Johann Christian Bach

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Johann Christian BachJean-Chrétien Bach

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Surnom le Bach de Londres
Naissance 5 septembre 1735
Leipzig, Flag of Electoral Saxony.svg Électorat de Saxe
Décès 1er décembre 1782 (à 47 ans)
Londres, Drapeau du Royaume de Grande-Bretagne Royaume de Grande-Bretagne
Activité principale compositeur, organiste
Ascendants Jean-Sébastien Bach
Anna Magdalena Bach

Johann Christian Bach est un compositeur et organiste allemand, né à Leipzig le 5 septembre 1735 ; mort à Londres le 1er janvier 1782. Il fut surnommé le « Bach de Milan » et le « Bach de Londres ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et première formation musicale[modifier | modifier le code]

Johann Christian Bach (nom francisé en Jean-Chrétien Bach), est le onzième et dernier fils de Jean-Sébastien et d'Anna Magdalena Bach. Ses premiers enseignements musicaux sont assurés par son père, mais aussi vraisemblablement par le cousin de celui-ci, Johann Elias Bach, qui habite chez les Bach de 1738 à 1743 et aide Jean-Sébastien en lui servant de secrétaire.

Après la mort de son père en 1750, il se rend à Berlin auprès de son demi-frère Carl Philipp Emanuel Bach, alors claveciniste à la cour du roi Frédéric II. Johann Christian y reçoit alors un nouvel enseignement musical de la part de son demi-frère, mais y subit aussi l’influence du maître de chapelle de la cour, Carl Heinrich Graun.

L’Italie, de 1755 à 1762: entre Église et Opéra[modifier | modifier le code]

En 1754, Johann Christian se rend à Milan, en Italie, où il entre au service du comte Agostino Litta. Les circonstances de cette rencontre demeurent assez obscures, bien que l’on puisse raisonnablement supposer que les contacts pris à Berlin parmi les musiciens de la chapelle du roi aient été déterminants. Grâce au soutien de Litta, Johann Christian étudie le contrepoint auprès du père Giovanni Battista Martini à Bologne en 1757. Durant cette période, Bach compose principalement des oeuvres de musique sacrée (parmi lesquelles une messe et un Dies irae datés de 1757/58, un Magnificat à deux voix daté de 1758 et un Te Deum daté de 1759), mais aussi de la musique instrumentale pour l’orchestre de son protecteur.

En 1760, Bach est nommé second organiste de la cathédrale de Milan, après sa conversion au catholicisme. Cette conversion représente une véritable rupture avec la tradition profondément luthérienne de sa famille.

À côté de son activité d’organiste et de compositeur de musique sacrée, Johann Christian commence à s’intéresser à l’opéra. Il compose en 1758 une aria („Misero pargoletto“) pour le castrat Filippo Elisi, à l’occasion de l’opéra Demofoonte de Giovanni Battista Ferrandini. Bach fait enfin représenter son premier opéra Artaserse en 1761 à Turin. Il reçoit alors la commande de deux nouveaux opéras pour le San Carlo de Naples. Ce seront Catone in Utica (4 novembre 1761) et Alessandro nelle Indie (20 janvier 1762).

La période londonienne, de 1762 à 1772[modifier | modifier le code]

Le succès de ses opéras donne à Bach une réputation internationale. L’épouse du roi anglais Georges III, Sophie Charlotte de Mecklenburg-Strelitz l’engage alors comme maître de musique. Celui-ci arrive à Londres à l’été 1762.

À Londres, Johann Christian donnera douze opéras, lesquels connaîtront des succès divers. En 1763 sont représentés Orione (19 février) und Zanaida (7 mai) au King’s Theatre. Après une pause en 1764, vraisemblablement due à des intrigues, Adriano in Siria’' (dont la première a lieu le 26 janvier 1765) est un échec. Deux ans plus tard, ‘'Carattaco (représenté pour la première fois le 24 février 1767) rencontre de nouveau le succès.

En avril 1764, il rencontre pour la première fois le jeune Mozart, alors âgé de seulement 8 ans. Cette rencontre est importante, puisque Mozart arrangera plus tard les sonates opus 5 (n° 2, 3 et 4) de Johann Christian Bach en concertos pour piano (K 107) et rendra finalement hommage au maître allemand en citant l’un de ses ouvrages lyriques (l’ouverture de La Calamita dei cuori) dans l’Andante de son concerto en la majeur (K 414), composé peu après la disparition de Johann Christian.

Il se rend à Mannheim en 1772, où il compose un nouvel opéra pour le théâtre de la ville, ‘'Temistocle (5 novembre 1772). À son retour à Londres, il participe au concert inaugural du Masonic Hall. Le 23 mai 1772, en compagnie de Karl Friedrich Abel, il est en effet reçu franc-maçon au sein de la loge des Neuf Muses avec dispense de tout droit à acquitter[1]. Il épouse début 1773 une chanteuse italienne, Cecilia Grassi.

Après avoir composé, sur un livret de Giovanni de Gamerra également utilisé par Mozart, un second opéra pour le théâtre de Mannheim en 1776 (‘'Lucio Silla’’), il connaît un de ses derniers grand succès londoniens le 4 avril 1778 avec la première représentation de La clemenza di Scipione’'.

Dernières années[modifier | modifier le code]

En 1778, Johann Christian Bach reçoit une commande de Paris pour un opéra (Amadis de Gaule) qui ne remporte pas le succès escompté. Cette même année, il est reçu Compagnon et fait Maître dans la foulée, dans sa loge maçonnique de Londres, le 15 juin 1778.

Ses dernières années sont assez difficiles : il meurt sans descendance connue à Londres le 1er décembre 1782, accablé de dettes que la reine s’efforce de régler.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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