Josephine Butler

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Josephine Elizabeth Butler (13 avril 1828-30 décembre 1906) est une militante féministe anglaise. Le combat de Josephine Butler fut un modèle pour tous les mouvements abolitionnistes européens, regroupés en 1902 au sein de la Fédération abolitionniste internationale.

Josephine Butler
Josephine Elizabeth Butler, par George Frederic Watts, 1894

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est née à Dulwich en 1828. Elle est la fille de John Grey et de Hannah Annett. Le cousin de son père, Charles Grey, était un militant de l'abolition de l'esclavage.

En 1852 elle épouse le pasteur George Butler, directeur d'un collège de Liverpool. Leur fille unique Eva est tuée dans un accident en 1863. Dès lors elle consacre tout son temps pour ses combats : l'abolition de la traite des blanches et l'accès des femmes à l'éducation.

Fondation de l'abolitionnisme[modifier | modifier le code]

Josephine Butler demande l'abolition des Contagious Diseases Acts, la réglementation officielle de la prostitution. Pour lutter contre les maladies vénériennes, la France avait mis au point un système de police sanitaire pour surveiller les prostituées. L'Angleterre importe ce système de surveillance en 1866. L'Angleterre abandonne les contrôles sanitaires en 1886, la France en 1946.

Le 1er janvier 1870 elle publie un manifeste signé par 250 femmes du Ladies National Association for the Repeal of the Contagious Diseases Acts (en), dans le Daily News, journal londonien, afin de dénoncer les lois britanniques des années 1866-1869 sur les maladies vénériennes et la prostitution, obligeant toute femme suspectée de prostitution à un contrôle médical.

Éducation des femmes[modifier | modifier le code]

Joséphine Butler pense comme la Française Julie-Victoire Daubié[1] première bachelière en 1861, dont elle traduit les travaux[2], qu'il n'y a pas de droit pour les femmes sans accès à l'éducation supérieure.

En 1869, elle publie, avec Elizabeth Wolstenholme Woman's Work and Woman's Culture sur l'éducation des femmes.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Government by police, Dyer brothers, 1879
  • The Constitution Violated, Edmondson and Douglas, 1871
  • Personal reminiscences of a Great Crusade, Horace, Marshall and Son, 1896
  • Moralité publique. Une voix dans le désert, ed. bureau du Bulletin continental, Neuchâtel, 1876 disponible sur Gallica
  • Souvenirs personnels d'une grande croisade, Fischbacher, 1900

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Regard, Féminisme et prostitution dans l'Angleterre du XIXe siècle : la croisade de Josephine Butler, Lyon, ENS Éditions, 2014.
  • Nina Attwood, The prostitute's body: rewriting prostitution in Victorian Britain, Pickering & Chatto, 2011

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Raymonde Albertine Bulger Lettres à Julie-Victoire Daubié New York Peter Lang ed. 1992
  2. La Femme pauvre au XIXe siècle, consultable sur Gallica

Liens externes[modifier | modifier le code]