Bataille des Fourches Caudines

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Bataille des Fourches Caudines

Date 321 av. J.-C.
Lieu Passe des Fourches Caudines
à l'ouest de Capoue (Campanie, Italie)
Issue Victoire des Samnites
Belligérants
République romaine Samnites
Commandants
Tiberius Veturius Calvinus
Spurius Postumius Albinus
Caius Pontius
Forces en présence
40 000 hommes ?
Pertes
Reddition totale Aucune

Seconde guerre samnite

Mont Gauro — Suessula — Neapolis — Fourches Caudines — Lautulae — TerracinaLac Vadimon — Bovianum — Camerinum — Tifernum — Sentinum — Aquilonia

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Liste des guerres et des batailles de la République romaine

La bataille des Fourches Caudines (Furculae Caudinae en latin) est une bataille qui opposa en 321 av. J.-C. les Romains aux Samnites au cours de la deuxième guerre samnite. Les Samnites de Caius Pontius, par leurs positions stratégiques, encerclèrent et capturèrent une armée romaine entière de 40 000 hommes dirigée par leurs deux consuls.

Cette bataille et surtout la défaite romaine qui s'ensuivit est à l'origine de l'expression « passer sous les Fourches caudines » ou « passer sous les fourches caudines », l'usage hésite sur la majuscule, employée dans la langue française, qui signifie, par extension, que l'on doit subir une épreuve difficile et humiliante.

Bataille[modifier]

Les « Fourches caudines » est le nom d'un passage étroit entre deux montagnes près de Bénévent (Italie).

Les Romains, alors en guerre pour la seconde fois contre les Samnites, avançaient en direction de Luceria. Les Samnites, guidés par leur généralissime Caius Pontius, se placèrent alors sur les contreforts du défilé dans lequel devait passer l'ennemi et attendirent que l'armée romaine s'avance. Une fois celle-ci dans la nasse, ils bloquèrent les issues et menacèrent les Romains de les enfouir sous les éboulements qu'ils provoqueraient.

L'armée romaine piégée et sans espoir de se sortir de ce traquenard, dut reconnaître qu'elle avait été vaincue. Chaque homme dut alors abandonner tout son équipement et passer sous le « joug » des lances des Samnites (fourches tendues à l'horizontale) tout en se tenant recourbé avec les mains ficelées dans le dos. Quelques-uns refusèrent et furent tués. Caius Pontius accepta ensuite de renvoyer à Rome les légions prisonnières à la condition qu'aucun de ces soldats battus ne reprît les armes contre les Samnites durant la guerre.

Cet événement fut ressenti comme l'une des plus grandes hontes de l'histoire de Rome. Le Sénat de Rome refusa de reconnaître cette reddition qui, d'après lui, était de la responsabilité personnelle des deux patriciens alors consuls. Et il décida de réarmer les légions revenues à Rome afin de venger cette humiliation.

Quant aux deux consuls vaincus, ils furent renvoyés aux Samnites afin qu’ils fussent exécutés, mais Pontius, écœuré de la mauvaise foi du Sénat romain, relâcha ces deux boucs émissaires. Et la guerre se poursuivit.