Setâr

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Setâr d'Iran

Le setâr (persan : سه تار) est un instrument de musique iranien dont le nom signifie « trois cordes » en persan.

C'est un membre de la famille des luths à manche long. Son origine se trouve en Perse à l'époque de l'expansion de l'islam[réf. nécessaire]. C'est un descendant direct du tambûr[1], vieux d'environ 3 000 ans, et un parent direct du sitar indien. Il en existe une variante en Azerbaïdjan, au Tadjikistan et en Inde, dans le Cachemire.

Lutherie[modifier | modifier le code]

Le setâr se compose d'une caisse de résonance arrondie composée de fines bandes de bois (de hêtre ou mûrier) lamellée-collée. La table d'harmonie en hêtre est très fine et percée de toutes petites ouïes. Le manche, long et fin, est en fruitier ou noyer et les quatre chevilles en buis.

L'instrument possède 25 à 27 frettes disposées de manière non régulière pour des yeux non avertis, permettant de jouer des quarts de tons. Il y a deux siècles et demi[Quand ?], une quatrième corde a été ajoutée, accordée très souvent à l'octave supérieur de la corde grave pour y donner plus d'ampleur. On l'accorde généralement ainsi : Do3 - Sol2 - Do3 - Do2. Le registre du setâr est de deux octaves et demie. Malgré son très faible encombrement, il est assez sonore.

Jeu[modifier | modifier le code]

La main droite reposant sur la table d'harmonie, seul l'ongle de l'index pince les cordes en un mouvement de va et vient, permettant une grande virtuosité et offrant des sonorités riches et raffinées. Les deux dernières cordes jouant le rôle de bourdon rythmique. On peut changer l'accord pour certaines mélodies.

Il a toujours été destiné à jouer le répertoire de la musique d'Iran, le radif. Il est populaire et les femmes aiment aussi jouer de cet instrument très ténu. Généralement, c'est plutôt dans un cadre méditatif ou intimiste qu'on en joue.

Il existe une méthode mise sur pied par Hossein Alizadeh.

Quelques joueurs de setâr célèbres :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Allyn Miner, Sitar and sarod in the 18th and 19th centuries, Motila Banarsidass, Delhi, 1993[réf. incomplète]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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