Mouvement démocratique et social (Algérie)

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Mouvement démocratique et social (MDS)
الحركة الديمقراطية والاجتماعية
Site web mds-algerie.over-blog.com/
Représentation
Assemblée populaire nationale (Algérie)[1]
00 / 462
[1]
Conseil de la nation (Algérie)
00 / 144
Politique en Algérie
Image illustrative de l'article Mouvement démocratique et social (Algérie)

Le Mouvement Démocratique et Social (ou MDS) est un parti politique algérien de gauche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Mouvement Démocratique et Social est issu du Parti de l'avant garde socialiste (PAGS) fondé le 26 janvier 1966 par Bachir Hadj Ali. Le parti fut dirigé par Saddek Hadjeres. Bien qu'il ne fut pas officiellement reconnu il a pu persister comme parti d'opposition durant la période du parti unique en Algérie. Il reprend l'héritage du Parti communiste algérien (PCA) qui a disparu tôt après l'indépendance algérienne.

Le PAGS s'est constamment opposé au gouvernement, en critiquant sévèrement ses programmes. Ses membres, les PAGSistes, ont infiltré la plupart des organisations de masse du fait de leur statut non-reconnu. Les PASGistes étaient nombreux au sein de l'UNJA[Quoi ?] et de l'UGTA, en encourageant des tendances de gauche. Le parti fut légalisé en 1989, après les émeutes d'octobre 1988 en Algérie dont il fut un acteur principal. Toutefois, la compétition électorale du début des années 1990 a fini d’achever les partis de gauche.

« Si le mythe gigantesque du PAGS s’est brisé, c’est, d’abord, pour des raisons politiques. Leur ligne de soutien critique à Boumediène puis à Chadli n’était plus tenable. Surtout après la répression massive qui a touché leur mouvance avec près de 200 personnes torturées. L’effondrement du bloc socialiste, leur principale référence, les a surpris dans un moment de désorientation politique important » déclare Sawki Salhi, le responsable du Parti socialiste des travailleurs[2]. En 1993, le parti s'est restructuré, démembré en 3 tendances, « Ettahadi » (« Le défi ») lancé par Chérif El Hachemi pour la défense de la république, le FAM (Front de l’Algérie Moderne animé par El Hadj Bakhtaoui et Abderrahmane Chergou) qui exigea la partition de l'Algérie en cas de prise de pouvoir des islamistes et le PADS (Parti Algérien de Démocratie et du Socialisme, animé par Nourdinne Zenine et Zoheir Bessa) qui se maintient dans la tradition du PCA en suivant le marxisme-léninisme. Ce groupe, qui souhaitait garder le legs communistes, fit scission et forma le Parti algérien pour la démocratie et le socialisme. Durant la guerre civile algérienne, Ettahadi s'opposa fermement aux islamistes et soutint l'interdiction du Front islamique du salut (FIS).

Fondation[modifier | modifier le code]

Le 1er mai 1998, Attahadi avec d'autres démocratiques et sociales[pas clair] tinrent les assises d'un nouveau mouvement, le MDS, se refondant en « Mouvement Démocratique et Social ». Il se caractérisa par la défense de la séparation du politique et du religieux, pour une économie productive et la juste répartition des richesses. Il entra en crise en 2005 après la disparition de son leader Chérif El Hachemi. Hocine Ali fut désigné comme Secrétaire général par intérim par la direction du mouvement et assume la représentation MDS. Une aile aminé par Moulay Chentouf s'en détacha et forma le « Mouvement Démocratique Social et Laïc » (MDSL), le 1er novembre 2009, pour dépasser la crise du MDS. Ce nouveau mouvement aura pour ligne principale, celle du MDS historique, soit la double rupture avec le système et l'islamisme et mettra en avant la laïcité, l'abrogation du code la famille, et l'officialisation de Amazigh comme langue officielle. Et pour se démarquer définitivement du MDS, il se transforma en PLD (parti de la Laïcité et la Démocratie) en promulguant la charte du PLD le 5 juillet 2010.

De nos jours[modifier | modifier le code]

Le Mouvement Démocratique et Social est divisé par des débats politiques interminables depuis le décès de Chérif El Hachemi le 2 août 2005. Un consensus des différentes tendances (juin 2011) a opté pour la refondation du mouvement, consacrant la diversité des opinions et l'organisation des courants à la lumière des transformations qu'a connu l'Algérie, la région et le monde.

Fin Mai 2013, le MDS organise les travaux du 3e congrès, à Alger, au siège du parti. Ces travaux sont l'occasion de recoller les morceaux. le 24 Mai les travaux sont clôturés. Une nouvelle direction a été élue. Un bureau et un conseil nationaux ont été désignés, de même qu’un coordinateur national. La commission de préparation du congrès a présenté le rapport moral, le projet de résolution politique, le projet de statut du MDS et enfin le programme «pour une Algérie démocratique et sociale». Ces textes ont été adoptés par les congressistes.

Ces derniers ont été appelés à élire les nouveaux représentants des directions, à commencer par les membres du conseil national. Une fois connus, ils ont désigné la composante du bureau national. Les membres de cette instance ont élu Hamid Ferhi en tant que coordinateur national. Le bureau national a également élu un secrétariat national. Yacine Teguia a été désigné secrétaire général. Fethi Gherass est, de son côté, le porte-parole du MDS. En outre, une commission des conflits verra le jour. Le but étant de surpasser les différends. Une commission de contrôle des finances a également été installée

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.apn-dz.org/legislature_7/french/liste_fr_aprt_pol.php?mat_parti=2
  2. Amel Blidi, « Les Algériens et la chute du Mur de Berlin », sur presse-dz.com, extrait de El Watan,‎ 9 novembre 2009 (consulté le 4 octobre 2012)