Le Renard (bateau)
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| Le Renard | |
| Gréement : | Cotre à huniers |
|---|---|
| Débuts : | 1991 (réplique) |
| Longueur hors-tout : | 30 m |
| Longueur de coque : | 19 m |
| Maître-bau : | 6 m |
| Tirant d’eau : | 2,8 m |
| Déplacement : | 70 tonnes |
| Voilure : | 464 m² (8 voiles) |
| Équipage : | 3 marins |
| Capacité : | 12 à 27 passagers |
| Armateur : | Assoc. du Cotre Corsaire |
| Port d’attache : | Saint-Malo |
Le Renard, un cotre à hunier, fut le huitième et dernier navire armé par le corsaire malouin Robert Surcouf.
Lancé en 1812, il était commandé par le capitaine Leroux-Desrochettes. Le navire livra un dernier combat victorieux contre la goélette anglaise l'Alphea à la fin de l'année 1813. Cependant, au cours de cet affrontement, Leroux-Desrochettes perdit un bras et en mourut peu après.
Sommaire |
[modifier] La réplique du Renard
Le Renard (1812) a fait l'objet d'une réplique.
Une association de la ville de Saint-Malo, qui cherchait à faire revivre un « vieux gréement », comme la bisquine réalisée à Cancale en 1987, va choisir ce navire corsaire.
Il aurait dû rester dans l'histoire comme le cotre corsaire malouin qui a participé au dernier combat naval le long des côtes françaises. Mais 1 200 passionnés en ont décidé autrement. En 1989, la quille est posée.
En mai 1991, l'association Cotre corsaire de Saint-Malo, a lancé à l'eau la réplique exacte du Renard. Trente mètres de long pour 464 m² de voiles maximum au portant, avec trinquette et grand voile, rien n'a été omis ! « Il a été construit à l'identique sur des plans d'origine », rappelle François Viguié, responsable de la communication de l'association. Un an après, il accueillait ses premiers touristes à bord. Quinze ans plus tard, la tradition perdure, d'avril à octobre, avec des sorties en mer pour les touristes, en juillet et en août. La coque a nécessité 90 mètres-cubes de chêne. Les espars sont en pin massif[1].
En revanche, la mâture et la voilure sont quelque peu réduites par rapport aux surfaces extrêmes portées par les cotres corsaires, contrebandiers ou douaniers de l'époque.[2] Il possède 2 jeux de voiles, l'un en synthétique, l'autre en lin.
Le cotre est lancé le 18 mai 1991. Il participe à Brest 92 et à diverses fêtes marines, dont le centenaire du vieux trois-mâts, le Duchesse Anne célébré à Dunkerque en 2001.
Le port d'attache du bateau est Saint-Malo.
[modifier] Caractéristiques
- déplacement : 44,5 tonnes (environ),
- tirant d'air : 26 m
- surface totale de voilure : 249 m² (dont grand-voile : 123 m²),
- Armement : 10 caronades de 8 (en fonte d'aluminium sur la réplique) et 4 canons de 4. Les canons sont placés sur les derniers et premiers sabords de chaque côté.
- Gréement : 1 mât + le mât de beaupré. 8 voiles dont : grand-voile, flèche (ou corne), hunier, perroquet volant, foc, fortune, clinFoc (foc en l'air), trinquette.
[modifier] Bibliographie
- Le Chasse-marée, n° 74, juillet 1992, lui consacre un article : Histoire et reconstruction du Renard, pages 14-33.
[modifier] Références
- ↑ mais pas de Riga, origine habituelle au XVIIIe siècle, mais de l'Oregon.
- ↑ Le Chasse-marée, page 26.

