Deutsche Jungend Kraft (Allemagne)

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Deutsche Jugend Kraft
Image illustrative de l'article Deutsche Jungend Kraft (Allemagne)

Sigle DJK
Sport(s) représenté(s) Omnisports
Création 1920
Président Volker Monnerjahn
Siège 1, Carl-Mosterts Platz D-40477 Düsseldorf 30
Affiliation Fédération internationale catholique d'éducation physique et sportive
Clubs 1200
Licenciés 530 000
Site internet www.djk.de

Le mouvement Deutsche Jungend Kraft (en abrégé : DJK) est la fédération sportive allemande d'obédience catholique refondé en 1945 après sa dissolution en 1933 par le régime nazi.

Description[modifier | modifier le code]

La DJK-Sportverband regroupe actuellement près de 530 000 membres, répartis dans plus de 1 200 clubs. Elle est ouverte à toute personne qui en partage les objectifs. Depuis 2004, son président est Volker Monnerjahn. Les trois lettres majuscules DJK (Deutsche Jungend Kraft) se traduisent par : Puissance[N 1] de la jeunesse allemande. Lors de la fondation du mouvement, ce concept, inhérent à la jeunesse, ne relève pas spécialement d'une création allemande. À cette période, l'attention diligente accordée au bénéfice de la jeunesse constitue déjà un acquit majeur. Pour preuve, les choix des noms de clubs, tels que : la Juventus (en Italie) ; les Young Boys Berne (en Suisse), etc. Avec le temps, la DJK élargit sensiblement son concept : ses critères électifs (force, endurance, énergie vitale, etc.) incluent désormais bien d'autres facteurs et attributs complémentaires que ceux circonscrits jusqu'alors à une population relativement jeune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après 1914[modifier | modifier le code]

En 1920, le mouvement DJK est créé, à Würzburg, sous l'impulsion de Monseigneur Carl Mosterts. En 1927, son adhésion à l'UIOCEP est enfin acceptée, suite à la ratification du traité de Locarno. Mais dès 1933, après l'arrivée au pouvoir des nazis, les premiers clubs affiliés au mouvement sont interdits et dissous[N 2]. Cette mesure s'applique également aux ligues travaillistes d'obédience communiste et socialistes, telles que la Rotsport et l'ATSB. Le 1er juillet 1934, le président national de la DJK, Adalbert Probst, est arrêté par la Gestapo et fusillé le lendemain. En 1935, toute l'organisation sportive passe sous le contrôle des nazis[1]. Comme d'autres organisations confessionnelles, la DJK est interdite. Seules les Jeunesses hitlériennes ont droit de cité.

Après 1945[modifier | modifier le code]

En 1945, tous les clubs et associations allemands sont dissous par les Alliés[2]. La structure sportive se remet en place, mais chacun tend alors à prêcher pour sa propre paroisse : la cohésion n'est plus de mise. En 1947, la DJK est refondée en tant qu'organisation faîtière du sport catholique sous la dénomination de Verband für Sportpflege in katholischer Gemeinschaft. Cependant, cette organisation est secouée par des litiges internes opposant différents courant contradictoires. Deux ailes s'affrontent : l'une (la DJK Zentralverband) préconise un mouvement purement catholique[N 3],tandis que l'autre (la DJK Hauptverband) souhaite instaurer une organisation idéologiquement neutre.

