Régionalisme et nationalisme (Espagne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Niveau du sentiment identitaire, nationaliste ou régionaliste, dans les communautés autonomes d'Espagne.
Appui électoral des partis nationalistes dans chaque communauté autonome d'Espagne. D'après les résultats électoraux de 2006 (Catalogne), 2008(Andalousie), 2009 (Galice et Pays Basque) y 2007 (autres communautés).
Appui électoral des partis régionalistes d'après les résultats électoraux de 2006 (Catalogne), 2008(Andalousie), 2009 (Galice et Pays Basque) y 2007 (autres communautés).

Il existe en Espagne différentes formes de mouvements nationalistes :

  • le nationalisme central (ou nationalisme espagnol), cristallisé autour de l'idée de la « nation espagnole » ;
  • les nationalismes périphériques, qui soutiennent que l'Espagne est un État constitué de nations diverses et défendent les particularismes des différentes régions espagnoles. La majorité de ces mouvements nationalistes réclame le droit à l'autodétermination pour leur territoire, en particulier dans les communautés autonomes de Catalogne, du Pays Basque et, dans une moindre mesure, des Canaries, de la Galice, de l'Aragon, de Valence, de l'Andalousie et de la Navarre.

Il existe parallèlement dans la plupart des régions des mouvements se revendiquant du régionalisme, qui défendent une identité régionale tout en reconnaissant une identité nationale espagnole.

Historiquement et idéologiquement, il n'est pas toujours aisé de distinguer régionalismes et nationalismes.

Nationalisme espagnol[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne constitutionnelle, utilisé par les secteurs modérés et constitutionnalistes du nationalisme espagnol
Drapeau de l'Espagne de la période franquiste, utilisé par les secteurs radicaux du nationalisme espagnol

Le nationalisme espagnol est une idéologie politique qui affirme l'existence d'une nation espagnole, qui s'identifie avec l'État espagnol actuel dans sa totalité territoriale. Elle défend ainsi l'unité de l'Espagne et, partant, le centralisme politique.

Les autres éléments défendus par le nationalisme espagnol sont la langue, le drapeau, le blason et l'hymne espagnols.

Ce nationalisme s'oppose, particulièrement dans les régions où ils existent, aux formes de nationalisme périphérique. Il est soutenu par divers partis allant des partis de gauche ou progressistes (comme certains membres du PSOE) aux partis du centre (UPyD), de la droite (en particulier le PP) ou même de l'extrême-droite (Fuerza Nueva, Falange Española, etc.). On retrouve des formes diverses de nationalisme, modéré et intégrateur, ou au contraire radical et exclusif.

Le nationalisme le plus modéré fait référence à l'article 2 de la Constitution espagnole de 1978 qui déclare « l'unité indissoluble de la Nation espagnole, patrie commune et indivisible de tous les Espagnols ». Mais les plus radicaux rejettent cette même constitution, car elle reconnait et garantit le droit à l'autonomie des nationalités et régions qui la composent.

Historiquement, le nationalisme espagnol est apparu pendant la guerre d'Indépendance contre les troupes françaises de Napoléon, en lien avec les idées libérales. Cependant, du fait de la valorisation des idées nationalistes par le régime de Franco, il est associé aujourd'hui à l'extrême-droite et ses groupuscules, souvent héritiers et nostalgiques de la dictature franquiste.

Le panhispanisme est un mouvement idéologique qui défend l'unité des populations qui sont de langue ou de culture espagnole. Il désigne également parfois l'impérialisme espagnol, apparu après la crise de 1898, défendant les valeurs traditionnelles et spirituelles de l'Espagne impériale.

Nationalismes périphériques[modifier | modifier le code]

Les mouvements nationalistes dans les « nationalités historiques »[modifier | modifier le code]

D'après la Constitution espagnole, sont considérées comme « nationalités historiques » les communautés autonomes qui ont eu une identité collective, linguistique ou culturelle différente de celle du reste de l'État, déjà reconnue lors de la Seconde République. Ces communautés accèdent donc à l'autonomie, suivant l'article 151 de la Constitution, pourvu qu'elles votent le Statut d'Autonomie. Ces communautés sont la Catalogne, le Pays Basque, la Galice et la Communauté valencienne.

