Naine jaune

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Le Soleil, un exemple de naine jaune.

Une étoile jaune de la séquence principale, appelée communément naine jaune, est une étoile de type G V (lire « G cinq »), c'est-à-dire une étoile appartenant à la séquence principale (classe de luminosité V) de type spectral G (étoile jaune). Sa masse est comprise entre 0,8 et 1,2 masse solaire[1].

Ce type d'étoile représente environ 10 % des étoiles de la Voie lactée et le Soleil en est un exemple typique[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les naines jaunes transforment dans leur cœur de l'hydrogène en hélium, par un processus de fusion nucléaire. Le mot « naine » utilisé pour désigner ces étoiles fait référence à leur classe de luminosité V.

Leur température de surface est comprise entre 5 000 et 6 000 °C environ[1], et leur couleur jaune vif, presque blanc. La durée de vie d'une telle étoile est d'environ 10 milliards d'années. À la fin de leur vie, ces étoiles se mettent à grossir démesurément, pour devenir des géantes rouges (comme c'est le cas de Alpha Tauri par exemple).

Lorsque ceci arrivera au Soleil, il s'étendra jusqu'à engloutir entièrement Mercure, Vénus et la Terre. Plus tard il s'effondrera à nouveau sur lui-même, laissant derrière lui une bonne partie des gaz le composant, pour former une naine blanche entourée d'une nébuleuse planétaire.

Le cycle de vie du Soleil est similaire à celui d'une naine jaune.

Naines jaunes remarquables[modifier | modifier le code]

Le Soleil (à gauche) comparé à Tau Ceti (à droite).
Articles détaillés : Soleil et Jumeau du Soleil.

Le Soleil est l'exemple le plus connu de naine jaune.

Kepler-22 abrite Kepler-22b, la première exoplanète découverte orbitant dans la zone habitable de son étoile.

Environ 10 % des étoiles de la Voie lactée sont des naines jaunes. Parmi les plus notables d'entre elles, on peut citer Alpha Centauri A, Tau Ceti, et 51 Pegasi[3],[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Empirical bolometric corrections for the main-sequence, Astronomy and Astrophysics Supplement 46 (November 1981), pp. 193–237.
  2. (fr) La classification spectrale des étoiles, Ciel des Hommes
  3. (en) Alpha Centauri A sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg
  4. (en) Tau Ceti sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg
  5. (en) 51 Pegasi sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]