En 1950, Monseigneur Ludwig Wolker apporte une contribution essentielle à la restructuration et à la modernisation du sport allemand ; à cet effet, il fonde la Deutschen Sportbundes[N 4] (DSB). En 1961, les désaccords précités s'atténuent lorsque les fédérations de la DJK (DJK-Verbände) rejoignent leurs homologues des sports masculins. En 1970, la DJK avalise le regroupement des activités masculines et féminines au sein d'un même club. Les associations sont réparties entre associations nationales et diocésaines. De nos jours, la DJK-Sportverband se positionne comme lien entre l'église et le sport. La vie et le message du Christ sont placés dans une orientation plus proche de l'homme par la pratique du sport.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le siège de la DJK-Sportverband se trouve à Düsseldorf. À l'instar de la fédération juive Makkabi Deutschland, elle est membre[N 5] de la Deutschen Olympischen Sportbund. Elle est également membre de la Fédération internationale catholique d'éducation physique et sportive (FICEP). La DJK-Sportjugend incarne la partie responsable du sport de la jeunesse, au sein de la DJK-Sportverband. Elle est donc aussi membre associé de la Deutschen Sportjugend et de la Bund der Deutschen Katholischen Jugend (BDKJ). Elle compte plus de 1 200 clubs ou associations[3], pour un total de près de 530 000 membres[3], parmi lesquels figurent des jeunes ou jeunes adultes[3]. Individuellement, les clubs sont aussi membres des fédérations nationales de leur(s) sport(s). Tous les deux ans, elle décerne le « DJK-Ethik-Preis des Sports[N 6] ».

Championnats[modifier | modifier le code]

Les clubs de la DJK sont intégrés aux compétitions des Fédérations nationales et régionales. Par exemple : un club de football de la DJK est affilié d’office à la DFB. Depuis sa création, la DJK a été l'instigatrice de plusieurs championnats à son effigie.

Football[modifier | modifier le code]

  • 1921 : DJK Katernberg - DJK Ludwigshafen 3-2, après prolongation.
  • 1924 : DJK Katernberg - DJK Sparta Bürgel 4-2 (23 août à Francfort/Main), Arbitre : Verteegen (Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas)
  • 1927 : DJK Sparta Nürnberg - DJK TuS 08 Homberg-Hochheide 6-1 (6 juillet, à Cologne devant 40 000 spectateurs), Arbitre : Verteegen (Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas)
  • 1932 : DJK Sparta Nürnberg - DJK Adler Frintrop 5-2 (23 juillet, à Dortmund devant 35 000 spectateurs)

Handbal[modifier | modifier le code]

  • 1921 : DJK Frankfurt-Sachsenhausen
  • 1924 : DJK Frankfurt-Sachsenhausen
  • 1927 : DJK Bergfried-Graefrath
  • 1932 : DJK Mülheim-Styrum

A diverses reprises, la DJK aligna sa propre équipe nationale qui joua des rencontres amicales contre une équipe homologue des Pays-Bas.

Fête nationale des Sports[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1950, la DJK organise une fête nationale des Sports (Bundesfest des Sports) :

  • 1950 : Koblenz
  • 1953 : Schweinfurt
  • 1957 : Paderborn
  • 1961 : Nürnberg (Nuremberg)
  • 1965 : Düsseldorf
  • 1969 : Augsburg
  • 1973 : Münster
  • 1977 : Mainz (Mayence)
  • 1981 : Mönchengladbach
  • 1985 : Ingolstadt
  • 1989 : Dortmund
  • 1993 : Bamberg
  • 1997 : Düsseldorf (Thème : Sport und mehr – Sport et plus)
  • 2001 : Koblenz (Coblence) (Thème : Begegnung braucht Bewegung – Bouger satisfait les besoins)
  • 2005 : Münster (Thème : Sport bewegt Menschen – Le sport rassemble les gens)
  • 2010 : Krefeld (Thème : Feuer und Flamme – Feu et Flamme)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le mot allemand « Kraft » peut se traduire indifféremment par : puissance, force, énergie, pouvoir, etc.
  2. La seule manière d'échapper à cette sanction est d'opter officiellement pour des fédérations politiquement plus correctes.
  3. comme avant la Seconde Guerre mondiale, à savoir : avec sa propre structure de compétition
  4. Le 20 mai 2006. Celle-ci fusionne avec le Nationalen Olympischen Komitee für Deutschland, à dessein de former la Deutschen Olympischen Sportbund (DOSB).
  5. Statut de membre, doté de prérogatives particulières
  6. Le « DJK-Ethik-Preis des Sports » consiste en un prix décerné, tous les deux ans, par la DJK ; sa finalité vise essentiellement à valoriser les modalités éthiques liées à la pratique des sports.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère nazi des Sports
  2. Cf. Directive n°23
  3. a, b et c Statistiques de 2005.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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