Léon Spilliaert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Spilliaert.

Léon Spilliaert (né à Ostende en 1881, mort à Bruxelles en 1946) est un peintre belge ayant fréquenté le milieu du symbolisme belge, dont Maeterlinck et Verhaeren furent les membres les plus connus. Ses influences vont de Edvard Munch à Fernand Khnopff, mais aussi Nietzsche et Lautréamont, tandis que ses peintures ainsi que les thèmes qu'elles représentent peuvent être rapprochés de ceux d'Edward Hopper, contemporain de Spilliaert. Il fut proche de James Ensor, autre peintre belge.

Œuvre[modifier | modifier le code]

La plupart de ses œuvres sont datées ce qui en facilite la reconstruction chronologique. Il signe ainsi sa première toile en 1899. Ses toiles se caractérisent par une évidente mélancolie, empreinte de tristesse, à travers la représentation de larges espaces vides (plages et étendues maritimes), ou d'autoportraits jouant sur les ombres dans les crevasses du visage, un traitement de la lumière façon clair-obscur et une sorte d'irradiation. Certaines de ses œuvres confinent à l'abstraction, par des structures géométriques (diagonales et courbes en cercles concentriques). Son inspiration vient sans doute de la ville où il est né, Ostende, et d'errances nocturnes dans la cité balnéaire au long des plages et des digues. Une ambiance de cauchemar et un certain tragique émanent parfois de ses toiles, ou tout au moins un profond et vague sentiment d'errance et de perdition, de solitude. Les matériaux utilisés sont l'aquarelle, la gouache, le pastel, les crayons de couleur et l'encre de Chine. Ses œuvres sont exposées à Ostende (Beaux-Arts) et à Bruxelles (Musées royaux des beaux-arts de Belgique). On peut voir le Clair de lune et lumières au Musée d'Orsay à Paris.

Son œuvre reste exclusivement picturale : il n'a fait que peu d'écrits et n'a pas enseigné ni exercé la fonction de critique.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

  • Clair de lune et lumières, 1900
  • La Poursuite, 1910
  • Le Tunnel, 1935

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Claire Ades (sous la dir.), Spilliaert : œuvres de jeunesse, 1900-1918, Catalogue de l'exposition, Paris, Musée Galerie de la Seita, 1997, 191 p.
  • Helen Bieri Thomson (sous la dir.), Léon Spilliaert. Vertiges et visions, Paris, Editions d'art Somogy, 2002, 96 p.

Lien externe[modifier | modifier le code]