Aujourd'hui, en plus de ces quatre communautés autonomes, celles d'Andalousie, d'Aragon et des Iles Canaries et Baléares ont incorporé la définition de « nationalité » dans leurs propres statuts, bien qu'elles n'aient pas obtenu de statut sous la Seconde République (les négociations ayant pu être interrompues par la Guerre civile).

Les autres communautés autonomes se dénomment comme « région » ou « région historique » ou « communauté historique » (dans le cas des Asturies et de la Cantabrie). Quant à la Navarre, elle se reconnait comme « communauté forale », avec ses spécificités propres.

Nationalisme basque[modifier | modifier le code]

Article principal : Nationalisme basque

Nationalisme catalan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catalanisme.

Indépendantisme catalan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Indépendantisme catalan.

Pancatalanisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catalanisme#Pancatalanisme.

Le pancatalanisme est un courant du nationalisme catalan aspirant à l'union politique des régions de langue catalane ou Pays catalans.

Nationalisme galicien[modifier | modifier le code]

Article principal : Nationalisme galicien

Nationalisme valencien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nationalisme valencien.

Nationalisme canarien[modifier | modifier le code]

Drapeau tricolore des nationalistes canariens

Le nationalisme canarien est un courant idéologique qui cherche la reconnaissance des Iles Canaries comme nation.

Un grand nombre de partis, d'organisations politiques et sociales se définissent comme nationalistes, des positions inépendantistes aux fédéralistes ou autonomistes. On trouve des associations hors-partis comme le syndicat « Intersyndicale Canarienne » (Intersindical Canaria) ou l'association de jeunesse Azarug.

Les origines de ce nationalisme remontent à la fin du XIXe siècle, surtout dans les milieux émigrés au Venezuela et Cuba. C'est Secundino Delgado, considéré comme le fondateur du nationalisme canarien, qui créa le « Parti Nationaliste Canarien » à La Havane en 1924.

Mais le nationalisme canarien ne se développa vraiment que dans les dernières années du franquisme et les débuts de la Transition espagnole. C'est en 1964 que fut fondé le « Mouvement pour l'Autodétermination et l'Indépendance de l'Archipel Canarien » (Movimiento por la Autodeterminación e Independencia del Archipiélago Canario ou MPAIAC), dirigé par Antonio Cubillo, partisan de la lutte armée, dont les thèses souvernainistes étaient appuyées par l'Union africaine, et créateur du drapeau nationaliste canarien.

Aux dernières élections des autonomies de 2007, un tiers des électeurs s'est tourné vers des formations nationalistes telles que :

  • « Coalition Canarienne » (Coalición Canaria), de centre-droit, est la principale formation nationaliste et occupe la présidence de la Communauté autonome de Canaries depuis 1993, en coalition avec d'autres partis ;
  • « Centre Canarien » (Centro Canario), de centre-droit ;
  • « Nouvelles Canaries » (Nueva Canarias), de centre-gauche ;
  • « Alternative Populaire Canarienne » (Alternativa Popular Canaria), de gauche ;
  • « Parti des Indépendants de Lanzarote » (Partido de Independientes de Lanzarote).

Nationalisme andalou[modifier | modifier le code]

Article principal : Nationalisme andalou

Nationalisme aragonais[modifier | modifier le code]

Drapeau officiel de la communauté autonome d'Aragon
Estrelada aragonesa

Le nationalisme aragonais est un mouvement politique qui défend que l'Aragon possède son histoire, sa langue, ses lois et sa culture propres, qui en font une nation indépendante.

Il tire son origine de l'organisation, par un groupe de personnes parties en Catalogne, du parti de l'« Union Aragoniste » (Unión Aragonesista) et de l'association de la « Jeunesse Aragoniste de Catalogne » (Juventud Aragonesista de Cataluña). Ce mouvement se dota d'une revue, El Ebro, dans laquelle s'exprimèrent les fondateurs de la doctrine, Gaspar Torrente (es) et Julio Calvo Alfaro.

