de recherche sur les sites de la butte Montmartre et du cimetière des Gobelins. Il mena ensuite deux importantes campagnes autour de l'église Saint-Germain-des-Prés en 1876 et 1880[1]. Grâce aux grands travaux de la capitale entrepris par les restructurations de la ville par le baron Haussmann, il met à jour avec l'ensemble de ses recherches les origines gallo-romaine de Paris et permet de mieux comprendre l'organisation de la ville à l'époque à la période de Lutèce. Il a notamment démontré que les voies romaines ne sont pas nécessairement dallées et ainsi révèle les traces des artères de la ville sous la période romaine en retrouvant les traces du « macadam » utilisé et constitué d'un agglomérat de cailloutis[2]. Il est également le découvreur des arènes de Lutèce en 1869 lors des travaux d'aménagement de la rue Monge pour la construction d'une ligne d'omnibus mais également des thermes de Cluny, du théâtre romain de la rue Racine, du cardo sur l'emplacement du boulevard Saint-Michel, et du forum romain de la rue Soufflot.

Devenu en 1872 sous-conservateur du musée Carnavalet il organise les collections archéologiques de la ville de Paris qui sont présentées dans des salles qu'il ouvre au public en 1880. À sa mort, il laisse plus de 10000 documents aux services de la ville mais aucune note de synthèse ou transmission de ses savoirs, travaillant en solitaire[2]. C'est l'historien Félix-Georges de Pachtère qui réalise le premier ouvrage sur les travaux de Vacquer en 1912 et intitulé Paris à l'époque gallo-romaine puis Paul-Marie Duval en 1961 qui travaille sur les documents de l'archéologue.

La Bibliothèque historique de la ville de Paris conserve un ensemble de 1000 pièces de l'architecte: photographies, fragments d'imprimés relatif à l'histoire de Paris et surtout des manuscrits de la main de Vacquer, notes relevées sur les chantiers de fouilles parisiens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Hommage à Théodore Vacquer dans le cadre de l'exposition ARCHEO 2000 sur le site de la Ville de Paris.
  2. a, b et c Théodore Vacquer, apprenti archéologue dans L'Express du 21 février 2007.
  3. « Si le roi m'avait donné Paris sa grand'ville... », Michel Fleury et Geneviève Dormann, éditions Maisonneuve & Larose, 1994, (ISBN 978-2-7068-1141-8), p.162.

Lien externe[modifier | modifier le code]