Jacques Servier

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Jacques Servier

Naissance 9 février 1922
Vatan (Indre)
Décès 16 avril 2014 (à 92 ans)
Suresnes (Hauts-de-Seine)
Nationalité Drapeau de France Français
Profession
Distinctions

Jacques Servier, né le 9 février 1922 à Vatan (Indre) et mort le 16 avril 2014[1] à Suresnes (Hauts-de-Seine), docteur en médecine et en pharmacie[2], était un chef d'entreprise français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Servier est le fils de Marcel Servier et Léontine Bazin. Ses parents sont pharmaciens à Vatan dans l'Indre à sa naissance[3], et son grand-père paternel est un modeste instituteur auvergnat[4].

Sorti du lycée d'Orléans, ville où son père s'est établi comme petit industriel, il fait ses études à la faculté de médecine et de pharmacie de Paris.

En 1945, il épouse Janine Pinard, docteur en médecine comme lui. Ensemble, ils ont quatre filles : Dominique, Christine, Isabelle et Pascale.

C'est en 1954 que Jacques Servier reprend l'affaire familiale à Orléans, cette dernière devient sous sa direction l'un des leaders de l'industrie pharmaceutique française, et le premier laboratoire privé et indépendant.

Entre 1982 et 1991, il publie plusieurs ouvrages dont Le médicament, inventer ou mourir et La passion d'entreprendre.

D'autre part il soutient l'Association des amis de Pierre Deniker pour l'enseignement de la psychiatrie depuis sa création.

Le 31 décembre 2008, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, lui décerne la grand-croix de la Légion d'honneur, il a alors 86 ans.

En 2011 l'entreprise de Jacques Servier est condamnée plusieurs fois à verser des dommages et intérêts pour l'Isoméride, nom commercial de la dexfenfluramine, et plusieurs dossiers sont portés en justice concernant le Mediator, nom commercial du benfluorex.

Il dispose d'une fortune estimée à 2,3 milliards € en 2013 (23e fortune de France)[5].

Affaire du Mediator[modifier | modifier le code]

Lors de ses vœux 2011 au personnel du groupe, Jacques Servier a déclaré : « Le Mediator, ce n'est que trois morts ; 500 est un beau chiffre marketing. Les autres avaient déjà des valvulopathies ». Xavier Bertrand, ministre de la Santé, s'est dit stupéfait par de tels propos[6].

Jacques Servier, en tant que président du laboratoire fabricant le Mediator, est cité à comparaître avec d'autres responsables de la firme Servier le 11 février 2011 devant la 15e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Nanterre (reprise de l'annonce du Figaro du 17 janvier 2011)[7].

On apprend en décembre 2012 que Jacques Servier est mis en examen pour homicides et blessures involontaires dans le cadre d'un des volets de l'enquête sur le Mediator conduite à Paris[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le médicament, inventer ou mourir, Jacques Servier, 1982, éd. La Table Ronde
  • Le médicament français : une industrie de pointe en voie de liquidation ?, Jacques Servier, 1986, éd. Institut économique de Paris
  • La passion d'entreprendre, Jacques Servier, 1991, éd. du Rocher
  • Le médicament et la vie : débat avec Jacques Marseille, Jacques Servier, 2007, éd. Librairie académique Perrin

Notes et références[modifier | modifier le code]