Aujourd'hui, les principaux partis aragonistes (d'après lesrésultats des élections des autonomies de 2007) sont :

  • « Junte Aragonaise » (Chunta Aragonesista ou CHA), de centre-gauche (8,17 %) ;
  • « Parti Aragonais » (Partido Aragonés ou PAR), de centre-droit ; se définissant d'abord comme régionaliste, il a progressivement évolué vers les idées nationalistes, pour revenir aux bases régionalistes (12,12 %) ;
  • « Initiative Aragonaise » (Iniciativa Aragonesa ou INAR) ; il est issu d'une scission nationaliste du PAR ;
  • « État Aragonais » (Estado Aragonés ou EA) et « Terre Aragonaise » (Tierra Aragonesa) sont ouvertement sécessionnistes.

Les principaux symboles utilisés par les nationalistes aragonais sont :

  • soit le drapeau de l'Aragon, composé des Quatre Barres d'Aragon (avec ou sans écu royal) ;
  • soit l'« étoile aragonaise » (estrelada aragonesa), dessinée par Gaspar Torrente, composée des quatre barres d'Aragon avec une étoile rouge au milieu.

Les mouvements nationalistes dans les autres communautés autonomes[modifier | modifier le code]

Nationalisme asturien[modifier | modifier le code]

Nationalisme cantabre[modifier | modifier le code]

Le lábaro cántabro

Le nationalisme cantabre ou « cantabrisme » (cantabrismo en espagnol) est un courant de pensée qui revendique la reconnaissance des particularités culturelles, historiques et politiques de la Cantabrie. Ayant à ses origines, à la fin du XIXe siècle, un fond uniquement culturel, il a évolué vers des revendications politiques, régionalistes ou nationalistes. Mais le nationalisme cantabre comme idéologie politique est somme toute récent, puisqu'il n'y avait pas, avant les années 1970, de parti ou d'association nationaliste en Cantabrie. On peut distinguer dans le temps une évolution vers le nationalisme :

  • au XIXe siècle, son but est essentiellement culturel, centré sur le retour aux valeurs et traditions anciennes. Il est représenté par les figures d'Amós de Escalante ou José María de Pereda ;
  • le cantabrisme républicain s'est développé grâce à l'action du « Parti Républicain de Gauche Fédérale » (Partido Republicano de Izquierda Federal), qui proposa en 1936 un projet d'autonomie pour la Cantabrie à l'intérieur d'une « République Fédérale d'Espagne » ;
  • le cantabrisme politique progressiste, qui se développa dans les années 1970, poussa à la séparation de la Cantabrie et de la Castille. Aussi furent créées plusieurs associations et groupes politiques, comme « Association pour la Défense des Intérêts de Cantabrie » (Asociación para la Defensa de los Intereses de Cantabria ou ADIC), l'association « Cantabrie Unie » (Asociación Cantabria Unida ou UC) et le « Parti Régionaliste de Cantabrie » (Partido Regionalista de Cantabria ou PRC). Son principal objectif fut atteint en 1982 ;
  • dans les années 1980, il est représenté par l'« Association des Nationalistes Cantabres » (Agrupación de Nacionalistas Cántabros ou ANAC), le « Parti Nationaliste Cantabre » (Partido Nacionalista Cántabro). Il est représenté depuis 1995 par le parti du « Conseil National Cantabre » (Conceju Nacionaliegu Cántabru (es) en langue cantabrique), qui n'a jamais eu de représentation parlementaire et qui a obtenu 0,36 % des votes aux élections des autonomies de 2007.

Les propositions de ce parti sont :

  • la reconnaissance du lábaro cántabro comme drapeau officiel de la Cantabrie ;
  • la reconnaissance institutionnelle de la langue cantabrique ;
  • la réforme des comarques de la province.

Nationalisme extrémègne[modifier | modifier le code]

Nationalisme murcien[modifier | modifier le code]

Drapeau nationaliste murcien

Les nationalistes murciens définissent la « nation de Murcie » comme un peuple défini par une histoire, une langue et une culture propres et communs à tous les territoires du sud-est de la péninsule ibérique, appelés le « Pays Murcien ». Celui-ci ne correspond pas à la communauté autonome de Murcie, mais à tout le bassin du Segura.

