Sursauteur X

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En astronomie, un sursauteur X est une classe de binaires X qui manifeste des augmentations rapides et périodiques en luminosité (habituellement d'un facteur 10 ou supérieur) atteignant leur apogée dans la plage de rayons X du spectre électromagnétique. Ces systèmes astrophysiques sont composés d'objet compact en accrétion, typiquement une étoile à neutrons ou plus rarement un trou noir, et une étoile compagnon « donneuse » ; la masse de l'étoile donneuse permet de classer le système dans les binaires X à forte masse (au-dessus de 10 fois la masse solaire) ou à faible masse (inférieure à 1 masse solaire) — respectivement en anglais high-mass X-ray binary, HMXB ou low-mass X-ray binary, LMXB. Au niveau de l'observation, les sursauteurs X diffèrent des autres sources transitoires de rayons X (telles que des pulsars à rayons X (en) ou des sources transitoires X molles), en montrant un temps de forte augmentation (1 à 10 secondes) suivi par un adoucissement spectrale (une propriété de corps noirs refroidissant). L'énergie dégagée par des explosions individuelles est caractérisée par un flux intégré de 1039–40 ergs[1], à comparer à la luminosité régulière de l'ordre de 1037 ergs pour les accrétions sur une étoile à neutrons[2]. Ainsi, le ratio du flux d'explosion sur le flux continu, noté α dans la littérature, varie de 10 à 103 mais est habituellement de l'ordre de 100[1]. Les sursauteurs X émis depuis la plupart de ces systèmes réapparaissent sur une échelle de quelques heures à quelques jours, bien que des durées de récurrence plus étendues existent dans certains systèmes. On a également observé dans des cas moins nombreux de faibles explosions avec une récurrence temporelle de 5–20 minutes qui ne sont toujours pas expliquées[3]. L'abréviation XRB (de l'anglais X-ray burster) fait soit référence à la classe d'objets (sursauteurs X), soit référence aux observations astronomiques des émissions associées (explosions de rayons X).

Explosion en astrophysique[modifier | modifier le code]

Observations d'explosions[modifier | modifier le code]

Applications en astronomie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Walter H. G. Lewin, Jan van Paradijs et R. E Taam, « X-Ray Bursts », Space Science Reviews, vol. 62, no 3-4,‎ 1993, p. 223–389 (liens DOI? et Bibcode?)
  2. (en) S. Ayasli et P. C. Joss, « Thermonuclear processes on accreting neutron stars - A systematic study », Astrophysical Journal, vol. 256,‎ 1982, p. 637–665 (liens DOI? et Bibcode?)
  3. (en) Christian Iliadis, Pieter M. Endt, Nikos Prantzos et Thompson`prénom4= William J., « Explosive Hydrogen Burning of 27Si, 31S, 35Ar, and 39Ca in Novae and X-Ray Bursts », Astrophysical Journal, vol. 524,‎ 1999, p. 434–453 (liens DOI? et Bibcode?)

Voir aussi[modifier | modifier le code]