Saint-Séverin (Mékinac)

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Saint-Séverin
Église de Saint-Séverin
Église de Saint-Séverin
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Mauricie
Comté ou équivalent Mékinac
Statut municipal Municipalité de paroisse
Maire
Mandat
Julie Trépanier
2013 - 2017
Constitution 11 avril 1890
Démographie
Population 873 hab. (2014)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 00″ N 72° 30′ 00″ O / 46.666672, -72.50000546° 40′ 00″ Nord 72° 30′ 00″ Ouest / 46.666672, -72.500005  
Superficie 6 176 ha = 61,76 km2
Divers
Code géographique 35020
Localisation
Localisation de Saint-Séverin dans Mékinac
Localisation de Saint-Séverin dans Mékinac

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Saint-Séverin

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Saint-Séverin

Saint-Séverin (aussi nommée St-Séverin-de-Proulxville ou simplement Proulxville) est une municipalité de paroisse du Québec (Canada) située dans la municipalité régionale de comté de Mékinac, dans la région administrative de la Mauricie et dans le bassin hydrographique de la rivière des Envies et de la Batiscanie.

Historiquement son économie a été fondée surtout sur l'agriculture. Jusqu'au milieu du 20e siècle, les producteurs agricoles participaient activement à l'approvisionnement des chantiers forestiers de la Moyenne et Haute-Mauricie, en fournissant des hommes, des chevaux, des attelages, de la viande, de la farine, du fourrage, des articles de maison. Les deux moulins à farine à vocation régionale situés en amont du village contribuèrent grandement à l'économie régionale.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[1]:

Année Population Variation (%)
2011 860 en augmentation+0,1 %
2006 859 en diminution-7,1 %
2001 925 en diminution-5,2 %
1996 976 en augmentation+0,1 %
1991 967 en diminution-4,2 %

Maisons privées occupées par les résidents: 378 (total de résidences: 394)

Langue maternelle :

  • Français comme première langue : 100 %
  • Anglais comme première langue : 0 %
  • Anglais et français comme première langue : 0 %
  • Autres première langue : 0 %

Chronologie religieuse[modifier | modifier le code]

Selon les conventions de l'époque, l'érection canonique d'une paroisse précédait l'érection civile. Avant 1889, le territoire s'est peuplé et a connu un défrichement intensif. Les pionniers bénéficiaient des services de la religion par Saint-Stanislas ou Saint-Tite. L'éloignement des pionniers rendait difficile la pratique de la foi et l'accès aux commerces et aux services publics de Saint-Tite ou de Saint-Stanislas. En hiver, les pionniers utilisaient la route de glace sur la rivière des Envies ; en d'autres saisons, les routes étaient mauvaises, notamment à cause des pluies, des crues printanières et des ponceaux improvisés au fonds des coulées. Dès 1873, les pionniers du secteur ont fait plusieurs représentations auprès de l'évêque de Trois-Rivières afin de constituer une nouvelle paroisse.

Notons que le hameau Cossetteville (situé à l'extrémité sud du Grand Rang de Saint-Tite) se développait et était considéré populairement comme le site potentiel d'un nouveau village pour le secteur. Les autorités religieuses du diocèse de Trois-Rivières ont pris en considération la distance entre Saint-Stanislas, Saint-Narcisse et Saint-Tite, afin de faciliter l'accès aux services de la religion.

  • septembre 1889 - Érection canonique de la paroisse de Saint-Sévérin, dont le territoire religieux se détache des paroisses de Saint-Tite et de Saint-Stanislas, sous la juridiction de Mgr Louis-François Richer Laflèche, évêque de Trois-Rivières. La nouvelle paroisse a été désignée "Saint-Séverin" en reconnaissance au chanoine Louis Séverin Rheault, lequel a proposé les limites et l'étendue de la municipalité. Il a aussi fixé le site de l'emplacement de la nouvelle église.
  • Décembre 1889 - Arrivé du premier curé, l'abbé Proulx. Pour son premier hiver, il héberge chez monsieur Alphonse Lanouette. Ses premières messes sont célébrées dans une maison privée de monsieur Rémi Goulet.
  • 1890 - Construction à coup de corvées d'une petite chapelle et du presbytère actuel.
  • 1897 - Ouverture de la nouvelle église qui a été érigé au coût de 17 000$. Cette dette a été acquitté par les paroissiens en moins de 15 ans.
  • 1912 - Implantation de la Caisse populaire (soit la 44e du mouvement Desjardins), grâce à l'implication du vicaire, l'abbé Lessard. À l'origine, les premiers dépôts et retraits se transigeaient dans un local du presbytère[2].

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

  • avril 1890 - Érection civile de la paroisse de Saint-Sévérin. Ovide Goulet devient maire. Les premières réunions du conseil municipale se déroulent au moulin à farine de Alphonse Lanouette ou à sa maison. Le nouveau conseil a alors entrepris la construction et l'amélioration des ponts et des routes.

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

Un tronçon de chemin de fer a été construit pour relier Saint-Stanislas et Hérouxville. Ce tronçon se détachait du Transcontinental (coté est de la rivière Batiscan), en face du village de Saint-Stanislas, traversait cette rivière sur un pont de fer (situé en amont du village), puis parcourait la partie sud de la municipalité de Saint-Séverin, et atteignait la décharge du Lac-à-la-Tortue (située dans Hérouxville). Là, le chemin de fer faisait une grande courbe à 90 degrés (vers le nord-ouest) pour suivre en parallèle le chemin de la Grande ligne. Finalement, ce tronçon rejoignait (à environ 1 km à l'ouest du village d'Hérouxville) le tronçon ferroviaire reliant la jonction Garneau à Hervey-Jonction.

