Tanaro

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45° 00′ 20″ N 8° 46′ 10″ E / 45.0056, 8.76944 ()

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le Tanaro
Image illustrative de l'article Tanaro
Caractéristiques
Longueur 276 km
Bassin 8 324 km2
Bassin collecteur
Débit moyen 131,76 m3/s
Régime pluvio-nival
Cours
Source Mont Saccarello dans les Alpes ligures
· Localisation près du col de Tende
· Altitude 2 200 m
Confluence à Bassignana
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Negrone, Rio Armella, Rio Inferno, Corsaglia, Pesio, Stura di Demonte, Riddone, Talloria, Cherasca, Seno d'Elvio, Borbore, Versa, Rio Nuovo di Loreto
· Rive droite Rio Nava, Rio Malsangua, Cevetta, Ellero, Mondalavia, Rio della Gera, Mellea, Tiglione, Felizzano, Belbo, Canale Carlo Alberto, Bormida
Pays traversés Drapeau de l'Italie Italie
Régions traversées Flag of Piedmont.svg Piémont
Principales villes Cosio di Arroscia, Ormea, Garessio, Bagnasco, Ceva, Lesegno, Niella Tanaro, Bastia Mondovì, Clavesana, Farigliano, Monchiero, Narzole, Cherasco, Pollenzo, Isola d'Asti, Asti, Castello di Annone, Rocchetta Tanaro, Pavone, Rivarone

Le Tànaro (Tana ou Tòn-no en dialecte, Tane ou Tani en dialecte piémontais) est le second cours d'eau plus important du Piémont après le .

C’est le principal affluent de rive droite du Pô, et le sixième cours d'eau le plus important d'Italie pour sa longueur (276 km) après le Pô, l'Adige, le Tevere, l'Adda et l'Oglio et le quatrième pour la superficie du bassin (8 324 km²) après le Pô, le Tevere et l'Adige.

Parcours[modifier | modifier le code]

Le Tanaro naît à l’extrémité méridionale du Piémont sur les confins avec la Ligurie des Alpes ligures, précisément du mont Saccarel (2 200 m) avec le nom de Tanarello et court, initialement sur une dizaine de kilomètres, dont les quatre premiers en territoire piémontais et le restant en territoire ligure (commune de Cosio di Arroscia), en aval, près du hameau de Ponte di Nava (Ormea) où il reçoit à gauche l’apport du Negrone, torrent qui naît à la pointe Marguareis (2 650 m) en territoire piémontais.

À partir de cette confluence le cours d'eau double son débit et change de nom, devenant le Tanaro. Il se dirige vers le nord-est comme torrent alpin dans une étroite vallée boisée, marquant pour quelques kilomètres la limite entre le Piémont et la Ligurie.

Une fois le centre de Ponte di Nava passé, il reçoit à droite le Rio Nava et entre définitivement en territoire piémontais près d'Ormea où il reçoit en rive gauche le Rio Armella.

Le débit sur ce tronçon diminue à cause d’un prélèvement artificiel (moyenne annuelle 6,9 m³/s).

Plus en aval, après avoir baigné la commune de Garessio, il reçoit à gauche le Rio Inferno et à droite le Rio Malsangua. Il coule sur quelques kilomètres dans une grande cuvette dominée par les cimes des Alpes ligures et rejoint Bagnasco. Son débit est à ce point de 9,1 m³/s.

La rivière oblique vers le nord-ouest puis vient baigner la commune de Ceva où elle reçoit à sa droite le torrent Cevetta.

le Tanaro à Ceva

De là, le Tanaro perd son aspect de torrent pour un cours plus calme et sinueux dans les collines Langhe. Poursuivant vers le nord, il rejoint le centre de Castellino Tanaro où son débit moyen est de 12,40 m³/s.

Sur ce tronçon, le lit s’encaisse profondément entre les reliefs des Langhe et l'Altopiano Monregalese, devenant assez régulier, créant des calanques d’érosion et changeant sa couleur d’origine claire pour des eaux plus troubles à cause du sol argileux de la vallée.

À Lesegno, il reçoit le premier affluent important de rive gauche, le Corsaglia (10 m³/s en moyenne). Après quoi, barré par une digue pour des besoins hydroélectriques, son lit se trouve à sec sur environ 1 km. Une autre digue près de Niella Tanaro récupère les eaux qu’il avait retrouvées.

À Bastia Mondovì (débit moyen 29 m³/s), une autre digue réduit de nouveau le cours pour quelques kilomètres. La rivière reçoit divers affluents dont l'Ellero (moyenne 7 m³/s), le Pesio (moyenne 10 m³/s) et le Mondalavia qui accroissent notablement le volume d’eau du Tanaro.

À Clavesana le fleuve perd une partie de ses eaux pour des besoins industriels ou d’irrigation. Même scénario plus en aval, comme à Farigliano, où le fleuve a un débit de 38,70 m³/s. A Monchiero, jusqu’à la confluence avec le torrent Rea (moyenne 1,7 m³/s) et à Narzole où l’eau est de nouveau retenue par une grosse digue.

À Cherasco, avec un débit moyen de 41 m³/s, le Tanaro vire vers l’est et s’unit avec la Stura di Demonte, assez riche en eaux (moyenne 47 m³/s), son principal affluent de gauche (111 km).

À partir de là, le Tanaro change d’aspect dans une vallée plus ample (3-4 km) et son lit s’élargit, se divisant en plusieurs bras secondaires. Son débit s'accroît pour atteindre les 85 m³/s ; sur ce tronçon il baigne Pollenzo et, barré par une nouvelle digue, alimente le Canale di Verduno.