Les bases du nationalisme murcien reposent sur la défense d'une certaine forme de démocratie directe, telle qu'elle était exercée par les révolutionnaires à la fin du XIXe siècle, ce qui impliquerait donc une réforme de caractère fédéral. Les divers partis ayant soutenu ces options politiques sont le « Parti du Pays Murcien » (Partido del País Murciano), le « Parti Murcianiste » (Partido Murcianista) ou l'« Union des Peuples de Murcie » (Unión de los Pueblos de Murcia).

Une autre forme de nationalisme murcien, appelée « carthagénérisme » (cartagenerismo en espagnol) propose la création de deux provinces distinctes à l'intérieur de la communauté autonome, avec une province de Carthagène et une province de Murcie. Cette position est soutenue par le « Mouvement Citoyen de Carthagène » (Movimiento Ciudadano de Cartagena) et la plateforme politique « 2es+ ».

Régionalisme[modifier | modifier le code]

Régionalisme cantabre[modifier | modifier le code]

Régionalisme valencien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Régionalisme valencien.

Régionalisme baléarien[modifier | modifier le code]

Régionalisme de la Rioja[modifier | modifier le code]

Régionalisme navarrais[modifier | modifier le code]

Régionalisme à Alava[modifier | modifier le code]

Régionalisme estrémègne[modifier | modifier le code]

Régionalisme grenadiene (ou Haute Andalousie)[modifier | modifier le code]

Régionalisme castillan-léonais[modifier | modifier le code]

Régionalisme manchois[modifier | modifier le code]

Drapeau régionaliste manchois de 1906 qui substitue une étoile aux armes d'Alphonse XIII.

A rebours des thèses castillanistes, le manchéguisme (mancheguismo ) moderne propose l'unité d'une région géographique, historique et ethnique de la Manche. Cette région regroupe les provinces d'Albacete, Ciudad Real, Cuenca et Tolède. Ces thèses trouvent leur origine dans le pacte régional manchois (Pacto Regional Manchego) de 1869. Le régionalisme manchois se retrouve en contradiction avec les thèses castillanistes, dans la mesure où les seconds entendent intégrer les provinces de la Manche dans la Castille.

D'autres revendications, en particulier celles qui sont soutenues par le parti régionaliste manchois (Partido Regionalista Manchego) s'étendent à l'ensemble de la communauté autonome de Castille-la Manche.

Autres courants[modifier | modifier le code]

Grenadisme[modifier | modifier le code]

Voir: Région de Grenade

Il ya un mouvement qui prône la séparation des provinces de Grenade, Almería, Jaén et Malaga en Andalousie aujourd'hui pour former une nouvelle région autonome. La communauté de Grenade, Andalousie orientale ou Haute Andalousie. Pour des raisons historiques (anciens royaumes de Grenade et Jaén), économiques, socilógicos, linguistiques et géographiques.

Aucunnes parties et plataformes sontPRAO et Rayya.

Léonisme[modifier | modifier le code]

Drapeau du León

Le léonisme (leonesismo en espagnol) est un mouvement culturel et socio-politique, régionalisre ou nationaliste, qui recherche la reconnaissance du particularisme, comme « région historique » et « nationalité historique » des territoires de l'ancien royaume de León, appelée « Pays Léonais » (País Leonés en espagnol) ou « Région Léonaise » (Región Leonesa en espagnol). La première exigence est donc l'éclatement de la communauté autonome de Castille-et-León. Le nouveau territoire correspondrait aux actuelles provinces de León, Zamora et Salamanque.

Le principal parti politique léoniste est l'Unión del Pueblo Leonés (« Union du Peuple Léonais » en français), qui détient deux sièges aux Cortes de Castille-et-León. On recense également les partis PREPAL ou Partido Regionalista del País Leonés (« Parti Régionaliste du Pays Léonais » en français) et le PAL-UL ou Partido Autonomista Leonés - Unidad Leonesista (« Parti Autonomiste Léonais - Unité Léoniste » en français).

Aux élections des autonomies de 2007, l'appui cumulé de ces partis a été :

  • dans les régions appelées Pays Léonais, de 8,74 % ;
  • dans la province de León, de 15,41 %.

