Dace

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la langue dace. Pour le peuple dace, voir Daces.
Les langues thraco-illyriennes, dont le dace.

Le dace (dit « gète » par les Grecs) est une des langues de l'antiquité, aujourd'hui langue morte, et reste très peu connue, en raison de mode de transmission principalement oral des peuples qui l'utilisaient.

Jusqu'à ce jour, par manque de texte écrit permettant de trancher, les théories soutenues par le plus grand nombre proposent diverses hypothèses qui sont, dans l'ordre de leur importance: une langue indo-européenne satem, une langue mère antérieure à l'apparition des langues indo-européennes, une langue thraco-illyrienne proche du latin.

Sommaire

[modifier] La langue orale

Le dace est connu surtout à partir de la toponymie, par un nombre important de noms propres, de rivières, de montagnes, mais également de noms de divinités, ainsi que 40 plantes médicinales.

Le poète romain Ovide aurait écrit deux poèmes en dace, malheureusement perdus, pendant son exil en Dacie, à Tomis (aujourd'hui Constanta), avant sa mort. Décébale, roi des Daces, a écrit une lettre en latin pour Trajan, sans avoir besoin d'interprète. Des inscriptions en alphabet grec ancien se rencontrent sur les murs de quelques cités.

Aujourd'hui, les Roumains parlent une langue latine, le roumain. Les Aroumains, dits Valaques, parlent l'aroumain. Environ 160 mots roumains seraient d'origine dace. 70 de ces mots sont également des mots albanais, qui est une langue centum.

[modifier] La langue écrite

Comme les Gaulois, quand les Daces écrivent, c'est en grec. En dace, la transmission orale reste privilégiée : très peu de traces écrites nous sont parvenues. Une des rares inscriptions en langue dace se rencontre sur un vase cérémoniel : « Decebalus Per Scorilo », ce qui pourrait signifier « Décébale, fils de Scorilo »[1].

Il existe des documents apocryphes, comme le Rohonczi Codex, supposé en alphabet dace[2], mais la présence de signes d'origine cyrillique a démontré que ces documents font partie du corpus des faux du XIXe siècle, qui nourrissent les hypothèses et les phantasmes « hyperpaléoethniques » actuellement en vogue en Albanie, Bulgarie, Macédoine et Roumanie.

[modifier] Notes et références

[modifier] Articles connexes

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