Parti whig (Royaume-Uni)

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Le parti whig est un parti politique apparu au XVIIe siècle en Angleterre qui, à compter de la fin du XVIIe siècle, militaient en faveur d'un parlement fort en s'opposant à l'absolutisme royal. Il s'opposait au parti Tory de l'époque. Le terme, apparu au XVIIe siècle, désigne à l'origine un brigand écossais.

Parmi les Whigs célèbres du Royaume-Uni on peut citer Robert Harley, Charles James Fox, Robert Walpole, Edmund Burke, George Grenville ou Thomas Babington Macaulay.

Historique[modifier | modifier le code]

Vers 1680, on commença à désigner sous le nom de whigs ceux qui voulaient exclure le duc d'York (futur Jacques II) de la succession au trône. Les whigs, qui s'illustrèrent par leur opposition à l'absolutisme royal, étaient généralement considérés comme des partisans de la tolérance pour les dissidents religieux. Ils jouèrent donc un rôle important dans la révolution de 1688. Mais c'est en 1714 qu'ils accédèrent au pouvoir, lors de l'avènement de la dynastie hanovrienne.

Ils gouvernèrent sans partage pendant plusieurs décennies en s'appuyant surtout sur la bourgeoisie commerçante. Rejetés dans l'opposition à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, ils revinrent aux affaires en 1830 et firent adopter la réforme parlementaire de 1832. Le parti change de nom vers 1830 pour devenir le parti libéral, sur le modèles des liberales espagnols (1810) et des libéraux français (vers 1820).

Le système électoral britannique (majoritaire à un seul tour) est généralement considéré comme l'un des responsables de la disparition de ce parti. En effet, ce système ne laisse subsister que deux partis principaux : comme il n'y a pas de deuxième tour, les électeurs se répartissent immédiatement en deux grands pôles. Seuls deux partis ont donc des chances d'avoir des députés, toute voix pour un « troisième parti », qu'il soit extrémiste ou centriste, étant considérée comme perdue.

En vertu de ce système, le parti travailliste eut donc du mal à percer au début du XXe siècle car il était alors le « troisième parti ». Mais lorsque cette percée fut réalisée, elle fut assez rapide, et ce fut le parti whig qui, centriste, fut écrasé entre les travaillistes et les conservateurs, et devint à son tour le « troisième parti ».

Cette disparition presque totale de la représentation whig au parlement, au profit du parti travailliste, eut lieu pour l'essentiel dans les années 1930.

Le parcours du parti whig est assez similaire à celui du parti radical français : « libéral », prospère au XIXe siècle et considéré alors comme à gauche du spectre politique, puis rejeté de plus en plus vers le centre par l'apparition de nouveaux partis, avant de quasiment disparaître.