Squillace

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Squillace
Le château fort
Le château fort
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Coat of arms of Calabria.svg Calabre 
Province Coat of Arms of the Province of Catanzaro.svg Catanzaro 
Code postal 88069
Code ISTAT 079142
Préfixe tel. 0961
Démographie
Population 3 450 hab. (31-12-2010[1])
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 38° 47′ 00″ N 16° 31′ 00″ E / 38.78333, 16.51667 ()38° 47′ 00″ Nord 16° 31′ 00″ Est / 38.78333, 16.51667 ()  
Altitude Min. 344 m – Max. 344 m
Superficie 3 300 ha = 33 km2
Divers
Saint patron Sant'Agazio martire
Fête patronale 7 mai
Localisation

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Squillace

Squillace est une commune italienne de la province de Catanzaro dans la région Calabre. Elle constitue un important site archéologique et demeure une station balnéaire réputée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le golfe de Squillace, s'ouvrant sur la mer Ionienne par une rade de 69 kilomètres pour une flèche de 25, ne peut rendre que peu de services à la navigation.

La ville historique (Squillace Superiore ou Squillace Antica) se dressait sur trois collines d'environ 345 m d'altitude. Deux torrents, l’Alessi et le Ghetterello, dévalaient des coteaux vers la mer. La citadelle surplombant le golfe occupe une position stratégique ; alentour ont grandi les quartiers de Squillace Marina (appelé aussi Squillace Lido ou Squillace Scalo) et de Fiasco Baldaia.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon la tradition généralement acceptée dans l'Antiquité, la colonie grecque de Scylletium aurait été fondée par des soldats de l'Athénien Ménesthée au retour de la guerre de Troie[2] ; mais si une légende toujours vivace attribue, elle, sa fondation à Ulysse[3], on ne peut accorder de crédit à aucun de ces récits, car aucune source historique ne mentionne la ville comme une colonie grecque, et encore moins une colonie athénienne : ni le catalogue des cités grecques d'Italie de Scylax, ni celui de Scymnos de Chio ne la nomment, et on ne trouve aucune allusion à des origines athéniennes chez Thucydide à l'époque de l'expédition athénienne en Sicile. Et nous savons même par Diodore[4] qu’elle ne nourrissait pas vraiment de sentiments amicaux envers les Athéniens : il semble en effet qu'à la grande époque des colonies grecques, c'était une résidence peu prisée, simple dépendance de Crotone, à laquelle elle demeura assujettie jusqu'à ce que Denys l'Ancien s'en empare et attribue ses terres aux Locriens[5]. Comme son nom n'est pas davantage cité à propos de la campagne d’Hannibal dans le Bruttium, il semble qu'elle était encore une petite localité sans importance à l'époque de la Deuxième guerre punique, bien que le camp du général carthaginois (Castra Hannibalis) eût dû se trouver dans les abords immédiats de Scylletium.

En 124 av. J.-C., les Romains y envoyèrent des colons à l’instigation du consul C. Gracchus, et la colonie semble avoir été rebaptisée Minervium ou Colonia Minervia pour l’occasion[6]. Velleius orthographie le nom « Scolatium », et l'on trouve aussi la forme voisine Scolacium dans une inscription du règne d’Antonin le Pieux, ce qui permet de penser que la ville aurait accueilli de nouveaux colons sous le règne de Nerva[7]. Scylletium devient alors florissante, et continue de prospérer tout au long de l’Empire romain[8]. Au IVe siècle, elle voit la naissance du sénateur Cassiodore, le fondateur du Vivarium, un monastère où cohabitaient moines cénobites et ermites. Cassiodore nous a laissé un témoignage détaillé (mais empreint d’effets rhétoriques) de la beauté du site, et de la fertilité des terres environnantes[9]. Les écrits de Cassiodore mentionnent déjà la production locale de céramique, très prisée dans tout l'Empire.

Scolatium devient « Squillace » au Moyen Âge.

Squillace sera prise par les Normands en 1060[10] et intégrée au duché de Calabre. En 1130, le duché de Calabre est intégré au royaume de Sicile. Au milieu du XIIe siècle, on trouve à la tête du comté de Squillace un certain Évrard, qui participa en 1156 à une révolte organisée par des barons rebelles contre le roi Guillaume Ier de Sicile, et sera emprisonné par ce dernier après la maîtrise de la rébellion[11]. En 1177, le comté de Squillace est dirigé par le comte Alphonse qui partipa à Palerme au mariage du roi Guillaume II de Sicile avec la princesse Jeanne d'Angleterre[12].

Sous le règne du roi Charles Ier de Sicile (1266–1285), le comte de Squillace Tommaso di Marzano (Thomas de Marzan), fut grand-amiral du royaume de Sicile[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Station balnéaire réputée et centre historique de production de céramique, Squillace vit aujourd'hui principalement du tourisme.

Culture[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Recensement

Événement commémoratif[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Squillace
Période Identité Parti Qualité
1947 Giuseppe Rhodio
1955 Guido Mantella DC
1963 Francesco Taverniti
1967 Guido Mantella DC
1971 Francesco Taverniti
1979 Guido Rhodio DC journaliste
1983 Guido Mantella DC
1987 Giuseppe Mercurio
1991 Guido Mantella DC
1994 Domenico Nuciforo
1995 Pasquale Muccari Squillace Nuova médecin
1999 Guido Mantella DC
2004 Guido Rhodio DC journaliste
2009 Guido Rhodio DC journaliste

Hameaux[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Amaroni, Borgia (Italie), Girifalco, Montauro, Palermiti, Stalettì, Vallefiorita

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Strabon, Géographie; Pline l'Ancien Hist. Nat.; Servius Comm. sur l'Énéide, III, l. 553.)
  3. Cassiodore, Var. xii. 15; Servius l. c..
  4. Cf. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, XIII, 3.
  5. Cf. Strabon, Géographie, VI. p. 261.
  6. Cf. Velleius Paterculus, I. 15; Theodor Mommsen, in Berichte der Sächsischen Gesellschaft der Wissenschaften, 1849, pp. 49–51.
  7. Orell. Inscr. 136; Mommsen, op. cit.
  8. Pomponius Mela II. 4. § 8; Pline l'Ancien III. 10. p. 15; Ptolémée III. 1. § 11.
  9. Cassiodore Var. xii. 15.
  10. Ferdinand Chalandon, Histoire de la domination normande en Italie et en Sicile, t. I, pp. 173-174, Paris, 1907.
  11. Ibid., t. II, p. 183, p. 188, p. 235.
  12. Ibid., t. II.
  13. Pietro Ebner, Chiesa, baroni e popolo nel Cilento, 2 voll., Ed. di Storia e Letteratura, p. 150.