À Alba, il reçoit à droite comme à gauche de modestes torrents : Rio della Gera, Mellea et Riddone, venant du territoire de Roero. Le Talloria (1,8 m³/s), Cherasca (0.7 m³/s) et Seno d'Elvio, venant des Langhe.

Le cours d'eau vu de Barbaresco près de Alba

La rivière rejoint Isola d'Asti, entrant ainsi dans le Montferrat (Italie) et en province d'Asti ; là elle traverse la périphérie sud d’Asti, reçoit à sa gauche le Borbore (5 m³/s) et la Versa (2 m³/s).

Après avoir traversé Castello di Annone et Rocchetta Tanaro, elle entre dans la province d'Alexandrie, longe Masio où elle reçoit à droite le Tiglione et le Felizzano où la dernière digue utilise ses eaux, débutant ainsi son cours de plaine fermé par deux autres digues.

Près du hameau de Villa del Foro, sur sa droite, il reçoit le Belbo (86 km et débit de 6 m³/s) et le Canale Carlo Alberto. Canalisé, il traverse Alexandrie (Italie), avec un débit moyen d’environ 100 m³/s, et reçoit aussi le dernier affluent de gauche, le Rio Nuovo di Loreto.

À Pavone, quelques kilomètres en aval d’Alexandrie, le Tanaro sinue devant les derniers contreforts du Montferrat.

Ile Tanaro vers Alexandrie.

Le Tanaro reçoit son principal affluent de droite, la Bormida (154 km et 40 m³/s) quiporte son débit à une moyenne de 131,76 m³/s.

Enfin, après Rivarone, le Tanaro passe sous le pont de Bassignana pour aller se jeter dans le fleuve .

Affluents[modifier | modifier le code]

De droite[modifier | modifier le code]

  • torrente Tanarello
  • rio Nava
  • torrente Armella (Ormea)
  • rio Malsangua (Garessio)
  • torrent Cevetta (Ceva)
  • torrent Rea (Monchiero)
  • torrent Talloria (Alba)
  • torrent Cherasca (Alba)
  • torrent Seno D'Elvio (Alba)
  • torrent Tiglione (Masio)
  • torrent Belbo (Villa del Foro)
  • canal Carlo Alberto (Villa del Foro)
  • fleuve Bormida (Montecastello)

De gauche[modifier | modifier le code]

Assiette hydro-géologique[modifier | modifier le code]

Le Tanaro se caractérise par ces crues saisonnières qui peuvent atteindre facilement un débit de 2 000 m³/s.

Le fleuve possède en outre, une notable capacité érosive avec un temps d’écoulement relativement bref en cas de fortes précipitations : Une onde de crue formée à partir de l’amont (zone de Garessio) arriverait à l’embouchure du Pô à Montecastello en 24-48 heures. Cela monte combien le bassin du fleuve est soumis à un équilibre fragile de son système hydrologique, souvent sujet à des phénomènes d’éboulement, glissements de terrain, érosions, ravinements… La situation se complique par le processus d’urbanisation, parfois sauvage, le long du fleuve dans des zones inondables, longées par un cours canalisé, encombré de limons qui, en entassant au fils des crues, ne font qu’augmenter le niveau des eaux à chaque fois.

Débit moyen[modifier | modifier le code]

Débit moyen mensuel (en m3)
Station hydrologique : confluenza
(1951 - 1991)

Source : AA.VV., Piano di tutela della acque - Allegato tecnico II.h/1 Bilancio delle disponibilita' idriche naturali evalutazione dell'incidenza dei prelievi - Bilancio idrologico - Rapporto tecnico; tabella 8, pag. 28; juillet 2004; Regione Piemonte (consulté dans le décembre 2011)

Alluvions[modifier | modifier le code]

Un des derniers désastres significatifs qui a touché le bassin du fleuve, le 5-6 novembre 1994, après 3 jours de pluie continue (plus de 600 mm) : une onde de crue, formée le 5 à Garessio, dévasta tous les habitats riverains pour arriver à l’embouchure du Pô le 7 novembre.

Durant l’évènement les mesures effectuées sont révélatrices du phénomène :

  • à l’hydromètre de Farigliano le fleuve monte de 9 mètres (bien 3 mètres au-delà du précédent niveau historique) avec un débit maxi de 3 400 m³/s.;
  • à Alba, Asti et Alexandrie l'amplitude de la crue fut comprise entre 4 000 et 4 200 m³/s;
  • à Montecastello, peu de km avant l’embouchure : 5 000 m³/s (la moyenne étant de 132) avec 8,50 m de hauteur d’eau.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giovanni Rapetti, I pas ant l'èrba (a cura di Franco Castelli), Alexandrie, All'Insegna del Moro, 1987
  • Giuseppe Aldo di Ricaldone "Monferrato tra Po e Tanaro" Gribaudo Lorenzo Fornaca editore

Asti 1999

  • Riccardo Motta, Tanaro, Bormida e l'inconscio collettivo di Alessandria, Maxmi Editore, Castelnuovo Scrivia, 1995
  • Ugo Boccassi, Alessandria in barca - Quando la Canottieri Tanaro remava, in "Nuova Alexandria" Anno III N° 10, Ugo Boccassi Editore, Alessandria 1997
  • AA.VV., Tanaro: un fiume, il suo mondo... una volta, Edizioni i Grafismi Boccassi per Museo Etnografico di Alessandria "C'era una Volta", Alessandria 2005

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]