Isola del Liri

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Isola del Liri
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Lazio.svg Latium 
Province Frosinone 
Code postal 03036
Code ISTAT 060043
Code cadastral E340
Préfixe tel. 0776
Démographie
Gentilé Isolani
Population 11 991 hab. (31-12-2010[1])
Densité 749 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 41′ 00″ N 13° 34′ 00″ E / 41.68333, 13.5666741° 41′ 00″ Nord 13° 34′ 00″ Est / 41.68333, 13.56667  
Altitude Min. 217 m – Max. 217 m
Superficie 1 600 ha = 16 km2
Divers
Saint patron Madonna di Loreto
Localisation

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Isola del Liri

Isola del Liri est une commune italienne de la province de Frosinone dans la région Latium en Italie.


Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
Les données manquantes sont à compléter.

Histoire[modifier | modifier le code]

Isola est d'abord le siège des Volsques . Bien qu'il n'existe aucune documentation historique, il faut supposer qu'Isola était une ville d'une importance considérable à en juger par la nécropole des Volsques, découvert dans la commune de " Nazareth " en 1886, alors qu'on procédait à des fouilles pour la construction du chemin de fer Roccasecca Avezzano sur la rive gauche de la rivière . La nécropole, partiellement explorée, permit de mettre en lumière une cinquantaine de tombes constituées de fosses rectangulaires et de vases en terre cuite, d'armes, de bronzes et de crânes humains. À l'époque romaine, cette région devint un point de passage obligatoire sur la route de Sora. Autour de l'an 1010, le gestald lombard de Sora et Arpino, Rachis Pierre le Grand, donna cette terre à ses fils, d'où le nom " Insula Filiorum Petri " qui resta à la ville jusqu'à l'ère moderne. La première fois qu'un document parle du château de Isola del Liri ( Castellum Insulae ), en 1100, la " bulle " du pape Pascal II, attribue le château à Goffrido ( ou Roffrido, ou Loffrido ) dell'Isola. Dans ce document, le pape répertorie tous les châteaux et toutes les églises appartenant au diocèse de Sora. Ce devait être un bastion puissant gardant la rivière, à une époque d'invasions constantes des Normandes. Dans le catalogue des Barons du Royaume- Napolitain, datant probablement de 1187, un autre Roffredo dell'Isola possédaient Isola de Sora (aujourd'hui Isola del Liri) et Castelluccio ( Castelliri ). De 1187 date probablement le catalogue des barons " catalogus baronum" qui devaient contribuer, sous le roi normand Guillaume II le Bon, à l'expédition en Terre Sainte. Il apparaît que le seigneur de la ville met à disposition plusieurs hommes pour cette expédition. En 1269, un autre Roffredo dell'Isola, vivant cette fois à Naples était propriétaire de la terre d'Isola . Il avait cédé ses droits, avec l'approbation de Charles I , à Robert de Brienson, l'un des nombreux seigneurs français à qui le roi avait confié le gouvernement des châteaux de la région . La vente de ces droits faisait partie d'un plus vaste programme de Charles Ier d'Anjou visant à mettre en postes de commandement les seigneurs féodaux français qui lui étaient fidèles . L'affectation était temporaire, car en 1276 Bartolomeo dell'Isola, le fils de Roffredo, apparaît comme le possesseur de la Terre . Trois ans plus tard, en 1279 , il apparaît que Frédéric dell'Isola avait des vassaux à Isola qui lui était soumis ainsi qu'à Castelluccio ( aujourd'hui Castelliri ) . Puis à la fin du XIVe siècle, le fief a été vendu à la famille Celano puis à d'autres familles nobles . Isola est destinée ensuite à rester encore une victime de la lutte entre les Aragonais et Angevins qui a conduit, en 1475, le duché de Sora à tomber entre les mains de Leonardo della Rovere et Giovanni della Rovere d'Aragona . Mais la famille Boncompagni, en la personne de Giacomo Boncompagni, marquis de Vignola, fils du pape Grégoire XIII, acheta en 1580, le duché de Sora, pour 100.000 couronnes " or [2]. Le château d'Isola, pour sa position naturelle, fut choisi par le premier duc, comme résidence de la cour et de la famille. Les Boncompagni introduisirent l'industrie de la laine et du papier grâce à la présence du Liri. Les Boncompagni dominèrent Isola jusqu'en 1796, lorsque le territoire devint la propriété royale de Naples et le château , par conséquent, le Palais Royal. Les dernières années du dix-huitième siècle ont été marquées, comme dans l'ensemble de l'Europe, par les conséquences de la Révolution française et les tristes effets de banditisme . La ville , située dans une zone frontalière entre les États pontificaux et le royaume de Naples, subit les pillages et les massacres de la part des troupes françaises et devint la cible de la violence des groupes de bandits locaux, le plus célèbre étant le terrible Gaetano Mammone . Il conduisit une révolte à Isola et à Sora contre les troupes françaises. Le 12 mai 1799, dans l'église de San Lorenzo furent abattues près de 350 personnes qui avaient cherché refuge à la violence française . Puis, la ville connut un nouvel essor sous la domination française au début du XIXe siècle . Les compatriotes de Murat, vice-roi de Naples, remarquèrent le potentiel de cette terre, jamais pleinement exploité, avec un cours d'eau naturel , apte à produire de l'énergie hydraulique et un affluent, le Fibreno, avec une eau claire convenant pour la fermentation de chiffons (matériau de base pour la fabrication de papier ). Le premier moulin à papier dans le royaume de Naples adoptera les méthodes les plus avancées et il sera ainsi à Isola Liri . En l'espace d'un peu plus de vingt ans, Isola devint le plus grand centre de fabrication de papier du Royaume (1831 Lefebvre) [3].

Hameaux[modifier | modifier le code]

Borgo Nuovo, Capitino, Capitino San Paolo, San Domenico, Selva Alta, Selva Forlì, Via Maria, Quaglieri

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Arpino, Castelliri, Sora

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. [1]
  3. [2]