Henry Charles Carey

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Henry Charles Carey en 1865.

Henry Charles Carey (15 décembre 1793 à Philadelphie - 13 octobre 1879) est un économiste américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il nait à Philadelphie en Pennsylvanie de Mathew Carey, un économiste, réformateur, éditeur et publiciste originaire d'Irlande. Il reprend à vingt-huit ans la maison d'édition de son père. Il se retire de l'entreprise en 1838, au moment de la publication de l'Harmonie des intérêts. Cette œuvre devient bientôt le manifeste de l'école américaine d'économie, et est traduite en italien et en suédois.

Pensée économique[modifier | modifier le code]

Dans les Principes de la science sociale (1858-1860), il critique le principe du libre-échange qui tend selon lui à « établir pour le monde entier un atelier unique, auquel doivent être expédiés les produits bruts du globe en subissant les frais de transport les plus coûteux. » Il souhaite l'établissement de nations indépendantes se consacrant à toutes les branches de l'économie, au contraire de Friedrich List, dont la pensée a influencé sa conversion au protectionnisme. Carey prétend cependant qu'il s'est converti après l'observation des résultats respectifs des tarifs protectionnistes et libre-échangistes aux États-Unis. Il défend l'idée d'un système naturel de lois économiques, dont la prospérité générale de l'humanité est le résultat spontané. Cet aspect bénéfique est malheureusement empêché par l'ignorance et la perversité de l'homme.

Dans ce même livre, il critique l'exportation des produits agricoles, qui, puisqu'ils ne sont pas consommés sur place, destituent le sol national de ses éléments fertilisants. C'est une des raisons pour lesquelles il fait la promotion, à côté de la protection des industries naissantes, d'une protection agricole.

Au contraire de Ricardo, Carey déclare que les hommes ont d'abord exploité les terres ingrates (les coteaux) avant de descendre progressivement vers les plaines les plus fertiles, de même ils ont d'abord utilisé la force des animaux avant d'utiliser celle du vent ou de l'eau, puis de la machine à vapeur et de l'électricité. C'est pour cette raison que le prix du blé baisse nécessairement, en raison de l'augmentation de la productivité. « La terre la plus riche est la terreur du premier émigrant » (Passé, Présent et Futur).

Il est aussi l'auteur de l'Harmonie des intérêts (1851), ouvrage faisant la comparaison du système britannique de libre-échange avec le capitalisme protectionniste et interventionniste américain.

Il a fortement influencé Frédéric Bastiat pour ses Harmonies économiques, que Carey accusera de plagiat. Accusation dont Bastiat se défendra[1].

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

  • Essay on the rate of wages, Philadelphie, 1835.
  • Principles of political economy, Philadelphie, 1837-40 (3 volumes).
  • The credit system in France, Great Britain and the United States, Londres, 1838.
  • Answer to the questions: what constitutes currency? what are the causes of unsteadiness of the currency? and what is the remedy?, Philadelphie, 1844.
  • The past, the present and the future, Philadelphie, 1848.
  • The harmony of interests, New York, 1851.
  • Principles of social science Principes de la science sociale, 3 volumes, Philadelphie, 1858-60, traduit par Saint-Germain-Leduc et Augustin Planche [Tome 1], [Tome 2], [Tome 3]
  • The French and American tariffs compared, Philadelphie, 1861.
  • The way to outdo England without fighting her, Philadelphie, 1865.
  • Review of the decade 1857-1867, Philadelphie, 1867.
  • Contraction or expansion? Repudiation or resumption?, Philadelphie, 1866.
  • How protection, increase of public and private revenues, and national independence march hand in hand together, Philadelphie, 1869.
  • Shall we have peace… Letters to the President elect of the United States, Philadelphie, 1869.
  • International copyright question, Philadelphie, 1872.
  • The Unity of law, Philadelphie, 1873.

Références[modifier | modifier le code]

Cet article se refère aux ouvrages suivants :

  • Histoire des doctrines économiques depuis les Physiocrates jusqu'à nos jours par Charles Gide et Charles Rist. [1]
  • Chisholm, Hugh, ed (1911). Encyclopædia Britannica (Eleventh ed.). Cambridge University Press, volume 5, p. 329. [2]

Liens externes[modifier | modifier le code]