Marcus Valerius Corvus

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Valerius Corvus et Corvus (homonyme).

Marcus Valerius Corvus est un homme politique de la République romaine au IVe siècle av. J.-C.. Général compétent et apprécié du peuple, il fut plusieurs fois consul et une fois dictateur.

Sa renommée est telle qu'il est parfois confondu avec son homonyme Marcus Valerius Corvus et fils supposé, dictateur en 301 av. J.-C. et deux fois consul[1].

En 349 av. J.-C., il sert comme tribun militaire sous le commandement de L. Furius Camille. Il est volontaire pour affronter en combat singulier un colosse gaulois, et selon la tradition à l'origine de son surnom, un corbeau (en latin corvus) se perche sur son casque avant le duel[2]. Vainqueur, et initiateur de la victoire romaine sur les Gaulois, Corvus est récompensé d'un don de dix bœufs, et se voit élire consul pour l'année suivante, malgré son âge de 33 ans, insuffisant pour cette magistrature. En 348 av. J.-C., il est donc consul, année sans conflit interne, ni guerre[3].

En 346 av. J.-C., de nouveau consul, il bat les Volsques et détruit Satricum, ce qui lui vaut l'honneur d'un triomphe[4].

En 343 av. J.-C., consul pour la troisième fois, il entame la première guerre samnite. Il est apprécié par ses soldats, et remporte deux batailles contre les Samnites près de Cumes puis à Suessula, il obtient un second triomphe[5].

L'année suivante, les troupes romaines stationnées à Capoue se mutinent et marchent sur Rome. Désigné dictateur en 342 av. J.-C. pour résoudre cette crise, Corvus use de sa popularité pour négocier avec les rebelles et leur obtenir l’amnistie[6].

En 335 av. J.-C., Corvus est consul pour la quatrième fois. Le sénat lui confie la conduite de la guerre contre les Ausones, il prend leur cité Cales, ce qui lui vaut le surnom de Calenus et un triomphe de plus[7].

Grâce à sa renommée, Corvus assure l’intérim du pouvoir comme interroi à deux reprises, en 332 av. J.-C. et en 330 av. J.-C.[8].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Confusion issue du récit de Tite-Live, Histoire romaine, X, 3-5 ; X, 5, 6-9, et reprise par Smith, Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology, 1870
  2. Cette histoire peut peut-être être mise en relation avec la déesse guerrière gauloise Catubodua, qui est une déesse-corneille.
  3. Tite-Live, Histoire romaine, VII, 26 ; Valère Maxime, VIII, 15 ; Aulu-Gelle, IX, 11 ; Eutrope, II, 6
  4. Tite-Live, Histoire romaine, VII, 27 ; Censorinus, De die natalis, 17
  5. Tite-Live, Histoire romaine, VII, 28-39 ; Appien, Guerre samnite, I
  6. Tite-Live, Histoire romaine, VII, 28-39
  7. Tite-Live, Histoire romaine, VIII, 16
  8. Tite-Live, Histoire romaine, VIII, 17, IX, 7