Dóra Bakoyánni

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Dóra Bakoyánni
Image illustrative de l'article Dóra Bakoyánni
Fonctions
Ministre des Affaires étrangères de Grèce
15 février 20067 octobre 2009
Premier ministre Konstantínos Karamanlís
Prédécesseur Petros G. Molyviatis
Successeur Geórgios Papandréou
Maire d'Athènes (en)
1er janvier 200314 février 2006
Prédécesseur Dimítris Avramópoulos
Successeur Nikitas Kaklamanis
Ministre de la Culture de Grèce
3 décembre 199213 octobre 1993
Président Konstantínos Karamanlís
Premier ministre Konstantínos Mitsotákis
Prédécesseur Anna Psarouda-Benaki
Successeur Melina Mercouri
Biographie
Date de naissance 6 mai 1954 (60 ans)
Lieu de naissance Athènes, Attique
Drapeau de la Grèce Royaume de Grèce
Nationalité Grecque
Diplômé de Université Louis-et-Maximilien de Munich
Université nationale capodistrienne d'Athènes
Profession Politologue
Religion Grecque orthodoxe
Maires d'Athènes

Theodóra Bakoyánni (en grec : Θεοδώρα Μπακογιάννη), plus connue sous le nom de Dóra Bakoyánni (Ντόρα Μπακογιάννη), née le 6 mai 1954 à Athènes, est une femme politique grecque. Ministre de la Culture du 3 décembre 1992 au 13 octobre 1993 et maire d’Athènes de 2003 au 14 février 2006, elle est ministre des Affaires étrangères du 15 février 2006 à octobre 2009. Depuis 2010, elle est présidente du parti politique Alliance démocrate qu'elle a fondé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de l'ancien Premier ministre Constantinos Mitsotakis, elle a vécu notamment à Paris et Munich. Elle entre en politique après l'assassinat de son époux, en 1989, par les membres du groupe d'extrême gauche 17 novembre [1]. Membre du parti conservateur Néa Dimokratía (Nouvelle Démocratie), elle est d'abord élue comme députée d'Eurytanie en Grèce centrale[1]. Dans le gouvernement de son père (1990-1993), elle est nommée ministre de la Culture[1]. En 1996, elle est élue députée à Athènes[1]. Elle contribue à la mise en place d'une législation antiterroriste qui permettra le démantèlement du groupe 17 novembre en 2002[1]. Le 20 octobre de la même année, elle est la première femme à être élue maire d’Athènes, recueillant 60,6 % des suffrages, score jamais atteint dans la capitale[1]. Le 14 février 2006, elle est nommée ministre des Affaires étrangères, poste qu'elle conserve jusqu'à la défaite de son parti aux élections législatives de 2009. Elle fait alors figure de favorite pour prendre la tête du parti Nouvelle Démocratie, à la suite de de la démission de son leader le Premier ministre sortant Kostas Karamanlis, mais elle est battue par Antonis Samaras lors du congrès de décembre 2009.

Le 6 mai 2010, elle est exclue de son parti, la ND, pour avoir voté, contre la décision du groupe parlementaire, en faveur des mesures d'austérité du gouvernement Papandréou. Elle avait déclaré qu'en tant que libérale, elle ne pouvait que voter pour ces mesures libérales.

Le 11 juillet 2010, Dóra Bakoyánni fonde le Forum pour la Grèce, association à but non lucratif, dont les objectifs sont : la résolution des problèmes qui empêchent la croissance de la Grèce, la protection de principes fondamentaux comme la démocratie, l'égalité et la justice sociale, l’encouragement de la participation de tous les citoyens à la vie sociale et politique, l'expression de nouvelles idées et de stratégies dans un cadre de coopération constructive avec la société des citoyens.

Le 21 novembre suivant, Dóra Bakoyánni lance un nouveau parti politique, l'Alliance démocrate, lors d'une conférence au théâtre Badminton, avec la présence de 5 000 personnes qui signent la déclaration fondatrice centrée autour de valeurs et de principes communs, comme le libéralisme, la justice sociale et la liberté. À ce mouvement ont déjà adhéré cinq députés qui avaient été également exclus de la Nouvelle Démocratie. Il détient également un député européen.

Elle est une européenne convaincue, parlant plusieurs langues et se voulant proche des gens[1].

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

Elle est membre du Haut Conseil de la Francophonie.

En mars 1992, le centre international des femmes accorde à Dora Bakoyanni l' « International Leadership Award » et en juin 1993, elle est distinguée par le 14e colloque international « Fontana di Roma » en tant que personnalité prépondérante dans le domaine de la culture.

En 2003, sur invitation du président de la Commission européenne Romano Prodi, elle participe avec 12 autres personnalités importantes de l'Europe à la table ronde qui a comme mission de soumettre des propositions sur le caractère social, l'identité culturelle, mais aussi sur le projet économique de la nouvelle Europe.

En décembre 2005, Dora Bakoyianni est élue « World Mayor » au concours international annuel de l'organisme « City Mayors » en recevant la majorité des votes et des commentaires positifs parmi les 550 maires du monde entier.

En 2006, 2007 et 2008, elle est classée (66e en 2006 et 67e l'année suivante) dans la liste des 100 femmes les plus puissantes de la planète, établie par la revue Forbes.

En 2008, la province du Tyrol et la ville d'Innsbruck accordent à Dora Bakoyanni la distinction « Maximilian Award - European Award for Regional Policy and Local Government ».

Toujours en 2008, elle succède à Carl Friedrich Von Weizsäcker comme membre associé étranger de l'Académie des sciences morales et politiques. Elle est installée sous la Coupole le 9 mars 2009 par François Terré[2]. Elle est la première femme à occuper un tel siège.

En 2009, elle est proclamée sénateur honoraire de l'Académie européenne des sciences et des arts à Salzbourg.

En 2010, Dora Bakoyannis est nommée chevalier de la Légion d'honneur par la République française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Grèce continentale : Guides Bleus, Hachette livre,‎ 2009, 674 p., p. 71
  2. Pierre Rousselin, « Dora Bakoyannis, une Européenne sous la Coupole », sur Le figaro

http://www.worldmayor.com/results05/worldmayor_results05.html

http://www.forbes.com/lists/2006/11/06women_The-100-Most-Powerful-Women_Rank_3.html

http://www.forbes.com/lists/2007/11/biz-07women_The-100-Most-Powerful-Women_Rank_3.html

http://www.forbes.com/lists/2008/11/biz_powerwomen08_The-100-Most-Powerful-Women_Rank_4.html

http://www.ccre.org/news_detail_en.htm?ID=1327

http://www.augsburger-allgemeine.de/kultur/Europaeischen-Akademie-Ruettgers-neuer-Ehrensenator-id5251731.html

http://www.amb-grece.fr/politique_etrangere/distinctions.htm

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]