Gabriel d'Arjuzon

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Gabriel d'Arjuzon
Portrait de Gabriel d'Arjuzon, par Louis-André-Gabriel Bouchet.
Portrait de Gabriel d'Arjuzon, par Louis-André-Gabriel Bouchet.
Fonctions
Membre de la Chambre des pairs
2 juin 181524 juillet 1815
Législature Cent-Jours
5 mars 18199 janvier 1832
(Démission)
Législature Seconde Restauration
Biographie
Dynastie Famille d'Arjuzon
Nom de naissance Gabriel Thomas Marie Darjuzon
Date de naissance 1er février 1761
Lieu de naissance Paris
Date de décès 9 décembre 1851 (à 90 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Royaliste constitutionnel
Enfant(s) Félix d'Arjuzon
Résidence Château de Louye
Pair des Cent-Jours

Gabriel Thomas Marie, comte d'Arjuzon (Paris, 1er février 1761 – Paris, 9 décembre 1851), est un administrateur et homme politique français.

Premier chambellan de Louis Bonaparte, roi de Hollande, il est appelé à la Chambre des pairs pendant les Cent-Jours et sous la Restauration française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gabriel Thomas Marie Darjuzon était le fils de Jean-Marie Darjuzon (1713-1790), fermier général et Hélène Geneviève Duchesnay-Derpren (1735-1761). Il entra dans l'administration des finances, où il fut quelque temps receveur général[1].

En 1789, il était électeur de la noblesse d'Évreux. Chef de bataillon de la garde nationale de cette ville en 1790, il traversa la Révolution française sans y jouer aucun rôle marqué[1].

Il fut nommé, le 14 mai 1806, président du collège électoral de l'Eure[2], et passa le 19 juin suivant[3], au service de Louis-Napoléon, roi de Hollande, en qualité de grand chambellan de la couronne de Hollande[4]. Madame d'Arjuzon avait été elle-même dame du palais de la reine Hortense, avant l'époque où cette princesse monta sur le trône de Hollande[1].

Le comte d'Arjuzon avait, en outre, servi comme aide de camp du général en chef de l'armée du Nord[1], en 1805 et 1806[1]. Napoléon le fit comte de l'Empire le 2 février 1809[5].

En 1814, il était chef de bataillon de la garde nationale parisienne (4e bataillon[3]). À l'arrivée de Louis XVIII, il reçut la décoration de la Légion d'honneur, ce qui n'empêcha pas Napoléon de le comprendre, pendant les Cent-Jours, parmi les pairs qu'il institua[5], le 2 juin 1815[3].

La même dignité héréditaire lui fut d'ailleurs rendue par l'ordonnance royale du 5 mars 1819[5]. Le majorat de sa pairie a été constitué au titre de baron[3]. Le comte d'Arjuzon compta à la Chambre haute parmi les défenseurs modérés de la Restauration française : il vota avec les royalistes constitutionnels[5].

Après la Révolution de Juillet 1830, il continua de siéger, jusqu'au 9 janvier 1832, jour où l'hérédité de la pairie ayant été abolie, il donna sa démission de pair de France, en compagnie de douze de ses collègues[n 1],[6].

À sa mort, il fut inhumé au cimetière d'Évreux[7].

Postérité[modifier | modifier le code]

La descendance du comte d'Arjuzon compte parmi les familles subsistantes de la noblesse d'Empire

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Distinctions[modifier | modifier le code]

Gabriel d'Arjuzon en pair de France, (peinture attribuée à) Jacques-Louis David.

Titres[modifier | modifier le code]

  • Institution de majorat attaché au titre de comte Darjuzon et de l'Empire accordée par lettres patentes signées à Paris le 2 février 1809 ;
  • Titre de comte héréditaire confirmé en sa faveur par lettres patentes du 27 janvier 1815. Règlement d'armoiries :
  • Pair de France (Chambre des pairs) :
    • 2 juin 1815 - 24 juillet 1815, 5 mars 1819 - 9 janvier 1832,
    • Titre de pair héréditaire, par ordonnance royale du 5 mars 1819 et établi au titre de baron-pair, sur majorat de pairie (terres dans l'arrondissement de Dreux), formant le majorat précédemment institué le 2 février 1809, par lettres patentes du 13 mars 1820[8].
  • Transmission des titre et majorat de baron-pair conférés par lettres patentes des 2 février 1809 et 13 mars 1820 (ces dernières modifiant le titre de comte en celui de baron, pour l'assiette de la pairie héréditaire), confirmée en faveur de son fils cadet, le comte d'Arjuzon, par arrêté ministériel du 6 décembre 1852.
  • Transmission des titre de comte héréditaire et majorat au titre de baron-pair conférés à Gabriel-Thomas Darjuzon, par lettres patentes du 2 février 1809 et du 13 mars 1820, confirmée en faveur du petit-fils aîné en primogéniture, Georges-Jacques-Marie d'Arjuzon, par arrêté ministériel du 3 avril 1875.

Décorations[modifier | modifier le code]

Rubans des décorations
Officier de la Légion d'honneur Grand-croix de l'ordre de l'Union Grand-croix de l'ordre de la Réunion Grand-croix de l'ordre du Mérite civil, dit de la Couronne de Bavière

Hommage, honneurs, mentions,...[modifier | modifier le code]

  • Grand chambellan de la couronne de Hollande (19 juin 1806)[4] ;
  • Chevalier d'honneur de la reine de Hollande (3 février 1808).

Armoiries[modifier | modifier le code]

Image Blasonnement
Orn ext comte de l'Empire GCOR.svg
Blason Gabriel d'Arjuzon (1761-1851).svg
Armes du comte Darjuzon et de l'Empire

D'azur au chevron d'argent, accompagné de trois fers de lances de même, à la bordure d'or ; franc-quartier des comtes présidents des collèges électoraux qui est d'azur aux trois fusées d'or posées en fasce[10].

Orn ext Comte (baron-pair) OLH.svg
Blason fam fr Arjuzon (d').svg
Armes du comte d'Arjuzon, baron-pair

D'azur, au chevron d'argent, accompagné de trois fers de dard du même, la pointe en haut[3],[11],[8],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ses collègues furent d'Avaray, de Beurnonville, Lecoulteux de Canteleu, etc... Le baron Pasquier, qui présidait la séance de la Chambre haute, annonça ces démissions en disant qu'elles reposaient toutes sur le fait que « la pairie n'étant plus héréditaire, les démissionnaires ne pensaient plus pouvoir être utiles à leur pays en continuant à siéger dans une chambre privée de sa qualité essentielle. » Le marquis de Dreux-Brézé réclama la lecture des lettres de démission ; Tascher et le comte d'Argout, ministre du Commerce et des Travaux publics, demandèrent, au contraire, qu'elle n'eût pas lieu. À l'unanimité moins une voix, la Chambre des pairs en décida ainsi.
  2. Parrain et marraine :
  1. a, b, c, d et e Robert & Cougny 1889, p. 90.
  2. Courcelles 1826, p. 14.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Courcelles 1826, p. 15.
  4. a, b, c et d Léonore LH/49/20.
  5. a, b, c et d Robert & Cougny 1889, p. 91.
  6. Robert & Cougny 1889, p. 126.
  7. a, b et c Roglo 2012.
  8. a et b Velde 2005, p. Lay peers.
  9. a et b Voir portrait de Boilly en début d'article
  10. a et b Archives nationales BB/29/1001, p. 21-25.
  11. Rietstap 1884.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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