Les Hamptons

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40° 53′ 05.752″ N 72° 30′ 03.823″ O / 40.88493111, -72.50106194 ()

Les Hamptons, sur la South Fork de Long Island

Les Hamptons forment une région située au nord-est de l'île de Long Island dans l'État de New York (États-Unis), dont la majeure partie se trouve sur la péninsule de South Fork, coincée entre l'Océan Atlantique et la Peconic Bay. Celle-ci compte plusieurs villes et villages réputés dans le monde pour être parmi les zones de villégiatures les plus prisées par l'élite américaine et spécialement par celle de New York.

Historique[modifier | modifier le code]

Les Hamptons sont une région des États-Unis, une péninsule, composée principalement de villages anciens, de plages, de dunes, avec un total de 45 km de côtes[1]. C'est le lieu de villégiature des New-yorkais[2],[3] considéré comme le « rendez-vous balnéaire le plus huppé des États-Unis[1] »[4].

Les occupants d'origine des lieux sont les indiens algonquiens[5] shinnecock[6]. Les premiers colons arrivent d'Angleterre, de Hollande[5], ou de Pologne et cultivent la pomme de terre[1],[2]. Au début du XXe siècle, la région est découverte par de grandes familles WASP[1] qui y construisent dans la région de Southampton et East Hampton de grandes villas en bord de mer[2].

La région est marquée par des peintres célèbres[7] : Edward Hopper s'en inspire. Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux surréalistes investissent la région[1]. Jackson Pollock et Lee Krasner[n 1] s'installent tous deux dans une ferme juste après la Guerre[7]. Dans les années 1960, on y voit de Kooning, Mark Rothko, Franz Kline[7]. Roy Lichtenstein fait son atelier à Southampton[8], aujourd'hui conservé en l'état par sa veuve[9].

Dans les années 1980, l'argent de Wall Street, et ses fortunes récentes[1], renouvèle les vacanciers des Hamptons, les prix de l'immobilier continuent de progresser[8],[10].

Après les années 2000, Montauk devient l'endroit « à la mode »[1],[8]. Petit village de pêcheurs de 4 000 habitants[11] (l'hiver), parfois surnommé « La Fin[6] », celui ci est connu surtout pour son phare situé à l'extrémité de la péninsule. Le village est apprécié depuis plusieurs décennies par les surfeurs[8]. Mais surtout, c'est en 1972 qu'Andy Warhol et Paul Morrissey achètent une propriété isolée, Eothen, sur les hauteurs de Montauk et s'y installent ensemble[6]. Caroline Lee Radziwill, les Rolling Stones, ou Bianca Jagger parmi d'autres en sont les invités[12]. Dans les années qui vont suivre, la demeure, et Montauk en général, voient passer de nombreux artistes, créateurs, photographes de mode[6]… Après les années 2000, les prix de l'immobilier augmentent, les stars américaines sont omniprésentes l'été[11].

Certains lieux de tout âge sont particulièrement renommés : le « restaurant branché » le Surf Lodge à Montauk, ainsi que dans le même village l'hôtel Ruschmeyer’s[3],[13], le récent hôtel The Montauk Beach House organisé autour de sa piscine centrale[3], et enfin la plage de Ditch Plains[1]. Outre Montauk, d'autres établissements sont notables : Pierre's un restaurant de Bridgehampton tenu par le français Pierre Weber[3],[8],[14],[15] : le Sunset Beach, sorte de « guinguette » créée juste avant l'an 2000[2] par un français également, et placée face à la mer[3], les boutiques de la française Marie Eiffel[2],[3] ; le vieux et chic golf du Maidstone Club[16] parmi la dizaine de terrains que propose la région ; le Star Boggs restaurant décoré d’œuvres originales de Warhol ; Tate's Bake à Southampton, mélange de salon de thé et de pâtisserie réputé depuis des décennies pour ses cookies[3]. Les Hamptons comptent peu d'hôtels[17], la tendance est donc d'acheter, très cher, ou de louer[1].

East Hampton reste l'endroit le plus établi pour les grandes fortunes[1],[16], mais également North Fork, Sagaponack (en)[10] le village le plus cher des États-Unis[18], ou Southampon avec Meadow Lane surnommée « l'avenue des milliardaires »[19].

Plusieurs moyens de transports sont utilisés pour ce rendre dans cette région : le bus, ou la voiture pour un trajet de plusieurs heures, les routes étant très difficiles à pratiquer depuis New-York[2],[20] avec les « embouteillages apocalyptiques du week-end[16] » ; le train[17] pour un long trajet également[2] ; l'hydravion[20] pour un vol de quarante-cinq minutes depuis Manhattan[2],[10] ; l'hélicoptère[1],[16] qui fait New-York - Montauk en quelques dizaines de minutes[6],[19].