Castillanisme et pancastillanisme[modifier | modifier le code]

Drapeau utilisé actuellement par les castillanistes comme bannière populaire

Il existe plusieurs mouvement castillanistes, de sensibilité régionaliste ou nationaliste, et de divers bords politiques (de la gauche progressiste ou sociodémocrate à la droite). Leurs racines remontent au Pacte fédéral castillan de 1869, conclu par des représentants et délégués des 17 provinces. Il proposait la réunion des provinces de l'ancien royaume de Castille, correspondant aujourd'hui aux communautés autonomes de Cantabrie, Castille-et-León, Castille-La Manche, La Rioja et Madrid.

D'un point de vue électoral, leur audience est très faible. On retrouve les partis de :

  • Tierra Comunera (« Terre Populaire ») : 1,16 % en Castilla-et-León, 0,26 % en Castilla-La Manche ;
  • Izquierda Castellana (« Gauche Castillane »), Partido Regionalista Castellano (« Parti Régionaliste Castillan ») et Unión Castellanista (« Union Castillaniste »).

En Cantabrie, leur présence est infime.

Bercianisme[modifier | modifier le code]

Drapeau d'El Bierzo

Le bercianisme est un mouvement culturel et politique qui réclame la reconnaissance de la singularité d'El Bierzo (comarque de l'ouest de la province de León) et une plus grande autonomie administrative. Les réclamations d'une plus grande autonomie, due à l'éloigenement de la capitale provinciale, León, sont anciennes. Le bercianisme s'oppose donc traditionnellement au léonisme.

Traditionnellement, le bercianisme revendique la restauration de la province du Vierzo, qui correspond à la comarque actuelle d'El Bierzo et les territoires qui faisaient partie de la province jusqu'à la réforme administrative de 1822. Certaines voix minoritaires réclament également la formation d'une autonomie uniprovinciale.

Après le retour de la démocratie en 1978 et le lancement de la réflexion sur les autonomies dans toute l'Espagne, furent organisées plusieurs initiatives, telle que le Manifeste bercianiste en 1978, approuvé par la majorité des personnalités locales. Il existe de nombreux partis bercianistes, tels que Independientes del Bierzo (« Indépendants d'El Bierzo »), Asociación Vecinal Independiente (« Association Vicinale Indépendante »), Partido de El Bierzo (« Parti d'El Bierzo »), Izquierda Berciana (« Gauche Bercienne »), Partido Provincialista de El Bierzo (« Parti Provincialiste d'El Bierzo »), Partido Regionalista de El Bierzo (« Parti Régionaliste d'El Bierzo ») ou encore Unidad Bercianista (« Unité Bercianiste »). Après avoir des résultats honorables aux élections de la fin des années 1980 et du début des années 1990, le bercianisme souffre aujourd'hui d'une perte de vitesse. Depuis 2007, les seuls élus bercianistes dirigent seulement, sur une base de coalition des partis, la ville de Castropodame.

Cependant, bien que le bercianisme politique soit en crise, le bercianisme culturel est toujours actif, s'articulant autour de plusieurs associations, comme le Foro Cultural Provincia de El Bierzo (« Forum Culturel de la Province d'El Bierzo »).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Regionalismo y nacionalismo en España » (voir la liste des auteurs)
  • (es) Domingo Garí Hayek, Nacionalismos periféricos y democracia en España, Departamento de Ciencias Históricas, Áren de Historia del Pensamiento y de los Movimientos Sociales y Polítiicos, ULPG, Vegueta, Nuum. 4, 1999, p. 221-237 (lire en ligne)
  • Jordi Bonells et Manuel Frau, Les Nationalismes espagnols : (1876-1978), Paris, Éditions du Temps, coll. « Synthèse de civilisation espagnole »,‎ 2001, 221 p. (ISBN 2-84274-182-X)
  • Jean-Louis Guereña (dir.), Les Nationalismes dans l'Espagne contemporaine : Idéologies, Mouvements, Symboles, Paris, Éditions du Temps,‎ 2001, 383 p. (ISBN 2-84274-183-8)
  • (es) Jean-Louis Guereña, Manuel Morales Muñoz (eds.), Los nacionalismos en la España contemporánea. Ideologías, movimientos y símbolos, Málaga, Centro de Ediciones de la Diputación de Málaga, 2006, 376 p. (présentation en ligne)
  • (es) Juan-Sisinio Pérez Garzón, El nacionalismo español en sus origenes: Factores de configuración, Ayer (Asociación de Historia Contemporánea), num. 35, 1999 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]