Melleville

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Melleville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Eu
Intercommunalité Communauté de communes d'Yères et Plateaux
Maire
Mandat
Agnès Join
2014-2020
Code postal 76260
Code commune 76422
Démographie
Population
municipale
267 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 57′ 31″ N 1° 28′ 23″ E / 49.9586, 1.4731 ()49° 57′ 31″ Nord 1° 28′ 23″ Est / 49.9586, 1.4731 ()  
Altitude Min. 83 m – Max. 189 m
Superficie 9,09 km2
Localisation

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Melleville est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Petit Caux

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention de Melleville provient de manuscrits médiévaux et apparaît sous les formes Merlevilla, Mellevilla 1107, Merulevilla début XIIe siècle[1], merula villa[réf. nécessaire].

Nom en -ville « domaine rural » (< gallo-roman VILLA), dont le premier élément est un anthroponyme comme c'est le plus souvent le cas dans ce genre de formation toponymique. Il s'agit ici de *Merulus ou Merlus, cité par Marie-Thérèse Morlet, surnom de personnage, basé sur celui du merle[1]. Par ailleurs, un Merolus fût évêque du Mans au VIIIe siècle[1].

On retrouve le même nom de personne dans Melleville (Eure, Merlevilla 1254) ou Marlemont (Ardennes, Merlemont 1248)[1].

Une variante ayant pour désinence -o (influence des noms de type germanique) *Merlo / Merlinus explique en revanche Melamare (Melonmare 1337) et s'est perpétuée dans les noms de famille Merlin, Meslin et Mellin[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis le début du XIIe siècle, nous connaissons le nom des seigneurs de Melleville. L'un d'entre eux, Nicolas de Saint-Ouen, est maire de la ville d'Eu de 1482 à 1487. Dans l'église de cette ville, un haut-relief orne la chapelle qu'il y possède[2].

Au XVIIe siècle, le territoire de Melleville constitue deux fiefs différents : le fief ou seigneurie de Melleville et le fief de Caudecotte (nom « anglo-norrois » Kaldkot. cf. GB Caldcott, désignant une « habitation froide »). A cette même époque, le moulin banal à vent disparaît et oblige les habitants à aller faire moudre leurs grains dans les villages voisins. Il est reconstruit, avant de disparaître de nouveau vers 1727[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Anne-Marie Frambost-Lavernot    
mars 2008 en cours Agnès Join    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 267 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260 282 342 283 330 346 357 326 372
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
343 341 348 325 340 314 301 341 317
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
343 343 310 273 283 260 271 279 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
324 280 277 274 281 294 282 267 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin date des XVIe siècle, XVIIe et XIXe siècles. L'église et le cimetière de Melleville forment un petit îlot isolé au bord du chemin qui mène à Villy. Elle est construite sur un plan rectangulaire aux XVIe et XVIIe siècles. Elle doit sa forme actuelle de croix latine à l'addition de deux chapelles. Celle orientée au nord, dédiée à la Conception de la Vierge, est élevée par la famille Boissel vers 1678. Elle est construite en briques mêlées d'assises de moellons de craie. La chapelle Saint-Joseph, au sud, date de 1873. La nef est construite en pierre calcaire au XVIIe siècle[5].

Depuis la Révolution, il ne reste plus que deux cloches sur les trois. L'une porte la date de 1526 et fut surnommée Michele par l'abbé du Tréport[5].

Dans le chœur contre la chapelle du sud, une inscription commémorative d'une fondation (1548) est placée en hauteur. Sous le pavé du sanctuaire se trouve un caveau, aujourd'hui masqué, où l'on inhumait les seigneurs patrons de l'église[5].

Le retable de style Louis XIV date de 1749, il encadre une toile de Deshayes représentant la Vierge qui tend dans sa main le saint rosaire à deux religieux[5].

  • On note un château en brique, sans grand caractère. Il en subsiste également le porche, en brique également, assez curieux.
  • Melleville était réputée pour la qualité de son jeu de la balle au tamis[6] et remporta plusieurs fois les compétitions locales.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le chanoine Elphège Vacandard[7], auteur de nombreuses vies de saints, et particulièrement de celle de saint Bernard de Clairvaux.
  • Jean Vacandard, instituteur, auteur d'un glossaire picard en Normandie (1964, collection de la Société de Linguistique Picarde) et d'une histoire du village.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

[2] [5] [1]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 107
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  2. a, b et c Joseph Bunel et Albert Tougard, Géographie du département de la Seine-Inférieure. Arrondissement de Rouen, E. Cagniard,‎ 1879 (ISBN 286-743-057-7)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. a, b, c, d et e « Melleville », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ 1997, 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)
  6. http://jeanluc.dron.free.fr/Baro/tamis.htm
  7. http://www.bautz.de/bbkl/v/vacandard_f_z_e.shtml

Liens externes[modifier | modifier le code]

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