Palma le Jeune

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Vénus et Mars

Palma le Jeune, en italien Palma il Giovane, né Jacopo di Antonio Negretti (Venise vers 1548- 1550[1], Venise 14 octobre 1628[2]) est un peintre italien maniériste, le petit neveu de Palma le Vieux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le début de sa production artistique date de 1565 avec son père le peintre Antonio Negretti, à Venise. Il étudie et subit l'influence de Raphaël et du Titien.

Il passe 9 ans à Rome, copie Michel-Ange et Polidoro da Caravaggio, fréquente les maniéristes romains et assimile les impératifs de la Contre-Réforme tout en découvrant et suivant les principes picturaux de Zuccaro, Salviati et Santi di Tito.

De retour à Venise, après 1569, Il collabore aux diverses copies du Titien exécutées par le Tintoret en menant même à terme, après sa mort en 1576, la célèbre Pietà pour l’église des Frari.

Par ses différentes influences de ses contemporains et de leurs prédécesseurs, il acquiert une habileté technique et une place de chef de file de l'école vénitienne mais ne formera aucun disciple. Son éclectisme le porte des sujets religieux, aux historiques et aux mythologiques, de la peinture, à la gravure à l'eau-forte.

En 1574, après l’incendie du Palais ducal, il participe activement avec Véronèse, Marco Vecellio, Jacopo et Domenico Tintoret, Francesco et Leandro Bassano à la restauration des salles du Sénat, du Scrutin et du Grand Conseil.
Le cycle de la sacristie de l'Église San Giacomo dall'Orio, achevé en 1581 reprend dans des termes plus simples les sujets de l'Ancien Testament réalisés peu de temps avant par le Tintoret sur le plafond du salon de la Scuola Grande de San Rocco.
Les grandes toiles réalisées peu après pour la Scuola di San Lorenzo dans la même église, utilisent les sujets typiques illustrant les thèses du Concile de Trente.
Son chef-d'œuvre est sans doute la décoration de l'Ospedaletto dei Crociferi et plus particulièrement le singulier triptyque, datant de 1586-1587, relatant l'avènement de Pasquale Cicogna au doganat[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique :

  • Venise couronnée par la Victoire (1578-1579), toile, 940 × 580 cm, salle du Grand Conseil, Palais des Doges, Venise[4]
  • L’Histoire de Psyché pour le roi Sigismond de Pologne (~1580)
  • Église San Giacomo dall'Orio (1580-1581)[4]
    • La Pâque Juive, toile, 140 × 235 cm, ancienne sacristie
    • Saint Laurent désignant au préfet de Rome les pauvres de l’Église, 284 × 382 cm
    • Le Martyre de saint Laurent, toile, 283 × 490 cm
    • Déposition de la Croix
  • Les Apôtres au tombeau de la Vierge[5] (v. 1582), huile sur toile, 349 × 880 cm, Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
  • Oratoire de l'Ospedaletto dei Crociferi (1586-1587)[4]
    • Pasquale Cicogna assiste à la messe célébrée par le père Priamo Balbi dans l'Oratoire des Crociferi, toile, 369 × 262 cm
    • Pasquale Cicogna apprend son élection de doge à l'église des Crociferi, toile, 369 × 262 cm
    • Pasquale Cicogna dans ses habits de doge visite l'église et l'hôpital des Crociferi, toile, 369 × 262 cm
    • L'Histoire de l’ordre de la Croix, Scènes de la Bible, à l'oratoire des Crociferi (1589-1592)
  • La Descente du Christ aux limbes (1589), chapelle Corner, Église Santa Maria Gloriosa dei Frari, Venise
  • Tarquin et Lucrèce[6] (1590), huile sur toile, 130 × 175 cm, Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg
  • Saint Sébastien[7] (1590), huile sur toile, 260 × 135 cm, Musée de l'Ermitage, Saint Petersbourg
  • Le Lavement des pieds (1591-1592), toile, 163 × 378 cm, église de San Giovanni in Bragora[4]
  • Le Massacre des habitants d’Hippone (1593), huile sur toile, 333 x 237 cm, Musée Fabre, Montpellier
  • Divertissement du fils prodigue et Le Retour du fils prodigue (1595-1600), toile, 83 × 118 cm, Gallerie dell'Accademia de Venise[4]
  • Saint François obtenant du Pape Honorius l'approbation de la Règle (1598), chapelle des saints franciscains, basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari, Venise[réf. nécessaire]
  • Treize toiles pour un plafond de la Scuola di San Gerolamo (1600), Venise
  • Portrait d'un sculpteur (1600), toile, 62 × 48,5 cm, Kunsthistorisches Museum de Vienne[8]
  • Portrait de Vincenzo Cappello, amiral vénitien (v. 1610), huile sur toile, 117 x 91 cm, Musée du Louvre, Paris.
  • Flagellation du Christ (1613), huile sur toile, Musée des beaux-arts de Lyon
  • Crucifiement de saint Pierre (1614), huile sur toile, 170 × 135 cm, Gallerie dell'Accademia de Venise[9]
  • Décoration du vestibule de la salle du Grand Conseil du Palais des Doges (1615), Venise.
Non datées 

Par ordre alphabétique de lieu de conservation

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Stefania Mason qui écrit aux alentours de 1548-1550,
  2. cf. article cité en référence, note 4 Libro dei Morti de la paroisse Santa Giustina reg. 2, c32v, "(décès) du peintre à l'âge de 78 ans".
  3. Augusto Gentili, « Palma le jeune », dans Giovanna Nepi Sciré, La Peinture dans les Musées de Venise, Paris, Editions Place des Victoires,‎ 2008 (ISBN 978-2-8099-0019-4), p. 341
  4. a, b, c, d et e Giovanna Nepi Sciré, La Peinture dans les Musées de Venise, Editions Place des Victoires,‎ 2008, 605 p. (ISBN 978-2-8099-0019-4), p.342-354
  5. Apôtres au tombeau
  6. Tarquin et Lucrèce
  7. Saint Sébastien
  8. Wolfgang Prohaska, Le Kunsthistorisches Museum de Vienne : Peinture, C.H. Beck/Scala Books,‎ 2001 (ISBN 3 406 47459 4), p. 29
  9. Crucifiement de saint Pierre
  • Stefania Mason, De Palma le Jeune à Girolamo Forabosco : nouvelles identifications de tableaux vénitiens dans les collections publiques françaises, « Revue des musées de France », 2014 / 4, p. 70-79.

Lien externe[modifier | modifier le code]