Skicross

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Quatre skieurs en même temps, le premier arrivé gagne.

Le skicross ou ski cross, est une discipline sportive du ski acrobatique. D'autres dénominations existent pour désigner cette épreuve.

Des origines[modifier | modifier le code]

Également appelé skier X ou skier cross, le skicross est né à la fin des années 1990 aux États-Unis, où ont été créés les premiers Winter X Games, pendant hivernal des X Games. Parmi les disciplines officielles se trouve une pratique jusqu’alors inédite : le skicross. En 2003, le ski cross est reconnu par la Fédération internationale de ski (FIS) et est intégré à la catégorie freestyle (ski acrobatique). En 2010, il est devenu épreuve olympique officielle lors des Jeux olympiques d'hiver à Vancouver. Le skicross reste par ailleurs toujours au programme des Winter X Games et fait partie des événements les plus attendus et les plus spectaculaires.

Les caractéristiques de la discipline[modifier | modifier le code]

Les skieurs sur un parcours spectaculaire.

Le parcours[modifier | modifier le code]

Le principe du skicross est assez simple. Inspiré du moto cross, il consiste en une course le long d’un parcours d'environ 600 mètres et de 33 % d'inclinaison, composé de divers éléments naturels ou artificiels comme les bosses, les courbes relevées ou tremplins[1].

Le déroulement d'une compétition[modifier | modifier le code]

La compétition se déroule en deux étapes : les qualifications et les phases finales. Pour les qualifications, chaque skieur parcourt le tracé de manière individuelle et chronométrée. Une fois les qualifications terminées, les 32 skieurs qui ont réalisé les meilleurs temps aux épreuves individuelles peuvent prendre part aux phases finales, un tableau à élimination directe[2]. La véritable course peut alors débuter. Quatre par quatre, les skieurs s’affrontent et dévalent la piste le plus rapidement possible. Seuls les deux premiers de chaque descente sont qualifiés pour l’étape suivante. Les courses continuent ainsi jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que quatre skieurs en lice. L'avant dernière course est la « petite finale », pour attribuer les places 5 à 8 ; à l’issue de la course finale, les vainqueurs sont médaillés et gravissent les marches du podium.

Principaux compétiteurs[modifier | modifier le code]

Hommes[modifier | modifier le code]

Chez les hommes, le pionnier est l’Américain Reggie Crist qui s’est imposé aux Winter X Games en 2002 et 2005, a fini deux fois second en 2003 et 2006, et une fois troisième en 2004[3].

Le Tchèque Tomáš Kraus a remporté la Coupe du monde de la spécialité en 2005, 2006 et 2008, ainsi que la médaille d'or aux Championnats du monde 2005 et 2007. Les noms du Français Enak Gavaggio ou du Suédois Jesper Brugge ont figurés régulièrement en haut de la hiérarchie mondiale. En 2010, les skieurs Michael Schmid, Xavier Kuhn et Audun Groenvold sont en haut des classements, mais Tomas Kraus est toujours là. Par ailleurs, l'Américain Daron Rhalves, ex champion du monde de ski alpin, s'est reconverti avec succès dans le Skicross en gagnant les X Games dès sa première participation en 2008[4].

Le Suisse Michael Schmid est le premier médaillé d'or aux jeux olympiques d'hiver de Vancouver. L'argent est allé à l'Autrichien Andreas Matt et le bronze a été remporté par le Norvégien Audun Grønvold. Le 20 février 2014, les Français Jean-Frédéric Chapuis (or), Arnaud Bovolenta (argent) et Jonathan Midol (bronze) réalisent un triplé historique aux jeux olympiques d'hiver de Sotchi.

Femmes[modifier | modifier le code]

Chez les femmes, la Canadienne Aleisha Cline est l'une des meilleures skieuses de la première génération. Avec son palmarès, elle fait figure de légende de la discipline[5] : quatre médailles d’or aux Winter X Games (1999, puis 2001 à 2003), une de bronze (2005), ainsi que deux autres médailles de bronze remportées en 2003 et 2004 au classement de la Coupe du monde.

En 2010, le skicross féminin est dominé par la Française Ophélie David qui a remporté les trois dernières éditions de la Coupe du monde, deux médailles d'or aux X Games en 2007 et 2008 ainsi qu'une médaille de bronze aux Championnats du monde 2005 et l'or en 2007[6]. D'autres sportives sont illustres, telle que l’Autrichienne Karin Huttary : deux fois médaillée d’or (2004, 2006) et deux fois d’argent (2003, 2005) aux Winter X Games, vainqueur de la Coupe du monde en 2003, et première championne du monde de la discipline en 2005.

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]