Michel Choniatès

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Michel Choniatès[1] (du nom de la ville de Chônai d'où il était natif), né vers 1138 à Chônai, mort vers 1222 à Bodonitza, est un ecclésiastique byzantin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Choniatès est le frère aîné de l'historien Nicétas Choniatès. Destiné par sa famille à l'Église, il vint étudier à Constantinople vers l'âge de vingt ans et fut notamment l'élève d'Eustathe de Thessalonique ; son frère Nicétas, âgé de neuf ans, lui fut envoyé vers 1164. En 1179, il devint secrétaire du patriarche de Constantinople Théodose Boradiôtès. En 1182, il fut nommé métropolite d'Athènes. Il fut impressionné par le contraste entre le glorieux passé de la ville et le piteux état où elle se trouvait à son époque, et se préoccupa de redresser sa situation. En 1204, la ville fut attaquée par Léon Sgouros, un ancien gouverneur devenu indépendant, allié à des pirates ; le métropolite se retrancha avec la population dans l'Acropole.

Après la prise de la ville par les Croisés commandés par Boniface de Montferrat, il se retira dans l'île de Céos, où il vécut pauvrement, mais refusa des invitations à gagner Nicée ou l'Épire. Vers 1217, il s'installa au monastère du Prodrome à Bodonitza (près des Thermopyles), où il mourut vers 1222.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Il fut un écrivain fameux à son époque, célébré par l'élite intellectuelle byzantine . Il a laissé des homélies et discours profanes en grand nombre, des poèmes, et une abondante correspondance[2] qui éclairent sur l'état misérable de l'Attique et d'Athènes à l'époque, notamment des lettres adressées au diacre Euthymios Tornikes, et six à Eustathe de Thessalonique. On peut mentionner particulièrement un mémoire (hypomnêstikon) à Alexis III Ange sur les abus de l'administration provinciale (1198), une élégie sur la ruine d'Athènes[3], une monodie sur la mort d'Eustathe de Thessalonique, une autre sur celle de son frère. Il s'était constitué une riche bibliothèque, et est notamment connu comme le dernier possesseur de la version complète de deux œuvres de Callimaque de Cyrène, Hécalé et Les Causes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Michael Choniates » (voir la liste des auteurs)

  1. parfois improprement nommé Akominatos comme son frère, à cause d'une erreur de lecture du manuscrit de son Histoire (O City of Byzantium: Annals of Niketas Choniates, trad. H.J. Magoulias, note 1 p. 367)
  2. Les 181 lettres de Michel Choniatès ont été préservées comme une collection entière, avec les discours, dans un manuscrit unique de Florence datant du XIIIe siècle : Laurent. Plut. 59, 12. Cf. Michaelis Choniatae Epistulae (CFHB, vol. XLI), recensuit Foteini Kolovou, Berlin-New York, Walter de Gruyter, 2001.
  3. Histoire générale des auteurs sacrés et ecclésiastiques, par le R.P. Dom Rémy Ceillier, Bénédictin, Éditeur Louis Vivès, Paris 1869