Kaunan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Crystal Clear app fonts.svg Cette page contient des caractères spéciaux ou non latins. Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation…), consultez la page d’aide Unicode.

Kaunan

Nom
Proto-germanique Vieil anglais Vieux norrois
*Kaunan(?)
« ? »
Cen
« torche »
Kaun
« ulcère »
Tracé
Vieux futhark Futhorc Futhark récent
Runic letter kauna.svg Runic letter cen.svg Long-branch Kaun.svg
Unicode (HTML)

U+16B2
(#5810;)

U+16B3
(#5811;)

U+16B4
(#5812;)
Translittération
k c k
Transcription
k c k, g
API
[k] [k], [c] [k], [g]
Position dans l'alphabet
6

Kaunan (ou Kauna, Kaunaz), alternativement Kenaz est la sixième rune du Futhark et de la famille de Fehu / Fraujaz / Freyr. Elle est précédée par Raidō et suivie de Gebō. Elle est nommée Cen en anglo-saxon (« torche », peut-être une référence à la brûlure de l’ulcère) et Kaun en vieux norrois (« ulcère »).

Le Codex Vindobonensis 795 donne un nom de lettre correspondant dans l'alphabet gotique sous la forme chozma, restitué en gotique comme kusma (𐌺). Du fait de ces divergences de noms, la forme originelle en proto-germanique est difficile à reconstruire : elle pourrait avoir été *kaunan (également cité sous la forme *kauna ou *kaunaz), basé sur la forme norroise, ou *kenaz, basé sur la forme anglaise).

Son tracé provient du c vieil italique, 𐌂, apparenté au latin C. Les tracés de la rune en Futhorc / Futhark récent trouvent plutôt leur origine dans les différentes formes du k en vieil italique (𐌊).

Cette rune notait à l'origine le son [k].

Évolution de la rune dans le vieux Futhark au fil des siècles.

Poèmes runiques[modifier | modifier le code]

Les trois poèmes runiques décrivent cette rune :

Poème runique[1] Traduction en français

Vieux norvégien
ᚴ Kaun er barna bǫlvan;
bǫl gørver nán fǫlvan.


L’ulcère est fatal aux enfants ;
la mort pâlit le corps.

Vieux norrois
ᚴ Kaun er barna böl
ok bardaga [för]
ok holdfúa hús.
flagella konungr.


Maladie fatale aux enfants
et endroit douloureux
et demeure de mortification.

Anglo-saxon
ᚳ Cen byþ cwicera gehwam, cuþ on fyre
blac ond beorhtlic, byrneþ oftust
ðær hi æþelingas inne restaþ.


La torche est, pour chaque vivant, connue pour sa flamme
pâle et brillante ; le plus souvent elle brûle
là où les princes demeurent.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Poèmes et traduction en anglais sur cette page.