Jean-Marie Leclair

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Jean-Marie Leclair

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Jean-Marie Leclair

Naissance 10 mai 1697
Lyon, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès 22 octobre 1764 (à 67 ans)
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activité principale Violoniste, compositeur

Œuvres principales

  • Opus 1 : Premier Livre de sonates (1723)
  • Opus 2 : Deuxième Livre de sonates (1728)

Jean-Marie Leclair, né à Lyon, paroisse Saint-Nizier, le 10 mai 1697 et mort à Paris le 22 octobre 1764, est un violoniste et compositeur français de la période baroque.

Il possédait un violon d'Antonio Stradivari, surnommé le noir qui lui doit son nom : le Stradivarius de Jean-Marie Leclair

Vie[modifier | modifier le code]

Adolescent, Leclair était déjà un violoniste réputé. Mais c'est comme danseur qu'il commence sa carrière, d'abord dans la troupe de l'opéra de Lyon, puis à Rouen et à Turin. De retour à Paris, il fait paraître ses premières œuvres (Sonates pour violon). Après s’être mis au service du Roi en 1734, il démissionna quatre ans plus tard pour se produire en tournée. Il joua notamment à la cour d’Anne d’Orange, à La Haye, et à la cour du duc de Grammont.

Bien qu’il ait également écrit pour le théâtre, le plus éminent violoniste français de son temps reste surtout connu pour ses sonates et concertos pour violon (Élisabeth de Haulteterre a joué ses sonates lors du Concert Spirituel en 1737). Ainsi, le Mercure de France de mars 1753 (p. 214) se fait-il l'écho d'une de ses publications : « M. Leclerc l'aîné vient de donner un Recueil d'Ouvertures & de Sonates en trio. Si notre suffrage particulier pouvoir ajouter quelque chose à l'idée qu'a l'Europe entière de cet Artiste, le plus célèbre qu'ait eu la France pour la Musique purement instrumentale, nous dirions que les nouveaux ouvrages de ce Musicien sont égaux, supérieurs même à tout, ce qu'il a fait de plus estimé. Nous en jugeons ainsi d'après les impressions vives & fortes qu'a fait sur nous l'exécution de plusieurs morceaux du Recueil que nous annonçons. On trouve ce Recueil chez l'Auteur, rue Taranne, & aux adresses ordinaires. » Jean Marie Leclair a également écrit pour d'autres instrument que le violon, entre autres un concerto en ut majeur, pour instrument à vent (flute allemande ou hautbois), édité en 33T par la guilde du disque dans les années 1960. Annotation au dos de la pochette : "L'œuvre est d'une sûreté de style étonnante ; la hardiesse des harmonies, la richesse d'invention situent ce concerto bien au delà de la plupart des œuvres similaires du 18e siècle".

Il est mort assassiné dans la nuit du 22 au 23 octobre 1764. Ce crime ne fut jamais élucidé.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Opus 1 : Premier Livre de sonates (1723)
  • Opus 2 : Deuxième Livre de sonates (1728)
  • Opus 3 : Sonates à deux violons sans basse (1730)
  • Opus 4 : Six Sonates en trio pour deux violons et basse continue (1731-1732)
  • Opus 5 : Troisième Livre de sonates (1734)
  • Opus 6 : Première Récréation de musique d’une exécution facile composée pour deux flûtes ou deux violons (1736)
  • Opus 7 : Six Concertos à trois violons, alto et basse, pour organo et violoncelle (1737)
  • Opus 8 : Deuxième Récréation de musique d’une exécution facile pour deux flûtes ou deux violons (1737)
  • Opus 9 : Quatrième Livre de sonates (1743)
  • Opus 10 : Six Concertos à trois violons, alto et basse, pour organo et violoncelle (1745)
  • Opus 12 : Second Livre de sonates à deux violons sans basse (1747-1749)
  • Opus 13 : Trois Ouvertures et trois Sonates en trio pour deux violons (1753)
  • Opus 14 : Trio pour 2 violons et basse continue (1766)
  • Opus 15 : Sonate pour violon et basse continue (1767)
  • Scylla et Glaucus, tragédie en musique (1746)

Discographie[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Leclair est peu enregistrée ; cela tient très probablement à la difficulté souvent étourdissante des compositions confiées au violon. Les œuvres les mieux servies restent les diverses pièces de chambre, pour flûte ou pour violon. Les Six Sonates en trio de l'opus 4 ont été enregistrées par Musica Alta Ripa pour le label MDG en 1996, enregistrement qui reçut un Diapason d'or.

Les douze concertos pour violon, véritable somme de la musique concertante occidentale, n'ont été enregistrés que deux fois dans l'histoire du disque. C'était en 1977, par Jean-François Paillard et Gérard Jarry, enregistrements effectués pour la firme Erato (Grand prix du disque), puis en 1994-1995, par Simon Standage et le Collegium Musicum 90 pour le label Chandos.

Les Concertos pour violon de l'opus 7 ont connu deux enregistrements, en 1991 par Daniel Cuiller et l'ensemble Stradivaria pour le label ADDA, réédité en 2009 chez Universal Music, puis en 2012 par Les Muffatti, orchestre baroque de Belgique dirigé par Peter Van Heyghen, et le violoniste Luis Otavio Santos, pour le label La Ramée, tandis que le concerto pour flûte a, lui, connu plusieurs gravures, en particulier par les grands flûtistes français. On citera Jean-Pierre Rampal et Christian Lardé.

Concerto pour hautbois en ut majeur, édité par La guilde du disque, années 1960, hautboïste : Heinz Holliger, Orchestre de Chambre Romand, direction: Alain Milhaud.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Partitions gratuites[modifier | modifier le code]