Soulosse-sous-Saint-Élophe

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Soulosse-sous-Saint-Élophe
L'église Saint-Élophe.
L'église Saint-Élophe.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Coussey
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Jeanne
Maire
Mandat
Catherine Renaud-Vermandé
2014-2020
Code postal 88630
Code commune 88460
Démographie
Gentilé Solicien(ne)s
Population
municipale
626 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 15″ N 5° 44′ 03″ E / 48.4041666667, 5.73416666667 ()48° 24′ 15″ Nord 5° 44′ 03″ Est / 48.4041666667, 5.73416666667 ()  
Altitude 291 m (min. : 272 m) (max. : 445 m)
Superficie 19,32 km2
Localisation

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Soulosse-sous-Saint-Élophe

Soulosse-sous-Saint-Élophe est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Soliciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Soulosse-sous-Saint-Élophe est situé dans la vallée du Vair en aval d'Autigny-la-Tour et à 6 km au nord de Neufchâteau. Le hameau de Soulosse occupe une position centrale, dans le creux d'un méandre de la rivière. Les forêts couvrent essentiellement l'ubac, autour du hameau de Fruze traversé par la Frezelle, ruisseau venant de Rollainville. Enfin, Saint-Élophe et Brancourt sont les deux hameaux de l'adret.

Les communes les plus proches sont Autigny-la-Tour à 2 km, Harchéchamp à 3 km, Moncel-sur-Vair, Rollainville et Barville à 4 km de distance[1]. La grande ville la plus proche est Toul, à 32 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Soulosse-sous-Saint-Élophe est océanique avec des étés tempérés. Le village a été victime d'inondations et de coulées de boue en avril 1983, mars et décembre 1999 et décembre 2001. Il a également subi des mouvements de terrains en décembre 1999.

Le 11 février 2007, les hameaux de Brancourt et de Saint-Élophe sont touchés par une tornade, faisant quelques blessés dont 2 graves et d'importants dégâts matériels, 80 maisons sont endommagées dont 2 sont complètement détruites. La stupeur des habitants, non habitués à ce genre de phénomène, va de pair avec son extrême brièveté : elle n'a duré que 30 secondes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La voie romaine de Lyon à Trèves traverse le domaine communal. Saint-Élophe devait correspondre à l'antique Solimariaca dont le nom se retrouve sur quelques inscriptions monumentales retrouvées[2], ainsi que sur l'Itinéraire d'Antonin.
Édifié sans doute sous la poussée des invasions barbares, un castrum a pu être localisé dans la vallée, sur le site de Soulosse.

La commune est née le 1er juillet 1964 de la fusion de Soulosse (88460), Saint-Élophe (88414), Brancourt (88072) et Fruze (88191).

  • Le village de Fruze (Frumentosa) comptait 18 habitants en 1710, 109 en 1803, 138 en 1830. Fruze dépendait autrefois de la baronnie du Châtelet (Barville).
  • Le village de Brancourt fut échangé en 1279 par Jacques de Clermont, doyen du chapitre de Toul, au duc Ferry du Chatelet contre le village de Gémonville.

Début 2008, ouverture de la crèche "La Souris Verte" et de la cantine.

Le conseil municipal de Soulosse-sous-Saint-Élophe s'est prononcé en faveur d'un projet de site d'enfouissement de déchets nucléaires (type FAVL), projet au sujet duquel la population (majoritairement opposée) n'a pas été consultée. À ce jour, la candidature de la commune n'a pas été retenue. Soulosse est l'une des quatre communes vosgiennes dans ce cas, avec Aouze, Rouvres-en-Xaintois et Grand.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Voie romaine Langres-Metz.

Un musée gallo-romain est installé au rez-de-chaussée de la mairie. Toutes les trouvailles archéologiques faites dans le village y sont exposées : stèles gallo-romaines du Ier au IVe siècles, bornes milliaires, objets quotidiens usuels ... Le musée est ouvert tous les jours de l'année sauf le samedi, mais peut être visité sur réservation. La visite, guidée et commentée, inclut l'église et le parcours de saint Élophe. La légende du saint y est racontée, de la chapelle Saint-Épéothe à la source qui jaillit au passage d'Élophe, à la pierre qui se fendit pour abriter le saint...


  • L'église Saint-Élophe, construite aux XIIIe et XVe siècles, inscrite Monument historique en mars 1926[4].
L'église, curieusement de style gothique et roman mélangé, présente un gisant et les reliques de saint Élophe. Autrefois l'église portait en son toit une grande statue du saint qui a dû être retirée car elle compromettait la solidité de l'église. Cette grande statue de pierre trône aujourd'hui à côté de l'église.
    • Le bourdon (cloche) de l'église est remarquable par sa taille (4,5 tonnes).
    • L'orgue de l'église a été construit en 1871 par Jean-Baptiste Alizant[5], [6].
  • Le viaduc.
  • Le cimetière et son édicule en pierre, classé Monument Historique en mars 1926.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Saint Élophe
  • Saint Élophe, qui aurait subi le martyre en l'an 362 sous Julien, faisait l'objet d'un pèlerinage très fréquenté. La légende prétend que le saint décapité gravit la colline, la tête sous le bras, et y prononça un dernier sermon. Il était invoqué notamment contre la goutte et la gravelle (calculs rénaux).
Depuis 1992, le pèlerinage se perpétue tous les lundis du mois d'octobre[7]. C'est une association qui prend en charge l'organisation, avec une partie religieuse le matin et une animation au cours de l'après-midi. Depuis 2006, l'association "Conservation du patrimoine" a créé les "Journées des Élophe", invitant toutes les familles qui portent de nom d'Élophe à se réunir au village qui est probablement la terre de leurs ancêtres. En 2006, les Élophe sont arrivés le samedi 14 octobre et ont passé passé trois jours sur le site à faire connaissance. L'expérience a été renouvelée en octobre 2007.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Patrick Roger UMP  
1971 1995 Roger Souchal   Bâtonnier, ancien député de Meurthe-et-Moselle
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 626 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
92 110 104 99 149 160 163 173 171
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
151 125 145 134 178 113 98 108 116
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
106 111 123 100 95 100 82 82 342
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 - -
426 520 555 558 581 584 626 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Soulosse, p. 1148

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/88460_Soulosse-sous-Saint-Elophe.html
  2. Notamment une inscription monumentale dédicacée par les habitants, les Vicani Solimariacenses, retrouvée au cours de la démolition en 1694 du vieux pont sur le Vair.
  3. Trouvée à Soulosse-sous-Saint-Élophe. (Exposée au Musée de cette même localité).
  4. « Notice no PA00107284 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. (fr) Site sur les orgues du Département des Vosges : Page sur l'orgue de l’église de Soulosse-sous-Saint-Élophe
  6. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 581 à 582
    Présentation des orgues de l’église Saint-Elophe à Soulosse-sous-Saint-Elophe
  7. Le pèlerinage et son histoire
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011