Jean-François Julliard (ONG)

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Jean-François Julliard (milieu) avec la médaille Charlemagne pour les médias européens.

Jean-François Julliard, né en 1973, est un journaliste français, directeur général de l'association Greenpeace France depuis 2012. Il est secrétaire général de Reporters sans frontières de 2008 à 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-François Julliard entre à Reporters sans frontières en 1998. Il est responsable du bureau Afrique avant d'être nommé responsable de la recherche.

En février 2001, il est interpellé à Tunis et expulsé de Tunisie après avoir distribué des exemplaires du mensuel interdit Kaws el Karama, publié par Jalal Zoghlami.

En octobre 2001, il est projeté au sol par des policiers en civil après avoir été aspergé de gaz lacrymogène devant le siège du Parti socialiste à Paris, alors qu'une délégation de Reporters sans frontières manifestait contre la visite du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, l'accusant d'être responsable de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo.

Le lundi 24 mars 2008, durant la cérémonie d'allumage de la flamme olympique à Athènes, et en compagnie de Robert Ménard et Vincent Brossel, il perturbe le discours du président du comité d'organisation olympique chinois Liu Qi, en arborant une banderole représentant les anneaux olympiques remplacés par des menottes, logo de RSF visant à dénoncer les manquements aux droits de l'homme en Chine.

Lors du passage de la flamme olympique à Paris, plusieurs grimpeurs accrochent des drapeaux représentant les anneaux olympiques sous forme de menottes, symboles de la campagne de Reporters sans frontières, sur un grand nombre de monuments emblématiques de Paris. Jean-François Julliard grimpe, de nuit, sur Notre-Dame, afin d’y brandir ce même drapeau avec Priscilla Telmon, Sylvain Tesson et Robert Ménard[1].

Le 26 septembre 2008, il est promu secrétaire général de l'ONG, succédant ainsi à Robert Ménard, démissionnaire[2]. En mai 2011, invité de Pascale Clark sur France Inter, il prend ses distances avec les propos de son prédécesseur sur l'extrême-droite et la peine de mort[3]

À son arrivée à la tête de Reporters sans frontières, il insiste pour que l'organisation soit plus soucieuse de défendre la liberté de la presse en Europe et notamment en France[4].

En octobre 2011, il inaugure le premier bureau de RSF en Tunisie[5]

Il est par ailleurs rédacteur en chef de l'hebdomadaire Qui-Vive ! édité par Reporters sans frontières.

Le 12 décembre 2011, il devient directeur général de Greenpeace France, à partir du 1er février 2012[6],[7].

En juin 2013, il fait partie des anciens salariés de Reporters sans frontières qui signent une lettre ouverte à Robert Ménard dans les colonnes de Libération[8]. Ils prennent définitivement leur distance avec lui.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]