La gare du chemin de fer de Saint-Séverin était située sur la "route de la Cote Saint-Paul" (à environ 300 mètres de l'intersection du chemin de la Côte Saint-Paul). La distance par la route, entre l'église de Saint-Séverin et sa gare était d'environ 4,1 km.

Saint-Séverin, Saint-Narcisse et Sainte-Geneviève-de-Batiscan sont les seules localités de la Batiscanie où le chemin de fer ne passait pas au village (ou à proximité).

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité de Saint-Séverin est nommée en l'honneur du grand-vicaire Louis-Séverin Rheault et de l'abbé Séverin de Saint-Maurice-en-Valais. Le nom de Proulxville est en souvenir de l'abbé Prudent Proulx (1853-1924), premier curé de la paroisse (1889-1918).

Géographie[modifier | modifier le code]

La rue principale de Saint-Séverin est désignée "boulevard Saint-Louis", qui est la continuité du chemin "Côte Saint-Louis" lequel parcourt la municipalité en ligne droite du nord au sud, en partant de la rivière des Envies. Le chemin "Côte Saint-Louis" se termine à l'intersection de la route 352 à Saint-Stanislas, à environ 800 mètres au sud de la décharge de la rivière des Envies.

Le pont couvert (désigné autrefois "Pont Bordeleau") enjambe la rivière des Envies à Saint-Sévérin, à la limite de Saint-Tite et de Hérouxville. Le premier pont a été construit en 1875; il a été reconstruit avec un toit en 1932. Ce pont est situé sur la route Dessureault reliant le Rang Sud au Grand Rang de Saint-Tite (soit dans le hameau de Cossetteville).

La localité de Saint-Séverin de Proulxville est enclavée par Saint-Tite (au nord-Ouest), Saint-Adelphe (au nord-est), Saint-Stanislas (au sud-est), Saint-Narcisse (au sud) et Hérouxville (à l'ouest). La distance entre l'église de Saint-Séverin et celle des paroisses voisines est: Saint-Narcisse (17,3 km via le chemin Côte Saint-Paul, et le chemin du rang Saint-Pierre), Saint-Stanislas (12,7 km via le chemin Saint-Louis), Saint-Adelphe (16,8 km, via le rang St-Émile) et Saint-Tite (9 km via le Grand Rang).

La rivière des Envies et son tributaire la rivière à la Tortue sont les deux cours d'eau significatifs qui ont marqué l'histoire de la localité.

Rivière des Envies[modifier | modifier le code]

Arrivant par le nord-ouest (soit de la limite de Saint-Tite et de Hérouxville), la rivière des Envies fait une courbe prononcée afin de passer dans les chutes des deux anciens moulins (un scie et l'autre à farine). Elle se dirige ensuite vers le village de Saint-Séverin. La distance entre la limite de Saint-Tite et le boul. Saint-Louis de Saint-Séverin est de 5,2 km. Puis la rivière passe une grosse chute en aval à la sortie du village, passe sous le pont du chemin de Trefflé Veillette, puis traverse la municipalité de Saint-Stanislas pour se déverser dans la Batiscan à la limite sud du village. À la hauteur de Saint-Séverin, la rivière des Envies est bordée par une route de chaque coté: le chemin de la rivière des Envies Nord-Est et le chemin de la rivière des Envies Sud-Est. Autrefois, en hiver, la rivière des Envies servait de chemin de glace, qui partait de Saint-Stanislas et reliait Saint-Tite. Ce chemin de glace permettait d'éviter les calvettes des routes parallèles, lesquelles étaient compliqués à traverser avec des sleighs lourdement chargés.

Rivière à la tortue[modifier | modifier le code]

La rivière à la Tortue débute à la décharge du "lac à la tortue" (secteur Hérouxville), se dirige vers le nord-est en coupant la route de la Grande-ligne (après un parcours de 0,7 km) et le chemin du rang Saint-Pierre (après un parcours de 1,3 km en ligne directe). Puis, la rivière à la tortue fait une grande courbe vers la droite en se dirigeant vers le sud-est. Le parcours de la rivière entre dans Saint-Narcisse, par l'extrémité nord-ouest (rang "Côte St-Pierre - Coté Nord-Est"), où elle traverse quatre lots, sur 1,4 km. Puis la rivière parcourt transversalement la municipalité de Saint-Séverin, plus ou moins parallèlement à la rivière des Envies. La rivière à la Tortue coupe le chemin Côte Saint-Paul à environ 3,2 km au sud-est de l'intersection de la route de la Côte Saint-Louis. Puis la rivière coupe le chemin Saint-Louis à environ 0,6 km de l'intersection de la route 159. Puis, elle se dirige vers Saint-Stanislas où elle se déverse dans la rivière des Envies, près du pont actuel de la route 159.


Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Tite Saint-Adelphe Rose des vents
Hérouxville N
O    Saint-Séverin    E
S
Saint-Narcisse Saint-Stanislas

Article connexe[modifier | modifier le code]

Publications historiques[modifier | modifier le code]

  • Mariages de St-Séverin-de-Proulxville, 1889-1984, St-Timothée-de-Hérouxville, 1898-1981, St-Jacques-des-Piles, Grandes-Piles, 1885-1985, St-Jean-des-Piles, 1898-1980, St-Joseph-de-Mékinac, 1895-1985, St-Roch-de-Mékinac, 1904-1981, St-Théodore-de-la-Grande-Anse, 1904-1929. Crête, Georges, Ste-Foy, G. Crête, 1987.

Sources[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Gouvernement du Québec, « Saint-Séverin », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire

Références[modifier | modifier le code]