La saison se déroule globalement de mai à septembre[10], avec une importance plus forte de mi-juillet à fin août[1]. Un « élitiste[3] » et restrictif « permis de résident[n 2] »[17] fait que les plages, toutes publiques[3], ne sont jamais surchargées, même en pleine saison estivale[2].

Les Hamptons représentent un style de vie[21], plutôt vintage[5], et sont devenus un « mythe »[21] de l’Amérique et une représentation de la « socialite (en) life » avec nombre d’événements mondains, fêtes, galas de charité et de philanthropie[1]. Le styliste Ralph Lauren fera son succès sur ce style de vie, inspiré entre autres par le style preppy et l'omniprésence du polo comme sport équestre de cette région.

Villes et villages[modifier | modifier le code]

La ville de Southampton inclut :

La ville d'East Hampton inclut :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le couple Jackson Pollock et Lee Krasner est enterré à East Hampton.
  2. Le permis de résident est délivré uniquement aux locataires ou propriétaires de la région et autorise à se rendre sur les plages en voiture.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Alice d'Orgeval, « Un été dans les Hamptons : Manhattan transfert », Reportage, sur madame.lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 7 août 2010 (consulté le 5 octobre 2013)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Paris Match août 2013, p. 72
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Hamptons Hamptons : NY NY spécial Hamptons, de Juliette Longuet, June, coll. « New York New York Paris Paris », octobre 2012, 55 min [présentation en ligne]
  4. « Destination les Hamptons », sur lepoint.fr, Le Point,‎ 14 août 2008 (consulté le 9 octobre 2013)
  5. a, b et c Paris Match août 2013, p. 70
  6. a, b, c, d et e Vogue juin 2013, p. 179
  7. a, b et c Mary Vakaridis, « Les Hamptons: les embruns à deux heures de New York », Luxe, sur bilan.ch, Tamedia,‎ 9 novembre 2011 (consulté le 8 octobre 2013)
  8. a, b, c, d et e Paris Match août 2013, p. 73
  9. Paris Match août 2013, p. 68
  10. a, b, c et d Emmanuel Saint-Martin, « Les Hamptons, Wall-Street-sur-Mer », Économie, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 14 juillet 2011 (consulté le 5 octobre 2013)
  11. a et b Vogue juin 2013, p. 181
  12. (en) Katherine Kapnick, « 70's Hamptons Glamor:Tthe-Eothen estate and the superstars who summered there », sur guestofaguest.com,‎ 18 juin 2010 (consulté le 4 octobre 2013)
  13. Sophie Pinet, « Le Ruschmeyer's à Montauk », Lieux, sur admagazine.fr,‎ 3 août 2011 (consulté le 8 octobre 2013)
  14. Paris Match août 2013, p. 69
  15. Pascale Richard, « Les Français des Hamptons », sur france-amerique.com,‎ 23 juin 2007 (consulté le 9 octobre 2013)
  16. a, b, c et d Le Nouvel Observateur août 2013, p. 60
  17. a, b et c Jérôme Godefroy, « Le dimanche à New York », Art de vivre, sur lepoint.fr, Le Point,‎ 25 janvier 2007 (consulté le 9 octobre 2013)
  18. (en) Venessa Wong, « Most Expensive U.S. Small Town: Sagaponack, N.Y. », Lifestyle, sur businessweek.com, Bloomberg Businessweek,‎ 19 janvier 2010 (consulté le 8 octobre 2013)
  19. a et b Le Nouvel Observateur août 2013, p. 61
  20. a et b Sophie Pinet, « Manhattan transfert (vers les Hamptons) », Lieux, sur admagazine.fr, Condé Nast,‎ 25 mai 2011 (consulté le 8 octobre 2013)
  21. a et b Paris Match août 2013, p. 67

Détails des sources presse[modifier | modifier le code]

  • Olivier O'Mahony (photogr. Kasia Wandycz), « Les hamptons signe extérieur de richesse », Paris Match, no 3353,‎ 22 août 2013, p. 66 à 73 (ISSN 0397-1635)
  • Carole Sabas, « Magic Montauk », Vogue Paris, no 938,‎ Juin-juillet 2013, p. 176 à 181 (ISSN 0750-3628)
  • Philippe Boulet-Gercourt, « Les Hamptons, insubmersible îlot doré », Le Nouvel Observateur, no 2543,‎ 1er août 2013, p. 60 à 61 (ISSN 0029-4713)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]