Le Breuil (Marne)

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Le Breuil
Image illustrative de l'article Le Breuil (Marne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Épernay
Canton Dormans
Intercommunalité CC des Coteaux de la Marne
Maire
Mandat
Didier Depit
2014-2020
Code postal 51210
Code commune 51085
Démographie
Population
municipale
416 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 35″ N 3° 38′ 51″ E / 48.9763888889, 3.6475 ()48° 58′ 35″ Nord 3° 38′ 51″ Est / 48.9763888889, 3.6475 ()  
Altitude Min. 93 m – Max. 251 m
Superficie 16,01 km2
Localisation

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Le Breuil

Le Breuil est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Breuil est situé dans la vallée du Surmelin qui fut occupée par les Gaulois avant la conquête romaine. C'est probablement l'eau qui attira ses habitants.

Le territoire du Breuil, d'une superficie de 1 603 ha, a la forme d'un rectangle orienté nord-est, sud-ouest, mesurant 5 km de longueur sur 4 km de largeur. Les terres y occupent 350 ha, les prés 320, le vignoble 99 et les bois 672[1]. La vallée du Surmelin s'encaisse profondément dans le plateau, avec des versants rive droite exposés au sud, favorables à la vigne.

Au village proprement dit s'ajoute une douzaine de hameaux ou fermes : l'Huis, le Montcet, le Bordet, Brocheron, la Bochetterie, l'Hermitage, Saint-Germain et Molignon.

Communes limitrophes du Breuil
La Chapelle-Monthodon Igny-Comblizy
Baulne-en-Brie Breuil La Ville-sous-Orbais
Verdon

Économie[modifier | modifier le code]

Le vignoble fut aux siècles passés l'originalité de cette commune de la Brie des Etangs. En 1773, on y cultivait 60 arpents de vignes. À l'établissement du cadastre, vers 1840, 42 ha. En 1929, 35 ha. Les habitants installés « hors 20 lieues » exigées par l'édit royal du XVIIIe siècle, demeurèrent fidèles à la viticulture, même après qu'eut disparu le commerce des vins de Brie pour Paris.

« Ils produisaient un vin léger, faible de corps et de bouquet, mais d'une fraîcheur et d'une saveur agréables », qui pouvait s'expédier aisément par voie d'eau ou de terre jusqu'à la capitale. En 1988, le village comptait huit récoltants-manipulants.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès le IXe siècle, il est vraisemblable que la région était pourvue d'industries, sous l'impulsion de l'abbaye bénédictine d'Orbais qui apporta les premiers éléments de civilisation, d'agriculture et d'industrie.

La vallée fut ravagée, vers 937, par les Hongrois qui s'emparèrent d'Orbais.

Au cours des XIIe et XIIe siècles, les moulins à blé étaient en pleine prospérité. Les siècles suivants apportèrent les malheurs et l'industrie déclina. Le Breuil eut, du XIIIe au XVIIe siècle, deux moulins à blé, une scierie mécanique de planches, un moulin à tan, un moulin à huile, une foulerie de drap, deux forges à acier.

Au XVIe siècle, le cadre géographique est le même, avec ses collines verdoyantes et boisées. Partout, des champs de céréales, du blé, de l'avoine, des pâtures, mais pas encore de vignes. Par contre, la forêt est plus importante.

Tout en haut, Saint Germain : C'est un prieuré qui comprend une chapelle, une maison, un jardin et une dizaine d'arpents de terres. Il ne relève pas du seigneur du Breuil mais directement du roi et de l'abbaye d'Orbais.

La grande rue traverse le village et de nombreuses chaumières s'entassent en désordre sur les bords. Le long de la rivière ronronne un moulin travaille toute l'année : il est également la propriété de l'abbaye d'Orbais. La prestation que doit fournir le seigneur de Le Breuil à l'abbé d'Orbais est fixée annuellement à 116 boisseaux de blé et à 116 boisseaux d'avoine.

La masse imposante du Château domine la vallée : il se dressait à la place de la mairie actuelle. Il s'étendait, paraît-il, jusqu'à la rivière et son entrée se trouvait près du pont actuel. À cette époque, le seigneur du Breuil est le chef de la famille de Gomer, en provenance du nord de la France et son ancienneté paraît remonter aux croisades.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1995 2008 Christian Bourgain    
2008 en cours Alain Coyard[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

De 515 habitants au début du XIXe siècle, la population s'élève à 745 en 1851, puis diminue jusqu'en 1891, date à laquelle elle remonte légèrement à un peu plus de 600 âmes. Elles décroît rapidement ensuite pour s'établir actuellement à 341 habitants. En 1988, le village comptait 63 résidences secondaires.

En 2011, la commune comptait 416 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
420 443 515 508 649 647 698 730 745
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
616 592 576 574 560 545 551 589 590
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
604 569 492 426 441 424 444 348 373
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
364 351 312 284 327 341 350 341 400
2011 - - - - - - - -
416 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le tombeau de Christophe de Gomer[5] peut être vu dans l'église. Son tombeau a été restauré dans les années 1980 et inscrit sur l'inventaire des objets mobiliers classés monuments historiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Flameng, peintre officiel des armées, dont les nombreux croquis et dessins des combats qui eurent lieu ici pendant la Grande Guerre, parurent dans la revue L'Illustration.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Serge Coyard, Magazine du canton de Dormans, juillet 1988.
  2. Liste des maires de la Marne au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. « L’église Saint Martin à Le Breuil », sur site du Diocèse de Châlons-en-Champagne (consulté le 26 décembre 2012)